Le mausolée de Théodoric

Mausolée de Théodoric

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Vue du mausolée.
Sarcophage en porphyre qui aurait accueilli la dépouille royale.

Le mausolée de Théodoric (en italien : mausoleo di Teodorico) est un monument historique italien

situé à environ 1 km au nord-est du centre-ville de Ravenne (Émilie-Romagne).

Ce mausolée en pierre blanche d'Istrie[1], est composé de deux niveaux décagonaux.

Son toit est un monolithe d'un diamètre de 10 mètres et d'un poids de 300 tonnes. Il fut érigé en l'an 520 par un architecte syrien,

à la demande de Théodoric le Grand, roi des Ostrogoths (474-526) fondateur en 493 du royaume ostrogoth d'Italie.

Le mausolée a accueilli la dépouille du roi à sa mort survenue en 526. Au début de la guerre gothique,

les Byzantins du général Bélisaire dispersèrent les restes du roi après la prise de Ravenne, capitale ostrogothique, en 540.

Transformé en oratoire dans les années 560, le mausolée a accueilli la dépouille du pape Victor II en 1057.

Parmi les rois « barbares » qui ont régné dans l'ancien Empire romain d'Occident entre le Ve et le VIIIe siècle,

Théodoric est le seul dont le tombeau a été préservé.

Le mausolée de Théodoric est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1996.

 

Le porphyre est une roche magmatique filonienne, qui présente des grands cristaux de feldspath noyés dans une pâte aphanitique, faisant partie du groupe des andésites se présente essentiellement sous deux grandes formes :

  • le porphyre rouge antique qui est une andésite à faciès paléovolcanique dont les feldspaths et la pâte sont colorés par de l'épidote rose (piémontite).
  • le porphyre vert antique qui est une andésite à faciès paléovolcanique à pâte vert foncé, et à de nombreux grands cristaux de labradorite pseudomorphosés par de l'épidote vert pistache.

Étymologie et symboles

Le nom de cette roche est issu de la couleur pourpre,

associée à la pourpre impériale depuis le règne de Dioclétien (Rome, IIIe siècle).

Histoire, gisements

Les fonts baptismaux de la Cathédrale de Magdebourg sont faits de porphyre rose du Gebel Abu Dokhan
(près de Hurghada, en Égypte).

Elle est d'abord utilisée par les Ptolémées, l'Égypte étant pendant longtemps la seule zone de gisement connu (au niveau du Djebel Dokhan), rapidement épuisé.

Jusqu'au XVIIIe siècle, on réutilise donc du porphyre provenant d'autres monuments, puis de nouveaux gisements sont

mis au jour en Russie et en Suède.

Aujourd'hui, les principales carrières se trouvent en Italie, dans le Trentin (1,5 million de tonnes par an), au Mexique, en Argentine et en Australie[1].

Les carrières de porphyre de Quenast, en Belgique, Brabant Wallon sont réputées. La grande résistance du porphyre a été mise à profit dans les ouvrages du plan Delta aux Pays-Bas, dans le tunnel sous la Manche, comme ballast de chemin de fer sur les lignes TGV, et comme composant résistant des routes asphaltées.

Le porphyre rose d'Algajola (Corse) est très réputé.

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