Statue de Zeus Olympie

 

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Statue chryséléphantine de Zeus à Olympie

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Statue chryséléphantine de Zeus à Olympie
Merveilles du monde
Image illustrative de l'article Statue chryséléphantine de Zeus à Olympie
Héliogravure provenant du Voyage aux sept Merveilles du Monde d'Augé de Lassus (1880)
Localisation
Coordonnées 37° 38′ 16″ Nord
21° 37′ 48″ Est
/ 37.6378, 21.6300
Pays Drapeau : Grèce Grèce
Ville Olympie
Construction
Date ca. -432
Durée environ 9 ans
Matériaux principaux or et ivoire
Constructeur Phidias
Utilité religieuse
Destruction
Date 462
Cause incendie

La statue chryséléphantine de Zeus à Olympie est une œuvre du sculpteur athénien Phidias, réalisée vers 436 av. J.-C. à Olympie. Aujourd'hui disparue, elle était considérée sous l'Antiquité comme la troisième des sept merveilles du monde.

Le terme « chryséléphantin » vient du grec chrysós (χρυσός) signifiant « or » et elephántinos (ελεφάντινος) signifiant « ivoire », désignant donc les statues réalisées à l'aide de ces deux matériaux.

Le dieu est couronné d'un rameau d'olivier. Dans la main droite, il tient une statuette de Niké, personnification de la victoire, elle-même représentée couronnée d'un bandeau et d'une guirlande. Nous ignorons ses proportions. De la main gauche, Zeus tient un sceptre richement décoré, sur lequel un aigle est perché. Le dieu est drapé dans un himation (manteau) brodé de figures animales et de fleurs, et porte des sandales. Son trône comporte une décoration à la fois sculptée, incrustée (pierres précieuses, ébène) et peinte. Quatre petites Victoires dansant couronnent les pieds du trône.

L'ensemble est réalisé selon la technique chryséléphantine : des plaques d'or (χρυσός / khrusós) et d'ivoire (ελεφάντος / elephántos) recouvrent une âme de bois et figurent respectivement, d'une part les cheveux, la barbe, les sandales et la draperie, d'autre part les parties nues (notamment la peau). Elle mesure environ 12 mètres de haut, dont 1 mètre pour la base et 2 mètres pour le piédestal. Une inscription kalos sur l'un des doigts, « Pantarkès est beau », permet de dater approximativement la statue : le dénommé Pantarkès remporte en 436 av. J.-C. l'épreuve de lutte garçons aux Jeux olympiques.

La statue jouit d'une très grande célébrité à travers l'ensemble du monde grec. Elle est incluse dans la liste des sept merveilles du monde. Par vénération pour le sculpteur, l'atelier où il sculpte le colosse avec ses élèves est conservé jusqu'au Ve siècle apr. J.-C. ; il sera retrouvé et fouillé de 1954 à 1958[4]. À la même époque, la statue est enlevée du temple et va rejoindre, à Constantinople, la prodigieuse collection de Lausos, chambellan de Théodose II, qui comprend entre autres l'Aphrodite de Cnide[5]. Elle disparaît dans un incendie en 461, en même temps que les autres statues[6]. Malheureusement, aucune copie en marbre ou en bronze n'est parvenue jusqu'à nous. En revanche, l'œuvre de Phidias a été identifiée de manière plus ou moins sûre sur une série de monnaies romaines frappées de 98 à 198 ap. J.-C.[7]

 

Postérité et influence

L'abbé Barthélémy dans Voyage du jeune Anacharsis en Grèce, vers le milieu du quatrième siècle avant l'ère vulgaire (1843), écrit que « le Jupiter d'Olympie servira toujours de modèle aux artistes qui voudront représenter dignement l'Être suprême. »

La statue est à l'origine de la représentation du Christ pantocrator de l'art byzantin. Elle a inspiré Daniel Chester French pour sa représentation d'Abraham Lincoln au Lincoln Memorial et Salvador Dalí, dans son tableau La statue de Zeus, à Olympie peint en 1954.

 

Le Christ pantocrator est un Christ en gloire, c'est-à-dire la représentation artistique de Jésus Christ dans son corps glorieux par opposition aux représentations plus humaines du Christ souffrant la Passion sur la Croix, ou celle de l'Enfant Jésus. Il s'agit d'une représentation eschatologique de Jésus-Christ lors de la seconde parousie à la fin des temps après le jugement dernier. L'adjectif, venu du grec παντοκράτωρ / pantokrátôr, signifie « tout puissant » et cette toute-puissance est exprimée par une lumière sans ombre, par le nimbe qui entoure la tête et des symboles comme les lettres grecques : α et ω (alpha et oméga).

