Croix et Svastika

http://fr.wikipedia.org/wiki/Religion_minoenne

Pour les autres symboles sacrés, on trouve des pièces d'armure défensive : boucliers et casques étaient considérés comme des symboles de la déesse, ou comme sa manifestation sous sa forme guerrière[36] Une autre symbole est la croix et ses variantes (étoile, svastika, roue).

On trouve souvent la croix sur les sceaux et parfois sous la forme d'un X entre les cornes d'un taureau[39].

Religion minoenne

Fidèles apportant des offrandes, sarcophage d'Aghia Triada, époque néopalatiale, musée archéologique d'Héraklion

La religion minoenne correspond aux cultes pratiqués en Crète, par la civilisation minoenne. La religion minoenne est une religion tournée vers la nature et le culte de la végétation. Cela se remarque particulièrement au travers de dieux et de déesses qui meurent et renaissent chaque année, et par l'utilisation de symboles tels que le taureau (ou les cornes de taureau), le serpent, les colombes. La religion minoenne, bien qu'elle disparaisse avec l'arrivée des Achéens puis des Doriens en Grèce puis en Crète a néanmoins laissé sa trace dans les mythes et le panthéon de la Grèce classique.

On trouve des informations sur les cornes sacrés sur des bijoux gravés, des vases et des murs peints. Une pyxide en stéatite provenant de Knossos montre une paire de cornes posée sur un autel en pierre de taille. Très souvent, on trouve un objet entre les cornes. Une seule fois, sur un pithos de la Grotte de Psychro,

Bouclier de bronze de la période géométrique. Zeus (au centre) est entouré des Courètes jouant du tambour
suivantes[N 13]. À la période protoplatiale, la religion continue d'être axée sur les femmes. Les représentations mettant en valeur les éléments de la fécondité se font plus rares. L'importance est données à présent à des tenues vestimentaires rituelles, qui constituent la nouvelle tendance dans la représentation féminine. Pour Vassilaki, ces nouvelles conventions iconographiques peuvent s'expliquer par la volonté d'un équilibre symbolique du pouvoir entre les deux sexes[64].
Au début du protopalatial, apparaissent également des statuettes très caractéristiques dites en « clochette de mouton ». Ce sont de petites statues en terre cuite, en forme de cloche et avec un anneau de suspension, deux projections en forme de cornes, et des fentes à la place des yeux. Elles seraient des cloches votives, comme des modèles réduits de robes sacrées ou des imitations de masques portés par les prêtres ou les adorants. Cette interprétation est fondée sur des statuettes peintes distinctement avec des traits humains : yeux, nez et bouche[65].

Les divinités étaient représentées par des statuettes de petites dimensions. Rares sont les statuettes de grandes dimensions, plus rares encore les statues cultuelles grandeur nature[66]. Une nouvelle tendance apparaît dans les années postpalatiales, où les statuettes en argile de grandes dimensions sont courantes[42].

Les déesses des sanctuaires postpalatiaux ont des têtes toujours couronnées d'emblèmes : oiseaux, cornes, coquelicots, et disques. Parfois des serpents dressent leurs têtes au-dessus du diadème[67].

À Gournia ont été découvertes des statuettes avec des serpents enroulés autour des bras, et un morceau de bras tenant une épée et enlacé d'un serpent. Une statuette de Gortyne tient des serpents dans ses mains tandis qu'un oiseau est perché sur son épaule.

Ceci aurait tendance à montrer comme peu vraisemblable l'idée de deux déesses séparées, l'une céleste accompagnée de colombes, l'autre souterraine assistée de serpents.

 
Fichier:AMI - Schlangengöttin.jpg
Déesse aux serpents enroulés autour de ses bras. Période néopalatiale. (Knossos

Le svastika (parfois appelé par abus de langage la svastika au lieu de la croix en forme de svastika), et son inverse, , appelé également sauvastika, tel qu'on le représente la plupart du temps, est un symbole religieux que l'on retrouve de l'Europe à l'Océanie, apparaissant dès l'époque néolithique. On peut le décrire comme une croix composée de quatre potences prenant la forme d'un gamma grec en capitale (Γ), d'où son autre appellation de croix gammée.

