LES IDOLES aux petits soins

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http://fr.wikipedia.org/wiki/Mus%C3%A9e_national_arch%C3%A9ologique_d'Ath%C3%A8nes

Les collections

Collection pré-mycénienne

La salle 5 du rez de chaussée abrite la collection « pré-mycénienne » :

Néolithique et âge du bronze ancien et moyen (6 800 à 1 600 avant J.C).

Les objets, organisés de façon chronologique,

proviennent d'habitats et de cimetières de Grèce continentale et des îles de l'Égée,

dont d'importantes découvertes dans l'Égée du Nord-Est[20].

La partie néolithique provient principalement de sites de Thessalie, les premières sédentarisations d'une population passant

à l'agriculture et l'élevage.

Les objets exposés sont surtout des objets de la vie quotidienne : vases, vaisselle, outils, armes et bijoux.

La présentation est chronologique afin de permettre d'appréhender les évolutions techniques, comme par exemple l'introduction

du tour de potier. On peut aussi voir quelques figurines masculines et féminines, en argile, dont le « Penseur »[20].

La partie consacrée à l'âge du bronze présente des objets caractéristiques des cultures de l'Égée du Nord-Est,

en bronze et en or provenant de Poliochni sur Lemnos, mais aussi de Troie

(offerts par Sophie Schliemann, l'épouse de Heinrich Schliemann).

Sont exposés aussi des objets retrouvés dans des tombes :

tumulus helladique ancien de Leucade, tombes de l'helladique moyen à Sesklo

et Dimini et de la poterie mynienne vernissée noire d'Orchomène en Béotie[20],[21].

Civilisation mycénienne

Les salles 3 et 4 du rez-de-chaussée, face à l'entrée, sont consacrées à la civilisation mycénienne.

La petite salle 3 contient divers objets de l'époque mycénienne,

provenant de l'Attique (Athènes, Brauron, Markopoulos et Salamine)

et de l'ensemble de la Grèce[22],[23].

La vitrine centrale de la plus grande salle (no4) abrite

les objets trouvés dans la tombe noV du cercle A de Mycènes,

dont le célèbre masque funéraire en or, que Heinrich Schliemann lors de sa découverte baptisa

« masque d'Agamemnon », remontant au XVIe siècle av. J.-C..

Martelé au repoussé à partir du visage du mort avant son enterrement,

il peut être considéré comme une sorte de portait.

La même vitrine contient un poignard en bronze damasquiné en or et argent

et représentant une scène de chasse aux félins[22],[23].

Les vitrines sur le côté exposent les autres objets trouvés dans les tombes des cercles A et B de Mycènes :

vaisselle, bijoux et armes.

Les rhytons (vases à libation en forme d'animaux), en métal précieux (or et argent)

ou en pierre (marbre, albâtre, obsidienne mais aussi cristal de roche) y sont nombreux[22],[23].

Cette salle expose aussi les coupes en or du tholos de Vapheio, près de Sparte, découvertes en 1889 ;

des tablettes inscrites en linéaire B ;

un sceau en or du trésor de Tirynthe ;

ainsi que la « Dame de Mycènes »,

un fragment de fresque considéré

comme la première représentation naturaliste en Occident (XIIIe siècle av. J.-C.)[22],[23].

Collection cycladique

La salle 6 offre une importante collection d'art cycladique,

avec ses célèbres idoles.

Elle est organisée de façon chronologique, mais aussi en fonction des provenances.

Les découvertes de Phylakopi sur Milos par la British School at Athens font l'objet d'une présentation particulière.

L'« Idole d'Amorgos » est

l'une des plus grandes jamais retrouvée :

elle mesure 1,50 m (XXVIIIe ‑ XXVIe siècle av. J.-C.).

Cette salle contient aussi les musiciens (joueur de harpe et flûte) provenant de Kéros,

des « poêles à frire »,

des vases de marbre (kandiles)

et de la céramique cycladique, ainsi que les fragments des fresques de Phylakopi[24],[25],[26].

 

classique

Les salles 14 à 28 du rez-de-chaussée sont consacrées à la sculpture de l'époque classique, en marbre et bronze.

La salle 14 accueille l'art dit sévère,

avec des sculptures provenant du temple d'Aphaïa à Égine,

ainsi que des petits bronzes du début du Ve siècle av. J.-C.[29],[30].

La statue en bronze du « dieu de l'Artémision » (vers 460 avant J. C.),

qui pourrait représenter Zeus ou Poséidon selon les interprétations

(il pourrait aussi bien brandir un foudre qu'un trident),

trouvée au fond de la mer, au large du cap Artémision (nord de l'Eubée)

et un des symboles du Musée national archéologique d'Athènes est dans la salle 15.

Cette statue, haute de 2,09 m,

est un des rares bronzes originaux du Ve siècle av. J.-C.

et pourrait être attribuée à Kalamis.

Une copie romaine de l’Apollon Omphalos,

attribué au même Kalamis, est visible à côté.

