APARITION DE LA MONNAIE DE LYDIE DE Crésus !

 

À partir du VIIe siècle, la plupart des cités grecques sont confrontées à une crise politique.

Le commerce se développe, notamment avec l'apparition de la monnaie au VIe siècle,

en provenance de la Lydie de Crésus, en contact avec les cités grecques avant la défaite de -546 face au perse Cyrus.

Ce développement extraordinaire du commerce méditerranéen a deux conséquences :

Paupérisation rurale

Tétradrachme d'Athènes, Ve siècle av. J.-C., Musée de l'Agora antique d'Athènes

 

D'une part les agriculteurs grecs sont peu compétitifs face à la concurrence de plus en plus vive des terres fertiles de la Grande Grèce récemment colonisée.

De plus en plus de paysans, incapables d'écouler suffisamment leur production, sont condamnés à se vendre comme esclaves pour faire face à leurs dettes.

Cette main-d'œuvre servile est utilisée par les urbains et vient donc elle-même concurrencer les petits artisans indépendants.

Ces sujets peu fortunés, sur lesquels repose une part croissante de l'économie, viennent grossir le rang des chômeurs et manifestent leur mécontentement.

 

Crésus sur le bûcher, amphore à figures rouges, v. 500-490 av. J.-C., musée du Louvre (G 197)

Les sables aurifères de la rivière Pactole lui assurèrent une fortune colossale, laquelle lui permit de bâtir sa légende

par des offrandes généreuses aux temples grecs.

Il fit en particulier reconstruire le temple d'Artémis à Éphèse,

l'une des sept merveilles du monde antique.

Il fit porter au sanctuaire de Delphes une quantité inimaginable d'offrandes :

d'après Hérodote, il offrit trois mille têtes de bétail, des lits recouverts de lames d'or,

des coupes d'or,

des vêtements teints de pourpre,

cent briques en or pur, deux grands bassins pour mélanger l'eau et le vin, en argent et en or,

quarante barils d'argent, une statue de sa boulangère également en or, les bijoux de son épouse

et enfin un lion tout en or.

Ce lion fit longtemps l'admiration des visiteurs à Delphes.

Lors d'un incendie, il perdit la moitié de son poids.

Le reste encore respectable fut placé dans le Trésor des Lacédémoniens.

Le règne de Crésus termine la dynastie des Mermnades fondée par Gygès en -687.

Son nom est resté dans le langage courant avec l'expression « riche comme Crésus ».

Dernier roi de Lydie, de la lignée des Mermnades, il est célèbre par ses richesses

et partagea son règne entre les plaisirs, la guerre et les arts.

Il conquit la Pamphylie, la Mysie et la Phrygie jusqu'à l'Halys.

Sa cour à Sardes était le rendez-vous des philosophes et des gens de lettres : Solon étant venu l'y visiter,

Crésus lui montra avec orgueil ses trésors, ses palais, croyant éblouir le philosophe et vantant son bonheur ; mais Solon se contenta de lui dire :

« N'appelons personne heureux avant sa mort. »

En effet, Crésus ne jouit pas longtemps de son bonheur : Atys, son unique fils, fut victime d'un accident de chasse, tué par la javeline du Phrygien Adraste ; s'étant allié aux Égyptiens contre Cyrus, il perdit son empire. La légende prétend qu'avant d'entrer en guerre,

il consulta l'oracle de Delphes qui lui prédit qu'en rentrant en guerre, il détruirait un vaste empire.

L'oracle n'avait pas dit qu'il s'agissait du sien. Il fut battu à la bataille de Thymbrée, puis assiégé dans Sardes

. La ville fut prise d'assaut (-548), et Crésus fait prisonnier. Il fut conduit devant Cyrus, qui fit élever un bûcher pour l'y brûler.

Alors, reconnaissant la vérité de ce que Solon lui avait dit, il s'écria : « Ô Solon, Solon ! ». Cette parole, remarquée par Cyrus, lui sauva la vie : dès qu'il eut expliqué au vainqueur ce qui le faisait parler ainsi, Cyrus, frappé de l'instabilité des choses humaines, le fit retirer du bûcher. Il le garda auprès de lui et l'honora même de sa confiance.

Le Pactole[1] était un fleuve, qui, d'après plusieurs légendes grecques, charriait des paillettes d'or. C'était un petit affluent de la rive gauche de l'Hermos dans le royaume de Lydie, au cœur de sa région la plus fertile, région dont la richesse en or est proverbiale, mais qui est très sujette aux secousses telluriques[2], dans l'actuelle Turquie. Ce n'est plus aujourd'hui qu'un torrent appelé Sart Çayı[3].

Plutarque (46-125) précise que le fleuve s'est appelé Chrysorrhoas[4],[5] (en grec : Χρυσορρόας, qui charrie de l'or).

D'après lui le fleuve prend ensuite le nom d'un fils de Iolis et de Leucothée appelé Pactole qui se jette dans le fleuve après avoir abusé de sa sœur sans la reconnaitre[6].

Légende

La Lydie avait pour roi le célèbre Crésus. Sa puissance et sa richesse, réputées considérables,

lui venaient des sables aurifères du fleuve et lui doivent d'avoir été immortalisé dans l'expression : « riche comme Crésus. »

Midas était le roi de Phrygie, royaume d'Asie mineure entre la Lydie et la Cappadoce.

Une histoire raconte l'aventure arrivée à un vieil ivrogne, Silène. Celui-ci, suivant une procession en l'honneur du Dieu de la fête et de l'alcool Dionysos, s'est perdu près du palais royal.

Midas et ses gardes l'ont retrouvé assoupi et le roi lui offrit de rester quelques jours au palais avant de le rendre à Dionysos.

Le dieu récompensa le roi en lui accordant un souhait.

Midas demanda que tout ce qu'il touche se transforme en or (voir la légende de Midas).

Incapable de manger et de boire, il supplie le dieu de reprendre son présent.

Dionysos lui ordonne alors de se laver les mains dans les eaux du Pactole, dont le sable se change en or.

Cette légende explique le caractère aurifère du Pactole, auquel la Phrygie doit une bonne partie de son empire.

Les ressources du Pactole étaient déjà épuisées avant le Ier siècle selon le témoignage du géographe grec Strabon[9] (57 av. J.-C.-entre 21 et 25 ap. J.-C.).

 


http://fr.wikipedia.org/wiki/Monnaie

 

Fichier:Jacques-Louis David 014.jpg

 

Le sacre de Napoléon Bonaparte consacre le Franc or

Le sacre de Napoléon Bonaparte consacre le Franc or.

Bonaparte puis Napoléon refondent entièrement

le système monétaire français en créant une nouvelle 

le Franc Germinal et une banque d’émission, la Banque de France le 18 janvier1800 ; celle-ci obtient divers privilèges en 1803.

Le billet, convertible en or, est désormais installé pour longtemps en France, d’autant qu’en dépit de l’état de guerre permanent sous l’Empire, le billet reste constamment et effectivement convertible

(ce qui ne sera pas le cas chez son principal adversaire, l'Angleterre).

Les deux siècles qui suivront verront la généralisation des billets avec une double évolution :

  • La démonétisation de l’or et de l’argent pour la circulation privée puis comme instrument de réserve mondial. Les billets cessent d’être convertibles et sont seuls l’ultime forme de liquidité. La Première Guerre mondiale jouera le rôle principal dans cette évolution.
  • La monopolisation de l’émission des billets dans des banques centrales à capitaux exclusivement publics mais devenues largement indépendantes des États.

Suite !!

 

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