Ce symbole est notamment utilisé en Orient dans la symbolique jaïne, hindoue et bouddhique, en Chine pour symboliser l'éternité. En Occident, le svastika pointant vers la droite et généralement incliné de 45 degrés, a été adopté comme emblème par les Nazis, et acquis dès lors une forte connotation négative qui en a fait quasiment disparaître l'usage, en Occident, après la Seconde Guerre mondiale.

Origine et signification
Poterie minoenne.
Collier décoré de svastikas ; fouilles de Kaluraz, Gilan, Iran, Ier millénaire av. J.-C. Musée national d'Iran.
Représentation de comètes sur un manuscrit de Mawangdui, Chine, IIe siècle av. J.-C..

C'est l'un des plus anciens symboles de l'humanité que l'on retrouve sous plusieurs formes dans la majorité des civilisations du monde, bien qu'il n’ait pas toujours la même signification. Les différentes graphies « svastikaformes » ont pu naître indépendamment les unes des autres, bien que certaines soient liées historiquement (svastikas indien et bouddhique, svastikas indien et svastika du XXe siècle européen).

Les premiers svastikas connus se trouvent sur des poteries de la culture de Samarra, établie sur le moyen Tigre et jusqu'au moyen Euphrate. Puis viennent ceux retrouvés sur la céramique Vinca de Transylvanie et datant du Ve millénaire av. J.-C., suivis par ceux des poteries de Sintashta au Sud de l'Oural datant du IIe millénaire. Leur présence se fait plus importante à partir de l'Âge du bronze. Les principales occurrences du svastika en Europe et en Asie centrale sont : dans le Caucase (culture de Koban), en Azerbaïdjan, chez les Scythes et leurs parents les Sarmates, chez les Hittites, les Celtes (triskell), les Grecs (grecque), et les peuples germaniques (notamment les Goths ; fibule). Plus tard, on en trouve en Islande deux versions, le marteau de Thor (elle apparaît aussi sur la ceinture de Thor sur le tableau de M. E. Winge (1872) où il affronte les géants) tournoyant dans le ciel et représentant le soleil, et le Þórshamar des grimoires ; le lauburu est typique du Pays basque. Le svastika apparaît également dans de nombreuses cultures d'Asie, d'Afrique et d'Amérique. On le trouve dans deux idéogrammes chinois ou plus couramment , signifiant « dix mille » (c'est-à-dire l'éternité) ou « le cœur de Bouddha ».

un symbole religieux prééminent comme dans l'hindouisme et le bouddhisme. De nos jours, par exemple, le svastika dextrogyre (卍) est utilisé pour marquer les temples bouddhistes sur les plans de ville japonais. Au XXe siècle, les svastikas ont été utilisés par le régime nazi et sont devenus tabous dans le monde occidental, même le svastika bouddhique pointant vers la gauche, à l'inverse du svastika indien et de la croix gammée. Des tombes bouddhiques appartenant à des familles indochinoises furent vandalisées après la guerre ; plus récemment, des cartes Pokémon portant un svastika bouddhique durent être retirées de la vente au Japon. La circulation de l'information et l'intérêt accru pour les civilisations asiatiques n'ont pas suffi à réhabiliter le svastika dans le monde occidental. Son interdiction est même proposée, au regret des hindous vivant en Europe[1].

 

Le svastika dans les religions
Fronton d’un temple coréen

Comme l'indique son nom sanskrit, le svastika est dans les mystiques orientales un signe de bon augure. Invention hindoue, il fut emprunté ultérieurement par les bouddhistes et les jaïnistes.

