Le Phénix

L'effigie du phénix figure sur les monnaies de Trajan et de Constantin Ier.

Phénix renaissant de ses cendres, enluminure du Bestiaire d'Aberdeen

L'inscription dédiée à Trajan, musée d'histoire romaine de Bucarest.

 

Colonne Trajane

Colonne de Trajan
La colonne Trajane. 
La colonne Trajane

La colonne était à l’origine couronnée d'une statue de l'empereur Trajan, revêtu d’une armure, tenant une lance et un globe[1]. Le pape Sixte Quint la fit remplacer en 1588, par une statue de bronze de saint Pierre, œuvre de Tommaso della Porta et de Leonardo Sormani [2]. Les cendres de l’empereur étaient contenues dans une urne en or, sur une banquette de marbre, dans une petite chambre du soubassement de la colonne[3]. Elles y restèrent jusqu’au Moyen Âge.

 

Description

Le fût de la colonne est constitué de 18[4] blocs colossaux de marmor lunensis, appelé aujourd'hui marbre de Carrare[5], ou bien en marbre de Paros[4], d'un diamètre de 3,70 m et pesant chacun environ 40 tonnes, évidés pour l'aménagement d'un escalier intérieur en colimaçon de 186 marches éclairé de 43 petites ouvertures rectangulaires[4]. Le fût est décoré d'une frise continue en bas-reliefs de 200 mètres de long enroulée en spirale jusqu'au sommet. À ce fût haut de 100 pieds (29,78 m) s'ajoute le piédestal et la base de la statue : l'ensemble atteint alors une hauteur de 40,50 m.

Le fût

Travaux de fortifications.

Le fût figure une colonne dorique dont le chapiteau et la base sont apparents, ainsi que les cannelures supérieures. L'ensemble est entouré d'une longue bande historiée identifiable à un immense rouleau de papyrus montant en spirale, développant en tout environ 200 mètres d'une frise de 2500 personnages en bas-reliefs disposés sur 23 spires.

Ce long bas-relief hélicoïdal fournit de précieux renseignements sur les arts, les mœurs et l'équipement militaire, tant des Romains que des Daces. Le monument est entièrement à la gloire du monarque. Les reliefs, considérés comme un des chefs-d’œuvre de la sculpture romaine, montrent un récit de 184 scènes.

Les scènes

Le récit, qui se déroule en continu, ne montre pas seulement des scènes de batailles, mais aussi des transferts et des départs de troupes, des travaux de fortifications, des conciliabules, des sacrifices, des ambassades et des soumissions. Les différents épisodes sont mis en scène avec des décors de rochers, arbres, bâtiments qui semblent bien se référer à des événements particuliers et vécus, et non à des modèles convenus, idéalisés.

La grande spirale.

Les scènes de travaux accomplis par les soldats sont particulièrement riches en détails tels que ponts, forts, camps ou vues de fleuves et de fortifications à vol d'oiseau, appartenant probablement à la tradition de la peinture romaine des vues triomphales, dont on portait les panneaux en procession lors des triomphes des généraux victorieux, dont on voulait montrer au peuple les exploits et faits de guerre les plus marquants.

Trajan lui-même est représenté 59 fois : sa présence est soulignée par la convergence de la scène et des regards tournés vers lui. Il est à la tête des colonnes, représenté de profil, le manteau au vent ; il surveille les travaux de fortifications, sacrifie aux dieux, parle à ses soldats, les réconforte, reçoit la soumission des barbares et assiste aux exécutions.

Un rythme pressant, tout en action, lie entre elles les différentes scènes dont le vrai protagoniste est la valeur, la virtus de l'armée romaine. Les épisodes dynamiques, dramatiques, pathétiques, joyeux, solennels, les cérémonies se succèdent dans une gamme de tonalités très variées et atteignent des accents d'une intensité toute spéciale dans la scène de la torture infligée par les femmes daces aux prisonniers romains aux corps nus et vigoureux, dans la présentation à Trajan des têtes tranchées des Daces, dans la fuite des Sarmates aux lourdes armures, dans la réception des ambassadeurs barbares selon de longues et fastueuses coutumes exotiques, jusqu'au souffle grandiose de la scène de soumission des Daces à la fin de la première campagne, reposant sur le contraste entre les lignes verticales et le calme solennel du groupe de Trajan assis, entouré par les officiers, avec les enseignes, et les lignes obliques de la masse confuse des Daces agenouillés, les boucliers à terre et les bras tendus, invoquant la clémence impériale.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Thraces

Thrace

Le Trésor thrace de Rogozen, conservé au musée de Sofia
Fichier:Thracian Horseman Histria Museum.jpg

 
Un trésor d'or Thrace provenant de Panagjurište, Bulgarie
 

Les Thraces constituaient un peuple indo-européen (thraco-illyrien) dont les membres partageaient un ensemble de croyances, un mode de vie et parlaient la même langue avec des variations et dialectes. Leur civilisation, encore mal connue, s'est épanouie du Ve millénaire av. J.-C. au IIIe siècle av. J.-C.[réf. nécessaire]. Leur culture, orale, faite de légendes et de mythes se différencie de celle des autres peuples de ce temps par la croyance en l'immortalité sous la forme de l'« orphisme » thrace rapporté par Hérodote. Les connaissances que nous avons de ce peuple viennent des auteurs grecs anciens.

Les Thraces vécurent sur un vaste territoire européen entre la mer Noire (le pont Euxin) à l'est, la rivière Strouma (Strymon) à l'ouest, les Carpathes septentrionales au nord (Daces), la mer Égée au sud, ainsi que dans le sud-ouest de l'Asie mineure (Phrygiens). Ils avaient leurs origines en Asie centrale (Bactres, Massagètes)[réf. nécessaire]. Ils s'étendirent au cours de l'histoire sur les régions suivantes : Roumanie, Moldavie, Bulgarie, nord-est de la Grèce, Yougoslavie, Turquie (partie européenne et Asie Mineure occidentale), Autriche, Hongrie, Allemagne, Tchécoslovaquie, Pologne, Ukraine (jusqu'au Dniepr), Volga inférieure et Tadjikistan.

 
 
Le style

 Les scènes de la colonne de Trajan constituent un récit historique qui rassemble la tradition artistique de l'art hellénistique et la solennité toute romaine de l'exaltation de l'Empire. Le réalisme domine dans la narration et l'élément symbolique unique est la personnification de l'imposant et solennel Danube barbu qui, émergeant de son lit, invite les Romains à passer. On sent encore très bien dans la représentation de l'espace et du paysage, dans les scènes d'action pleines de dynamisme, dans le naturel avec lequel s'exprime la représentation de la figure humaine, la tradition profonde du naturalisme grec.

 

 

Suite !!

 

 

 

 

 

 

 

 

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