Mont Sinaï, MONASTERE ORTHODOXE MONT SAINTE-CATHERINE

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 Monastère Sainte-Catherine du Sinaï

Le monastère Sainte-Catherine du Sinaï est un important monastère orthodoxe situé sur les pentes du mont Sainte-Catherine, dans le Sud de la péninsule du Sinaï, en Égypte. C'est l'un des plus anciens monastères au monde encore en activité. Il constitue à lui seul l'essentiel du territoire de l'Église orthodoxe du Sinaï.

Il compte une vingtaine de moines, d'origine grecque pour l'essentiel.

Le monastère Sainte-Catherine du Sinaï est inscrit sur la liste du Patrimoine mondial de l'humanité établie par l'Unesco depuis 2002.

 

Situé au pied du mont Sinaï, le monastère fut construit sur ordre de l'empereur Justinien entre 527 et 565 autour du « Buisson ardent » mentionné dans la Bible (livre de l'Exode, chapitre 3). L'arbuste qui y est présenté comme tel est une ronce commune (appelé aussi « mûrier sauvage »).
Cependant, l'activité monastique semble avoir débuté très tôt, puisque le voyage d'Égérie à la fin du IVe siècle relate la présence dès cette époque de nombreux moines dans les environs, un siècle après l'arrivée des premiers chrétiens fuyant les persécutions[1]. Saint Jean Climaque est le plus célèbre moine ayant vécu dans ce monastère. Anastase le Sinaïte en fut higoumène dans la deuxième moitié du VIIe siècle.

Le Sinaï fut conquis dans les années 630 par les armées arabes de Amr ibn al-As, conquête accompagnée de l'installation de tribus venues d'Arabie. Le Sinaï est ainsi devenu au prix de violences et de conversions une terre profondément arabe et musulmane, entraînant une disparition de la présence chrétienne dans la région. L'exception demeura le monastère de Sainte-Catherine qui jusqu'à nos jours n'a cessé d'être le véritable foyer du christianisme au Sinaï entretenant une communauté d'une vingtaine de moines (deux cents au Moyen Âge).

Au cœur de ce monastère fortifié, de rite byzantin et dépendant à l'époque médiévale du patriarcat de Jérusalem, se trouve l'église de la Transfiguration avec sa célèbre mosaïque. Elle fut construite à l'époque de l'empereur Justinien à l'emplacement supposé du Buisson ardent. D'abord dédié à la Vierge Marie, le monastère fut par la suite consacré à sainte Catherine d'Alexandrie, sans doute au IXe siècle siècle, époque où l'on découvrit le corps de la sainte. Celui-ci reposait, selon la tradition, sur la montagne voisine; il y aurait été miraculeusement transporté par les anges et un ermite l'y aurait découvert. La dévotion à sainte Catherine connut un réel engouement en Occident, sous l'impulsion notamment des ducs de Normandie, ce qui entraîna, à partir de la fin du Xe siècle siècle, un renouveau des pèlerinages occidentaux au Sinaï. Les pèlerins effectuaient généralement ce pèlerinage en se rendant à Jérusalem. Leur séjour au monastère était limité à trois ou quatre jours, durée pendant laquelle les moines leur offraient l'hospitalité, comme en témoignent encore les blasons gravés dans le réfectoire du monastère par les nobles pèlerins de passage[2].

Patrimoine artistique

 

Patrimoine artistique

La bibliothèque du monastère est, pour ses manuscrits anciens, la seconde plus riche au monde après la bibliothèque Vaticane. Elle conserve plus de 3 500 volumes en grec, copte, arabe, arménien, hébreu, georgien, syriaque. Parmi ceux-ci figure une bible du VIe siècle.

Le monastère possède une très importante collection de mosaïques, icônes grecques et russes, calices et reliquaires.

La mosaïque de la Transfiguration, à l'abside de l'église, est une des plus remarquables mosaïques byzantines, à l'égal de celles de Ravenne et de Constantinople.

Mosaïque de la Transfiguration

Illustrations

 Le mont Sinaï (arabe : جبل موسى) ou Djebel Moussa (« montagne de Moïse ») est une montagne d’Égypte du massif du Sinaï haute de 2 285 mètres[1].

Un monastère orthodoxe est construit au pied du mont Sinaï au VIe siècle sur ordre de l’empereur romain Justinien. Il prendra le nom de monastère Sainte-Catherine du Sinaï au XIIIe siècle. Cependant, l’activité monastique semble y avoir débuté très tôt puisque, faisant suite à l’arrivée des premiers chrétiens fuyant les persécutions dès le IIIe siècle, le Voyage d’Égérie à la fin du VIe siècle relate la présence de nombreux moines dans les environs à cette époque. Un autre monastère grec orthodoxe fut rebâtit en 1934 sur les ruines d’une église du XVIe siècle ; cette ancienne église était supposée renfermer le rocher dans lequel les Tables de la Loi furent gravées.

Le mont est surtout célèbre dans la tradition biblique pour avoir été le lieu où Moïse reçut les Dix Commandements (ou Dix Paroles) (Exode 3 et 19). Plusieurs autres localisations de cet épisode ont été proposées (Voir Har Karkom et Sinaï (Bible)) et son emplacement réel n'est toujours pas connu avec certitude.

Deux chemins principaux mènent au sommet ; la plus longue et la moins escarpée s’appelle Siket El Bashait, il faut environ deux heures et demi à pied pour la gravir mais elle est accessible aux chameaux ; l’autre route appelée Siket Sayidna Musa passe dans le ravin derrière le monastère et est surnommée la route aux 3 750 « pas de la pénitence »[2].