Il est principalement un symbole cosmique mettant en scène le mouvement perpétuel de rotation autour d'un point fixe, celui de l'univers qui subit toutes les évolutions, de tous les cycles, de la transcendance. Il représente plusieurs forces positives, comme Ganesh dans l'hindouisme, dieu que l'on invoque pour tout commencement comme étant celui qui écarte les obstacles, parfois représenté sur un lit de svastikas. Chez les bouddhistes il représente la connaissance ésotérique et la roue du dharma.

Hindouisme

Symbole Jaïn ; le svastika est un symbole majeur et omniprésent dans le jaïnisme, religion de la non-violence. Ici, le svastika représente les quatre mondes : en haut à gauche, le monde des hommes ; en haut à droite, le monde des dieux ; en bas à gauche, le monde des animaux et des plantes ; en bas à droite, le monde des démons : seul le monde des hommes est ouvert à la délivrance, grâce aux trois joyaux (en vert) du jaïnisme (vision juste, connaissance juste, conduite juste), qui permet d'accéder à la libération du cycle des réincarnations (le candra-bindu : en jaune)
Svastika hindou.

Dans la religion hindoue, les deux sens de rotation sont associés à l'activité du dieu Brahma constructeur de l'univers : le svastika proprement dit pointant vers la droite représente la construction, la croissance (प्रवृत्ति Pravritti), alors que celui pointant vers la gauche, appelé sauvastika (सौवस्तिक), représente l'involution, la destruction (निवृत्ति Nivritti). Inscrit dans un carré à base horizontale (graphie nettement plus fréquente que la position à 45°), il représente la stabilité, ses branches indiquant les quatre orients. Il peut également être le symbole du dieu solaire Surya. Le svastika pointant vers la droite, auspicieux et bénéfique, est presque seul représenté et jouit d'une popularité inaltérée par les événements en Europe. On le retrouve même sur des objets non proprement religieux. Le sauvastika, considéré comme néfaste, n'est en général pas employé. Au Bengale, Svastika est un prénom courant

JaïnismeLe svastika y joue un rôle encore plus important que dans l'hindouisme et représente le Tirthankara Suparsva, septième saint. C'est l'une des 24 marques auspicieuses et l'emblème du septième arhat de l'ère chrétienne. Tous les temples et textes jaïns portent ce symbole, qui est dessiné sept fois avec du riz autour de l'autel avant chaque cérémonie.

Bouddhisme

Svastikas décoratifs sur un sūtra.
Blasons du samuraï Tsunenaga Hasekura, chef d’une ambassade en Europe au XVIIe siècle.

Le svastika a été utilisé par les bouddhistes probablement dès la fondation de cette religion aux alentours du VIe siècle av. J.-C. En dehors de l'Inde, svastika et sauvastika ont d'abord été indifféremment utilisés, les deux formes étant considérées comme aussi favorables l'une que l'autre. Néanmoins, l'apparition du sinogramme wan 卍 vers l'époque des Liao a favorisé la forme pointant vers la gauche, plus fréquemment employée. Après la Seconde Guerre mondiale, le stigmate nazi du svastika pointant vers la droite l'a pratiquement fait disparaître en Europe.

Le caractère chinois, il existe deux formes, la forme traditionnelle : , est inversée par rapport à la forme simplifiée : (pinyin wàn, équivalent de , « 10 000, myriade »), représente directement un svastika pointant vers la gauche ; il symbolise dans le bouddhisme chinois la réalisation des dix mille mérites, qui promettent le nirvâna (voir le sūtra ci-contre) ; le Bouddha, ainsi que le bodhisattva Guanyin (bodhisattva de la compassion) les portent d'ailleurs parfois, dans l'iconographie chinoise, sur la poitrine ou sur le front. Dans le bouddhisme zen, c'est le « sceau de l'esprit de Bouddha ». Ce symbole est utilisé pour noter les temples bouddhiques sur les plans de ville à Taïwan et au Japon. La valeur de « soleil » lui fut attribuée par l'impératrice Wu Zetian lors de sa tentative de création de nouveaux sinogrammes. Au Japon, les deux formes de svastika sont quelquefois associées aux deux composantes de l'illumination : le svastika pointant vers la gauche, en japonais omote manji (svastika externe) ou simplement 卍 (まんじ, manji?) représente l'amour et la compassion (associés au bouddha Amitabha), alors que le svastika pointant vers la droite, ura manji (svastika interne) ou gyaku manji (svastika inversé) représente la sagesse et l'énergie associées à Akshobhya.

