LES ZUNNIS - CHAMANISME- KOKOPELLI !! JOUEUR DE FLÛTE !!

 

Mosaïque de Tusculum représentant le combat entre Dionysos et les Indiens, œuvre romaine, première moitié du IVe siècle

Les Dionysiaques (en grec ancien Διονυσιακά / Dionysiaká) de l’Égyptien Nonnos

Les Indiens zuñi sont l'une des tribus qui occupaient autrefois le Nouveau-Mexique et l’Arizona. Ils vivent aujourd'hui sur une réserve indienne, Zuni Indian Reservation, 56 km au sud de Gallup (Nouveau-Mexique) sur leurs terres ancestrales.

Histoire

On dit que les Indiens zuñi proviennent d'un peuple qui vivait au même endroit il y a plus de 1000 ans, avant la venue des Européens. Ce peuple, les Anasazi, était une grande société qui détenait de larges territoires et de nombreuses richesses, et rassemblait des civilisations et des cultures distinctes. Les Zuñi seraient les descendants directs des Anasazi.

Les Indiens zuñi réussissent à rester peu influencés par l'extérieur. Ils revendiquent depuis toujours le même territoire, sur lequel ils vivent depuis très longtemps. Ce territoire est à peu près de la taille de l'État de Rhode Island.

Ils vivent principalement dans le pueblo Zuñi au Nouveau-Mexique. Quant à ceux qui vivent hors de la ville, sur l'ensemble du territoire, ils sont peu nombreux et sont éloignés les uns des autres.

Ils savent se protéger en ne prenant pas parti aux problèmes qui ne les concernaient pas.

Grâce à cette neutralité dans les guerres et les conflits, ils restent autonomes

et résistent aux changements qui s’opèrent autour d'eux.

Háwikuh est le premier pueblo Zuñi découvert par les conquistadores en 1539. Sur leur territoire se trouve de nombreux vestiges de pueblos datant d'il y a 600 ou 700 ans.

Théologie "indienne" : Choctaw et Zuñi

L'existence des Espagnols ne désarçonne guère les Zuñis, déroutés toutefois par leur comportement.

Chez les Zuñis, dont les textes fondateurs sont aussi minutieusement annotés que la Bible,

l'humanité tout entière descendrait d'une petit groupe apparu

dans un monde souterrain, une sorte d'univers matriciel confiné et sombre.

S'apitoyant sur le sort de ces âmes égarées,

le Soleil leur donnerait du maïs pour se sustenter avant de les disséminer un peu partout sur la terre.

 Dans de telles conditions, la rencontre avec les Espagnols fait figure à leurs yeux

de retrouvailles de cousins longtemps perdus de vue...

Langue

Plusieurs anthropologues établissent un lien entre les Indiens zuñi et les autres tribus pueblos dispersées dans toute la région du Sud-Ouest (du continent américain).

En tout cas, ils sont aujourd'hui uniques car leur langue n'est parlée que par eux et ne ressemble pas aux langues des tribus voisines.

Vie quotidienne

Les Zuñi, tout comme dans le passé, sont profondément religieux.

Leur religion n'est pas celle des autres tribus :

ils pensent que leurs dieux résident dans les lacs du Nouveau-Mexique et de l'Arizona.

Les chefs et les chamans durant les fêtes religieuses, exécutent deux types différents de cérémonies.

Pendant que les chefs, masqués, font des représentations accompagnées de musiques et de danses,

les chamanes prient les dieux pour une terre fertile et des pluies abondantes.

Les chamanes jouent un rôle important dans la communauté.

Ils sont consultés pour des conseils, mais aussi pour des guérisons.

Il existe différents niveaux de savoir-faire entre les chamanes,

le but étant d'être au plus haut niveau afin de participer à tous les aspects de la vie de la tribu.

S'il n'est pas rare de trouver la religion en bonne place dans les tribus indiennes,

ça l'est beaucoup plus de voir les femmes jouer un rôle important.

Elles sont considérées comme la vie de la tribu.

 Les hommes chassent, construisent, pourvoient aux besoins de première nécessité, mais le tout appartient aux femmes.

Ce sont elles qui commercent et qui s'occupent des finances.