 

Le mont Sinaï dans la culture et la religion

Moïse brisant les Tables de la Loi, sur le mont Sinaï par Rembrandt (1659).

Le mont Sinaï, جبل موسى, Djebel Moussa : « montagne de Moïse » en arabe, הר סיני, Har Sinai en hébreu, également connu sous le nom de mont Horeb, mont Musa, ou Gabal Musa en égyptien est un lieu saint qui prend une place importante dans les religions monothéistes méditerranéennes.

C’est là que dans la religion hébraïque, Moïse, après avoir libéré le peuple hébreu d’Égypte et avoir traversé la mer Rouge qui se referma ensuite sur l’armée égyptienne, reçut de Yahweh le décalogue (Les Dix commandements) également appelé les Tables de la Loi. Cependant, lorsque Moïse redescendit du mont Sinaï, il vit les hébreux, sous la conduite de son frère Aaron, adorer un veau d’or ; prit de colère, il brisa les Tables de la Loi sur un rocher et dut retourner au sommet du mont Sinaï pour regraver les tables afin de conclure le pacte d’alliance entre le peuple israélite et Dieu[3]. Cet épisode de l’Ancien Testament s’accompagne d’images symboliques fortes visant à montrer la toute-puissance du Créateur telles que le tonnerre et les éclairs, les flammes, et une épaisse fumée recouvrant la montagne.

La bible cite également cet épisode de l’Exode du peuple hébreu vers Canaan, mais il est cependant fait référence au mont Horeb qui serait selon l’avis d’experts en théologie une autre appellation du mont Sinaï.

Le Coran y fait également référence sans pour autant qu’il n’y ait de trace écrite absolument explicite, cependant il y est fait référence des différents commandements indépendamment les uns des autres et du choix de Moïse par le Dieu des Chrétiens et des Juifs[4].

Les israélites considéraient déjà le Sinaï comme une terre sainte[5], mais des peuplades sémitiques présentes bien avant les hébreux et les égyptiens vénéraient déjà les divinités présentes dans ces montagnes.

Dans la littérature rabbinique classique, le mont Sinaï est devenu synonyme de sainteté ; en effet il est dit que : « Lorsque le messie des juifs viendra, Dieu joindra les monts Sinaï, Tabor et Carmel ensemble et rebâtira le Temple de Jérusalem[6] ».

 

Les deux énoncés des Dix Commandements

Ces instructions sont données deux fois dans le Pentateuque, dans le livre de l'Exode (20, 2-17), et dans le Deutéronome (5, 6-21). De petites divergences existent entre ces deux textes.

Le texte de l'Exode 20, 2-17 est, selon la traduction de Louis Segond, le suivant :

20.2

Je suis l'Éternel (YHWH), ton Elohim, qui t'ai fait sortir du pays

d'Égypte, de la maison de servitude.

20.3 Tu n'auras pas d'autres dieux devant Ma Face.
20.4 Tu ne te feras point d'image taillée, ni de représentation quelconque des choses qui sont en haut dans les cieux, qui sont en bas sur la terre, et qui sont dans les eaux plus bas que la terre.
20.5 Tu ne te prosterneras point devant elles, et tu ne les serviras point ; car moi, l'Éternel, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux, qui punis l'iniquité des pères sur les enfants jusqu'à la troisième et la quatrième génération de ceux qui me haïssent.
20.6 et qui fais miséricorde jusqu'en mille générations à ceux qui m'aiment et qui gardent mes commandements.
20.7 Tu ne prendras point le nom de Yahweh, ton Dieu, en vain ; car l'Éternel ne laissera point impuni celui qui prendra son nom en vain.
20.8 Souviens-toi du jour du repos, pour le sanctifier.
20.9 Tu travailleras six jours, et tu feras tout ton ouvrage.
20.10 Mais le septième jour est le jour du repos de l'Éternel, ton Dieu : tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton bétail, ni l'étranger qui est dans tes portes.
20.11 Car en six jours l'Éternel a fait les cieux, la terre et la mer, et tout ce qui y est contenu, et il s'est reposé le septième jour : C'est pourquoi Yahweh a béni le jour du repos et l'a sanctifié.
20.12 Honore ton père et ta mère, afin que tes jours se prolongent dans le pays que l'Éternel, ton Dieu, te donne.
20.13 Tu ne tueras point.
20.14 Tu ne commettras point d'adultère.
20.15 Tu ne déroberas point.
20.16 Tu ne porteras point de faux témoignage contre ton prochain.
20.17 Tu ne convoiteras point la maison de ton prochain ; tu ne convoiteras point la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne, ni aucune chose qui appartienne à ton prochain.

 

Le second énoncé en Deutéronome 5, 6-17, est presque identique. Une différence bien connue concerne le 4e Commandement. Dans l'Exode, il est écrit "souviens-toi (zakhor) du jour du shabbat" et dans le Deutéronome "observe", ou "garde" (chamor) le jour du shabbat". La tradition, rappelée à chaque entrée de shabbat, à l'office du vendredi soir, dans le Lekha Dodi, veut que les deux mots ont été prononcés en même temps.

On remarque que sept commandements sur dix commencent par la négation "Lo", ne pas. Seuls les Premier ( Je suis YHWH), Quatrième (Souviens-toi du Shabbat) et Cinquième (Honore ton père et ta Mère) sont positifs.

 

 

Suite !!

 

 

 

 

 

 

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