Chez les Tibétains, le svastika est appelé གཡུྒདརུྔ (g.yung-drung), ce qui signifie « éternel ». Traditionnellement, les bouddhistes tibétains adoptent le svastika pointant vers la droite comme les Indiens, tandis que les bonpos, pratiquants de l'ancienne religion tibétaine pré-bouddhique Bön, utilisent le svastika pointant vers la gauche. Ce caractère est également utilisé dans l'écriture dongba, prononcé ɯ33 et représentant le bien, le bon[2], de la minorité Naxi, reflétant au Tibet des restes toujours vivants de la culture Bön et des traditions tibétaines pré-bouddhiques.

En Corée, le svastika est très courant dans les rues où il indique un lieu bouddhiste.

Au début des années 1920, le mouvement religieux syncrétiste Dao Yuan (道院 Maison du Dao) fonda en Chine l'organisation charitable du Svastika rouge, dont les activités s'interrompirent après 1949 ; les branches de Hong Kong et Singapour, encore actives, patronnent des écoles et des hôpitaux.

Mythologie Basque

Représentation moderne de Sugaar comme serpent dans le lauburu, par Josu Goñi

Dans la mythologie basque, Sugaar est le pendant mâle d'une déité pré-chrétienne basque associée aux orages et à la foudre. Il est en général représenté par un dragon ou un serpent. Contrairement à son épouse Mari, il subsiste hélas peu de légendes à son propos. Il est représenté dans une forme similaire au svastika, le lauburu, mot qui signifie littéralement «quatre têtes». Ce symbole remonterait au moins au néolithique, à l'époque pré-indo-européenne.

Autres spiritualités et cultures

Tissage navajo.
Mola, broderie traditionnelle kuna

Certaines tribus indiennes d'Amérique du Nord l'utilisent, particulièrement dans le Sud-Ouest des États-Unis, lui donnant chacune une signification différente. Ainsi chez les Hopis il représente les pérégrinations des clans alors que chez les Navajos c'est la « bûche tournoyante » liée aux rites de guérison. Le svastika a été retrouvé dans les sites archéologiques de la civilisation du Mississippi, dans l'Ohio.

C'est un motif traditionnel chez les Kunas de Panama qui le font figurer sur le drapeau de leur territoire autonome de Kuna Yala.

Dans la mythologie lettone, il est appelé « croix de tonnerre » (zibenkrusts) ou « croix de feu » (ugunskrusts).

Chez les francs-maçons, il est le symbole de l'univers, le centre du svastika représentant l'étoile polaire, tandis les quatre branches symbolisent les quatre points cardinaux.

Des mouvements religieux modernes l'utilisent ou l'ont utilisé de façon emblématique et en référence à sa signification originelle : la religion vietnamienne Cao Dai, le Falung Gong, Ásatrú ; le Mouvement raëlien l’avait combiné avec l’étoile de David dans son logo, changé en 1991 en réponse aux protestation pour ne garder que l’étoile.