Les Indiens zuñi forment une tribu mystérieuse. Leur culture, leur langue et leur ville sont isolées.

Mais ils font partie des tribus chanceuses qui ont su résister à la fois aux immigrants européens,

à la guerre américano-mexicaine et aux durs traitements qu'ils ont endurés.

 

Les Anasazis sont des Amérindiens du Grand Sud-Ouest de l’Amérique du Nord.

Ils étaient répartis en plusieurs groupes dans les États actuels du Colorado, de l’Utah, de l’Arizona et du Nouveau-Mexique.

Leur civilisation est remarquable pour plusieurs raisons.

Elle a laissé de nombreux vestiges monumentaux et culturels sur plusieurs sites, dont deux sont classés sur la liste du patrimoine mondial établie par l'UNESCO.

Ensuite, les vestiges retrouvés par les archéologues témoignent

d'une maîtrise des techniques de la céramique, du tissage et de l'irrigation.

Enfin, les Anasazis savaient observer le soleil et dessinaient des symboles restés mystérieux dans le désert[1].

Aujourd'hui, les descendants des Anasazis, les Zuñis et les Hopis de l’Arizona et du Nouveau-Mexique

perpétuent leur culture.

 

 

Le mot « anasazi »

On ignore, faute de textes anciens, par quel nom les Anasazis se désignaient eux-mêmes.

Cette civilisation ayant disparu avant l'arrivée des Européens en Amérique, on utilise depuis les années 1950 le mot « Anasazi », signifiant « les anciens[2] » ou « anciens ennemis » en langue Navajo pour désigner toutes les cultures vivant dans les Pueblos.

Quand le mot « Anasazi » a été inventé par Richard Wetherill[3], la signification « ancien ennemi » n'était apparemment pas connue.

Quant aux Pueblos historiques, leur nom vient du mot espagnol « village », car les conquistadores avaient été frappés par l'architecture de leurs communautés.

Les Américains utilisent aujourd'hui de plus en plus l'expression Ancient Pueblos[4].

Les Indiens Hopis utilisent le mot « Hisatsinom » signifiant simplement « anciens habitants » dans leur propre langue[3],

plutôt que celui d'Anasazi, jugé trop péjoratif pour désigner leurs propres ancêtres.

Enfin, il ne faut pas confondre la culture « anasazi » et les cultures semblables qui ont évolué dans la même région :

les Hohokams, les Mogollons et les Patayans, des peuplades ayant disparu avant le XVIe siècle.

Sources

On dispose de plusieurs types de sources pour reconstituer la civilisation des Anasazis :

  • Les récits traditionnels des pueblos amérindiens, qui se transmettent oralement depuis des générations. L'artisanat et les croyances des descendants des Anasazis permettent de formuler un certain nombre d'hypothèses sérieuses.
  • Les témoignages des conquistadores espagnols qui explorèrent la région à partir du XVIe siècle. La plus importante de ces expéditions fut celle de Francisco Vásquez de Coronado qui était parti chercher les « cités d'or » de Quivira et Cíbola[3]. Les chroniques et les lettres envoyées par les explorateurs sont une source précieuse d'informations, à condition de les prendre avec précaution. À la fin du XIXe siècle, le fermier Charley Mason et les frères Wetherill découvrirent les principaux sites anasazis[3].
  • Les fouilles archéologiques commencèrent vraiment avec le Suédois Gustaf Nordenskiöld (1868-1895)[5]. Le climat aride de la région a permis la bonne conservation de milliers d'objets faits de fibres végétales : atlatl en bois, flèches en roseau, tissus en coton, ou animales : tendons, cuirs. De même, le milieu sec a préservé plusieurs squelettes qui ont été étudiés par les anthropologues, et qui donnent des renseignements sur la santé, l'alimentation et la morphologie des Anasazis.