Le Christ Pantocrator est une représentation privilégiée de l'art byzantin qui montre le Christ en buste, tenant le livre des Saintes Écritures dans la main gauche et levant la main droite dans un geste d'enseignement codifié qui invite à la vie éternelle.

Le Christ en majesté, autre forme du Christ en gloire, se distingue du Pantocrator par une représentation du corps complet du Christ, debout ou assis sur un trône au centre d'une mandorle : c'est la représentation privilégiée par l'Occident médiéval, particulièrement sur les tympans des églises romanes et gothiques.

 http://fr.wikipedia.org/wiki/Mandorle

Mandorle

Vierge en majesté dans une mandorle. Elément de retable, Albâtre sculpté, Musée national du Moyen Âge, Cluny.

Le mot mandorle vient de l’italien mandorla qui signifie amande. Il désigne une figure en forme d’ovale ou d'amande dans laquelle s’inscrivent des personnages sacrés : le plus souvent le Christ, mais aussi la Vierge Marie ou les saints.

 

Histoire

Représentation d'Othon II dans une mandorle, miniature de l'école de Reicheneau, Aix-la-Chapelle, vers 975. Cette miniature de l'Évangile est commentée par Ernst Kantorowicz dans Les Deux Corps du roi [1].

La mandorle proviendrait d’un élément d'architecture romaine qui consistait à inscrire les personnages dans un cercle. Le clipeus affichant le portrait du défunt ou une épitaphe apparaît rapidement sur les sarcophages chrétiens. Souvent l’image (clipeata) prend la forme d’une coquille.

En France, une des plus anciennes mandorles se trouve sur un sarcophage mérovingien dans la crypte de Jouarre. Au chevet du sarcophage de saint Agilbert, on trouve un tétramorphe entourant un Christ en gloire dans une mandorle. Les sculpteurs du VIIe siècle ont fixé ici l'image d'un Christ jeune, imberbe, figuration proche d'une représentation à la mode byzantine[2].

Une représentation assez ancienne se trouve dans l'église Saint-Michel de Saint-Genis en Roussillon. Installé en façade de l'église, le linteau (en marbre blanc de Céret) est une œuvre monumentale. Connu comme la plus ancienne sculpture romane datée dans la pierre (1019-1020), il représente le Christ bénissant entouré d'une mandorle perlée soutenue par de deux archanges et entourée de deux groupes de trois personnages bibliques[3].

On trouve de nombreux Christ entourés de mandorles dans les églises romanes, par exemple à Mauriac, Sainte-Trophime d'Arles ou Saint-Sernin à Toulouse.

La mandorle a été largement utilisée dans les chapiteaux de l’abbaye de Cluny II (construite de 948 à 981). Parce ce qu'elle perd à cette occasion sa symbolique pour devenir un décor géométrique positionnant un bas relief, on parle de corbeille.

On retrouve le même dispositif dans l'art iconographique byzantin orthodoxe, notamment dans l'icône de la transfiguration, celle de la descente aux limbes ou encore l'icône du Christ pantocrator (triple mandorle). Dans l'icône de la nativité, la Vierge est représentée aussi dans une mandorle qui se confond avec son lit. Par contre dans l'icône de la dormition de la Vierge, celle-ci n'est plus couchée dans une mandorle; c'est son âme que le Christ vient recueillir dans une mandorle

 http://fr.wikipedia.org/wiki/Christ_Pantocrator

Iconographie

Le Christ pantocrator est représenté adulte, barbu, avec les cheveux longs. Il tient le plus souvent un livre et esquisse un geste de bénédiction, ses deux doigts tendus symbolisant la double nature, humaine et divine, du Christ et les trois autres joints figurant la Trinité[1]. La difficulté pour les artistes de l'époque était effectivement d'arriver à représenter la nature humaine du Christ dévoilant la nature sacrée de Dieu à travers son visage.

Diffusion

La plus ancienne représentation du Christ pantocrator conservée date du VIe siècle et se trouve au monastère Sainte-Catherine du Sinaï, en Égypte. Le réalisme de la figuration surprend par rapport aux œuvres datant du Moyen Âge. Le modèle du Christ pantocrator se répand à partir du IXe siècle, et reste surtout utilisé dans l'art byzantin, que ce soit dans les décorations intérieures des édifices religieux (fresques de l'ancienne basilique Sainte-Sophie à Istanbul, de la cathédrale de Cefalù et de la Chapelle Palatine de Monreale en Sicile...) ou sur des icônes.

Cette figure du Christ Pantocrator influencera largement l'Occident chrétien qui privilégiera la représentation du Christ en pied, debout ou assis sur un trône, définissant ainsi un Christ en majesté, fréquemment représenté sur le tympan des cathédrales ou dans les arts décoratifs comme l'enluminure.

Galerie

 

 

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