Le svastika indien dans l'Occident moderne

La découverte dès le XVIIIe siècle de la parenté entre les langues d'Europe et des langues du Nord de l'Inde avait éveillé beaucoup d'intérêt. L'Inde est devenue pour les intellectuels mal à l'aise avec les religions judéo-chrétiennes une alternative au monde méditerranéen comme source de la civilisation européenne. L'archéologue Heinrich Schliemann, en collaboration avec les spécialistes de sanskrit Emile Burnouf et Max Müller, fut le premier à proposer que les symboles grecs découverts sur le site supposé de Troie étaient un symbole typiquement indo-européen, avatar du svastika indien, et que les Aryens pouvaient être des ancêtres des Européens. Tout ceci a probablement joué un rôle dans le choix d'un symbole indien et d'ancêtres aryens par le parti nazi. Adolf Hitler s'est servi du svastika indien comme symbole de l'aryanisme, alors que telle n'est pas sa fonction première (ce symbole n'ayant jamais été propre aux ārya, « noble », l'un des premiers groupes sociaux distingués en Inde et à l'origine du système des castes). Le svastika était particulièrement familier des Britanniques ayant servi dans l’armée des Indes, comme Rudyard Kipling, dont les livres étaient protégés par une couverture portant ce signe jusqu'à ce que le symbole ne devienne trop lié au nazisme. L'une des nouvelles de Histoires comme ça (édition 1911), « Le crabe qui jouait avec la mer », incluait une illustration pleine page par l'auteur représentant un socle de pierre en forme de svastika, mentionné dans la légende comme « marque magique », effacé dans les éditions ultérieures.

Svastika sur une édition de 1911 de Rudyard Kipling

À partir de la fin du XIXe siècle et jusque peu avant la Seconde Guerre mondiale, le svastika a joui d'une certaine popularité dans le monde occidental. Il fut employé comme porte-bonheur, par exemple sur des cartes de vœux anglaises ou sur des pendentifs de montre de poche publicitaires émis en 1925 par Coca-Cola. Il fut adopté comme emblème par des clubs sportifs, des organisations, des entreprises et même des unités militaires, mais dans un esprit sans rapport avec l'idéologie nazie.

Les Boy Scouts de Grande-Bretagne l'adoptèrent pour des badges, particulièrement la fleur de lys à laquelle Baden-Powell l’ajouta en 1922 ; il avait probablement rencontré ce signe en Inde.

L'armée de l'air lettonne utilisa également un svastika (appelé Pērkonkrusts, « croix du [dieu-]tonnerre ») de 1918 à 1934. D'autres unités l'utilisèrent comme insigne. Des organismes lituaniens, au nombre desquels le mouvement fasciste Perkonkrusts, le choisirent comme emblème.

le logo de la compagnie suédoise ASEA de 1800 à 1933

Le svastika fut le logo de la compagnie suédoise ASEA, désormais dans le groupe Asea Brown Boveri, de 1800 à 1933.

La compagnie de navigation islandaise Eimskip, fondée en 1914, utilisait encore jusque récemment un svastika.

Le comte suèdois Von Rosen ayant offert son premier avion à l'armée de l'air finlandaise, celle-ci adopta son emblème, une svastika bleue, en 1918.

La tête d'Indien qui sert de symbole à l'Escadrille La Fayette, à l’origine un groupe de volontaires américains arrivés en France en 1916 pour soutenir l'effort de guerre, comporte comme ornement un svastika.

La Société Théosophique fondée à New York en 1875 avait adopté le svastika bouddhique dans son sceau.

Des équipes locales canadiennes de hockey ont utilisé le nom “Swastika” (orthographe courante en anglais) : à Edmonton dans l’Alberta vers 1916, à Fernie en Colombie-Britannique vers 1922 et à Windsor en Nouvelle-Écosse, les maillots de cette dernière étaient ornés du signe.

La présence du symbole dans les traditions religieuses de tribus indiennes explique les nombreuses apparitions du svastika aux États-Unis, dans le Sud-Ouest et sur l’artisanat tribal en particulier. Ainsi, les bornes des routes départementales d’Arizona portèrent jusqu’en 1940 une pointe de flèche marquée d’un svastika. Charles Lindbergh avait fait peindre un svastika sur le moyeu de l'hélice de son Spirit of Saint-Louis, ce qui n'est pas, a priori, à mettre sur le compte de ses sympathies ultérieures pour le parti nazi. La 45e division d’infanterie de l’armée américaine eut comme emblème un svastika jaune sur fond rouge jusqu’en 1930, année où il fut changé en « oiseau-tonnerre », créature mythologique amérindienne. Au début de la Seconde Guerre mondiale, les tribus Navajos, Apaches, Tohono, O'odham et Hopis renoncèrent officiellement à son usage sur leurs objets usuels et créations artistiques.