Chronologie

La région des cultures anasazi, hohokam et mogollon

Contexte général

D'après les dernières théories formulées par les chercheurs, le peuplement du continent américain remonte à au moins 20 000 années. Les Paléoindiens se sont sédentarisés dans le Sud-Ouest de l'Amérique du Nord il y a environ 12 000 ans. Les préhistoriens ont exhumé les outils lithiques de cette population sur le célèbre site de Clovis. Elle chassait de grands animaux qui se sont éteints rapidement (mammouths…). Après la dernière glaciation (glaciation du Wisconsin), le climat est devenu plus chaud et sec. En Amérique centrale, les Olmèques pratiquaient la culture du maïs dès le IIe millénaire av. J.-C. Ils ont été par la suite supplantés par la civilisation de Teotihuacán alors que se succédaient, dans le reste du Mexique, les Zapotèques (Oaxaca) et enfin les Aztèques, contemporains de l'apogée de la culture anasazie. Avec l'arrivée des conquistadores espagnols au XVIe siècle, les cultures amérindiennes ont connu des mutations radicales. Les grands empires se sont éteints, alors que les Indiens pueblos avaient déjà remplacé les Anasazis.

Les historiens ignorent s'il existait un clergé structuré. On sait que certains personnages recherchaient occasionnellement à provoquer des visions en consommant des plantes hallucinogènes. Des graines de datura ont été retrouvées à Mesa Verde : cette plante toxique provoque des hallucinations.

Les cérémonies se pratiquaient sur des autels, dont on a conservé quelques exemplaires en bois peint[9]. Les fouilles ont aussi collecté des bâtons de prière en bois qui étaient offerts aux « esprits ». Le Chaco Canyon semble pour certains historiens, avoir été un grand centre de pèlerinage pour les populations des alentours[10].

Kiva anasazie, Bandelier National Park, Nouveau-Mexique

Les anciens Anasazis rendaient un culte au dieu Kokopelli ainsi qu'aux kachinas, des esprits invisibles. Il existait des cérémonies collectives destinées à invoquer les esprits afin qu'ils protègent la communauté. Elles étaient organisées dans les kivas. La religion des Anasazis se rapprochait de l'animisme : on a retrouvé les ossements d'un perroquet ara enterré de façon rituelle à Salmon Ruin, dans le Nouveau-Mexique[11].

Les kivas étaient des chambres rituelles circulaires creusées dans le sol et recouvertes d'un toit : édifice en partie souterrain, on y descendait par une petite échelle pour pratiquer le culte ou réunir le conseil du village. Un foyer était aménagé au centre et la fumée s'échappait par un conduit de ventilation, doté d'un déflecteur. Les plus grandes pouvaient accueillir plusieurs centaines de personnes qui pouvaient s'asseoir sur des banquettes en pierre. Les grandes kivas de Chaco Canyon avaient un diamètre de dix-huit mètres, et étaient subdivisées selon des points cardinaux. Des fêtes religieuses liées aux cycles agricoles devaient être célébrées dans ces kivas, exclusivement par les hommes.

 

Ara
Ara chloroptère (Ara chloroptera)
Ara chloroptère (Ara chloroptera)

 

 

 

 

 

 

 

 

Kokopelli est un personnage mythique souvent représenté comme un joueur de flûte bossu, issu des anciennes croyances amérindiennes du Sud-Ouest des États-Unis, il a plus de 3000 ans. Kokopelli était une image de la mythologie des Indiens Anasazi, symbole de fertilité, de joie, de fête, de longue vie. C’est aussi un ménestrel, un esprit de la musique, un conteur, un voyageur de commerce, un faiseur de pluie, un guérisseur, un professeur, un magicien farceur, un séducteur, un fertilisateur (il a d’ailleurs aussi comme autres noms "le Casanova Anasazi" ou "Cassanova of the Cliff Dwellers" car il est parfois représenté avec un attribut mâle d’une taille exagérée). Kokopelli possède la sagesse de l’âge. Ce voyageur joyeux a une leçon pour chacun. Sa plus grande leçon semble être de nous montrer que nous ne devrions pas prendre la vie trop au sérieux. Il est plus particulièrement présent dans le pays du « Four corners », haut plateau à cheval sur quatre états (Nouveau-Mexique, Colorado, Utah et Arizona) dont l’intersection se trouve sur la réserve des indiens Navajos. Néanmoins des peintures rupestres le représentant ont été trouvées du Pérou au Canada.

Kokopelli

Kokopelli est un personnage mythique souvent représenté comme un joueur de flûte bossu, issu

 

suite !!

 

 

 

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