  Cette salle abrite aussi le « disque de Milos » (vers 460 avant J. C.)

et le « relief de l'Initiation » (440 - 430 avant J. C.),

provenant d'Éleusis et représentant Déméter,

en compagnie de Coré remettant les grains de blé à Triptolème[28],[29],[30],[31].

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Les salles 16 à 18 exposent des stèles funéraires, datant principalement de la fin du Ve siècle av. J.-C..

On pense que la fin des travaux de l'Acropole aurait libéré de nombreux artistes

qui se seraient alors mis au service des particuliers.

Les stèles gagnent en monumentalité avec le temps

(jusqu'au décret de 317 avant J. C. qui cherchait à en limiter la taille) et donc au fil des salles.

Les salles exposent aussi des lécythes, vases funéraires blancs,

comme le lécythe de Myrrhinè (vers 420 avant J. C.),

trouvé sous la place Syntagma

et donné au musée en 1960,

représentant Hermès psychopompe guidant Myrrhiné vers l'Achéron[29],[30],[32].

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En salle 20, on peut voir l'« Athéna du Varvakéion »,

réplique romaine de la statue chryséléphantine du Parthénon,

trouvée en 1880 près de l'école athénienne du même nom.

L'« Athéna Lenormant » est elle aussi une copie (inachevée) en marbre pentélique,

trouvée près de la Pnyx et datant probablement du Ier siècle.

 

Dans la salle suivante, on trouve le « Jockey de l’Artémision » (vers 140 avant J. C.),

retrouvé dans les années 1920, en morceaux épars

dans une épave au large du cap Artémision (Eubée).

Il a été en partie restauré (ventre et queue du cheval).

Une Niké, une couronne dans les mains, est gravée sur la cuisse droite du cheval.

On peut aussi voir dans cette salle la copie romaine du diadumène de Polyclète (Ier siècle).

Des éléments de décoration du temple d'Asklépios à Épidaure,

dont une « Victoire ailée », acrotère central du fronton,

sont en salle 22[29],[30],[31],[33].

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Sculpture hellénistique et romaine

Les sculptures hellénistiques sont rassemblées dans les salles 29 et 30 du rez-de-chaussée.

On y trouve ainsi des statues monumentales de Thémis ou de Poséidon (130 avant J. C.).

Le célèbre groupe d’Aphrodite et Pan (vers 100 avant J. C.), en marbre de Paros, provenant de Délos,

où la mythologie le dispute à l'érotisme est visible en salle 30[29],[34],[35].

Les sculptures romaines quant à elles se trouvent en salles 31 à 33 du rez-de-chaussée.

On peut y voir des portraits impériaux, ainsi qu'une partie d'une statue équestre d'Auguste, en bronze.

La salle 31A abrite toute

une collection de poteaux hermaïques ainsi que des bustes d'éphèbes et de cosmètes (qui supervisaient l'entraînement des éphèbes dans les gymnases) provenant du gymnase de « Diogène » à Athènes[29],[34].

Petits bronzes

Les salles 36 à 39 du rez-de-chaussée sont consacrées aux petits objets de bronze, dont une bonne partie provient de la

« collection Karapanos », fruit des fouilles faites par ce dernier à Dodone en 1875-1877.

La salle 36 propose des objets de l'époque géométrique :

figurines animales et humaines, des bijoux placés dans une tombe reconstituée et des chaudrons (IXe siècle av. J.-C.).

 Des tablettes votives

et des masques provenant du sanctuaire de Zeus

à Dodone s'y trouvent aussi,

à côté de statuettes des VIe et Ve siècles av. J.-C. :

un Zeus brandissant son foudre, un cavalier (identifié comme un des Dioscures)

formant une paire avec une statuette similaire au Louvre, un joueur de flûte

et une divinité féminine (peut-être Aphrodite).

Le sanctuaire d'Olympie a fourni la majorité des objets de la salle 37 :

des panneaux (vers 600 avant J. C.) avec des aigles, des griffons,

Héraclès tirant sur un centaure et une « maîtresse des animaux »,

des armes et armures et une tête de Zeus (vers 520-510 avant J. C.).

La salle 38 abrite

les découvertes faites sur l'Acropole dont une Athéna Promachos du début du Ve siècle av. J.-C.

ou des créatures mythologiques.

On peut aussi y voir la « machine d'Anticythère » (vers 80 avant J. C.)

retrouvée au large de cette île avec d'autres objets exposés dans la même salle.

C'est le plus ancien mécanisme à engrenages connu.

De nombreuses interprétations ont été proposées. Le musée considère qu'il s'agit d'un instrument de navigation.

Une reconstitution moderne est proposée à côté.

La salle 39 expose la reconstitution, autour des fragments d'origine, d'un harnachement et d'un char[31],[36],[37].

La statue hellénistique dite « dame de Kalymnos », jusque-là exposée en salle 39,

est retournée sur l'île où elle avait été découverte en 1994

et est la pièce principale du musée local[38].

 Suite !!


 

 

 

 

 

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