À titre anecdotique, il existait encore récemment au Sud de Dublin une entreprise de blanchisserie nommée « Swastika Laundry ».

Une localité du Nord de l’Ontario fondée en 1906, aujourd’hui bourgade de Kirkland, porte le nom de Swastika, qu’elle a toujours refusé d’abandonner malgré les pressions. Une société minière, « Swastika Mining Company », y fut fondée en 1908 en vue de la prospection d’or.

 

Synagogue d'Ein Gedi

Mosaïque de la synagogue. Au fond, l'emplacement de l'arche sainte

L'ancienne synagogue d'Ein Gedi se trouve dans la réserve d'Ein Gedi dans le désert de Judée. Le site était habité dans l'Antiquité. On trouve des références à cet établissement dans le Tanakh[1], mais les éléments découverts dans la synagogue datent de la période byzantine, du IIIe siècle, lorsque le site a été à nouveau habité après sa destruction lors de la révolte de bar Kokhba, au VIe siècle, lorsque le site a été détruit une seconde fois et que la synagogue a été brûlée.

 

Fouilles

En 1965, des découvertes indiquant la présence de la synagogue ont été mises au jour lors du labourage du champ. Des fouilles archéologiques ont été réalisées dans les années 1970-1972 par D. Barag, Y. Porat et Ehud Netzer.

Sur le site, on a mis au jour une synagogue qui a existé pendant 400 ans et dont la partie la plus ancienne date du IIIe siècle. Un emplacement destiné au chef de la communauté (appelé dans les sources antiques la chaire de Moïse) était sculpté dans le mur est de la synagogue.

La deuxième phase de construction de la synagogue date du VIe siècle. Le bâtiment a été agrandi, d'autres pièces ont été ajoutées et des bancs ont été construits le long du mur sud. On a découvert une structure ressemblant à une bimah, peut-être une estrade pour poser le sefer Torah.

La synagogue a été détruite par le feu au VIe siècle. Les maisons d'habitation qui la jouxtaient ont également brûlé.

Découvertes

De la première période de la synagogue, une mosaïque a été conservée. Elle est notamment décorée d'une svastika, motif qu'on retrouve également dans les synagogues de Katzrin et de Gamla.

Une autre mosaïque, plus tardive, contient un texte en araméen. Elle est aujourd'hui exposée au Musée Rockefeller. L'objet de l'inscription est :

  • la liste des générations d'Adam à Japhet
  • le zodiaque
  • la liste des mois hébreux, suivie de Hananiah, Mishael et Azariah[2] - Paix sur Israël
  • une dédicace pour ceux qui ont contribué à l'édification de la synagogue
  • un long passage traitant de principes de comportement au sein de la communauté d'Ein Gedi, indiquant que celui qui provoque une dispute entre deux membres de la communauté, qui colporte aux goyim des médisances (il s'agit de l'interdiction du lashon haraa) sur un autre membre, qui vole ou qui dévoile les secrets de la ville (le secret de la fabrication de l'huile de baumier ou balsamier[3] sur lequel repose l'activité économique d'Ein Gedi),
celui dont les yeux parcourent la terre entière et qui voit les mystères, il portera son visage sur cet homme et sur sa descendance, et il l'enlèvera de sous les cieux. Et tout le peuple dira "amen ve amen sélah"

On a trouvé un trésor de 5000 pièces datant du IVe siècle jusqu'au règne de Justin II (565-578).

 http://fr.wikipedia.org/wiki/Synagogue

Synagogue  

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