Le Chasseur CONSTELLATION

 

Orion (« le Chasseur ») est une constellation située quasiment sur l'équateur céleste.

Histoire

Johannes Hevelius , Uranographia, 1690.

Avec autant d'étoiles brillantes facilement visibles de par le globe, Orion est peut-être la constellation la plus ancienne et de nombreuses civilisations l'ont tracée, quoique sous des images différentes. Les Sumériens y voyaient un mouton. Les Égyptiens la considéraient comme une offrande à Osiris, dieu de la Mort et de l'outre-monde. En Chine, Orion est l'une des 28 Xiu (宿) du Zodiaque chinois traditionnel et est connue sous le nom de Shen (參), ce qui signifie littéralement « trois », peut-être en référence aux trois étoiles du Baudrier. Pour les Mayas, elle représentait un dieu.

Orion était mentionnée sous cette dénomination dans l’Odyssée d'Homère, les Odes d'Horace, les Phénomènes d'Aratus de Soles et l’Énéide de Virgile. Elle était bien entendu répertoriée parmi les 48 constellations de l’Almageste de Ptolémée.

Orion est aussi citée dans la Bible, dans les livres de Job (9.9) (38.31-32) et d'Amos (5.8) .

Pour la mythologie grecque, elle représente Orion, un chasseur légendaire qui se vantait de pouvoir tuer n'importe quel animal. Dans certaines versions de la légende, il fut tué par le Scorpion, qui a été placé à l'opposé de la voûte céleste par les dieux qui les ont ainsi séparés afin qu'ils ne soient jamais au-dessus de l'horizon en même temps.

Il a été également avancé que le nom de la constellation dérive de l'akkadien « Uru-anna », la lumière des cieux.

Bételgeuse (α Orionis)

Bon nombre d'étoiles portent des appellations d'origine arabe, baptisées par de grands astronomes arabes tels que Al-Battani, les étoiles les plus brillantes délimitant les contours de la constellation d'Orion portent toutes un nom d'origine arabe Bételgeuse, Bellatrix, Mintaka, Alnilam, Alnitak, Rigel et Saïph. Le nom « Bételgeuse » viendrait de l’expression arabe « ibt al-ghül » signifiant « l’épaule du géant ». Une autre origine de ce mot pourrait être

يد الجوزا, yad al-jawzā, main de la centrale (Orion), transcrit avec une erreur de lecture de diacritique en Bedalgeuze (les lettres bāʾ et sont similaires et possèdent respectivement un et deux points diacritiques en arabe).

 

Al-Battani

Al Battani

Al-Battani (env. 855-923) était un astronome et mathématicien arabe (on écrit aussi Al Batani, et en latin : Albategnius, Albategni, Albatenius ; nom complet : Abū ʿAbdullāh Muḥammad ibn Jābir ibn Sinān ar-Raqqī al-Ḥarrani aṣ-Ṣabiʾ al-Battānī), né à Harran près d'Urfa en Turquie. Son épithète as-Sabi suggère que ses ancêtres étaient membres de la secte des Sabéens qui adoraient les étoiles, mais son nom complet affirme qu'il était musulman. On le désigne parfois comme le « Ptolémée des Arabes ».

Al-Battani a travaillé en Syrie, à Ar-Raqqa et à Damas où il est mort.

Son œuvre majeure, le Kitāb az-Zīj (le « Livre des tables ») composé de 57 chapitres, traduit en latin sous le titre de De Motu Stellarum par Platon de Tivoli (Plato Tiburtinus) en 1116 (imprimé en 1537 par Melanchthon, annoté par Regiomontanus), a considérablement influencé l'astronomie européenne. Une réédition apparut à Bologne en 1645. Le manuscrit original de Platon est conservé à la bibliothèque du Vatican. La bibliothèque de l'Escorial possède un manuscrit de chronologie astronomique d'al-Battani.

Astronomie

Il a corrigé certains calculs de Ptolémée et il a produit de nouvelles tables pour le Soleil et pour la Lune, qui ont longtemps fait autorité. Il a aussi traité la division de la sphère céleste. Il a découvert le mouvement de l'apogée du Soleil

 Bételgeuse est une étoile de la constellation d'Orion.

 Le Bételgeuse fut un pétrolier qui explosa le 8 janvier 1979, dans la baie de Bantry au sud-ouest de l'Irlande, où se trouve le plus important terminal pétrolier de ce pays, faisant 49 morts.

 Bellatrix (γ Orionis)

 Le nom de Bellatrix provient du latin et signifie « la guerrière ». Elle est connue également comme l'étoile Amazone.

Mintaka (Delta Orionis) est une des trois étoiles de la ceinture d'Orion, avec Alnilam et Alnitak. Elle tire son nom de l'arabe « baudrier » ou « ceinture ». C'est une géante bleue multiple : elle possède cinq compagnons catalogués. Ils sont nommés :

  • Delta Orionis A
    • Delta Orionis Aa
    • Delta Orionis Ab
  • Delta Orionis B
  • Delta Orionis C

 Epsilon Orionis (ε Ori / ε Orionis) est une grande étoile de la constellation d'Orion. Elle est aussi appelée par son nom traditionnel, Alnilam qui en arabe signifie "rang de perles". Sa désignation de Flamsteed est 46 Orionis.

Zeta Orionis (ζ Ori / ζ Orionis) est une étoile dans la constellation d'Orion. Elle est également appelée par son nom traditionnel, Alnitak. Ce nom vient de l'Arabe an-nitaq, « la ceinture ».

Beta Orionis (β Orionis / β Ori) est l'étoile la plus brillante de la constellation d'Orion. Elle est plus connue sous son nom traditionnel d'origine arabe de Rigel.

 

Nom traditionnel

 Le nom de Rigel vient de l'arabe رجل الجوزاء اليسرى Rijl Jauza al-Yusra, « le pied gauche du géant », car l'étoile est située au bas de la « jambe gauche » du chasseur.

Rigel a également été nommée Algebar ou Elgebar, d'origine arabe là encore.

Le bāʾ (en arabe باء, bāʾ, ou simplement ) est la deuxième lettre de l'alphabet arabe.

Yā (en arabe ﻳﺎء, yāʾ, ou simplement ) est la 28e lettre de l'alphabet arabe

 Le Soleil (Sol en latin, Helios ou Ήλιος en grec) est l’étoile centrale du système solaire

 Soleil provient du latin populaire soliculus, dérivé du latin classique sol, solis désignant l’astre et la divinité, mais aussi employé par métaphore en poésie pour « jour, journée » et par analogie aux sens de « plein jour », de « vie publique » et de « grand homme » (voir le Roi Soleil)[4]. Ces différents sens se retrouvent dans de nombreuses périphrases qui le caractérisent : l’œil du ciel, le maître des astres, l’âme du monde, le seigneur des étoiles, le père du jour, le fils aîné de la nature, le grand flambeau, etc.

Mars est la quatrième planète du Système solaire par ordre de distance croissante au Soleil 

 C’est une planète tellurique, comme le sont Mercure, Vénus et la Terre, environ dix fois moins massive que la Terre mais dix fois plus massive que la Lune.

 Mars peut être observée à l’œil nu, avec un éclat bien plus faible que celui de Vénus mais qui peut, lors d'oppositions rapprochées, dépasser l'éclat maximum de Jupiter,

 Mars a toujours été caractérisée visuellement par sa couleur rouge.

C'est ce qui l'a fait associer à la guerre depuis l'Antiquité, d'où son nom en Occident d'après le dieu Mars de la guerre dans la mythologie romaine, assimilé au dieu Arès de la mythologie grecque. En français, Mars est souvent surnommée « la planète rouge » en raison de cette couleur particulière.

dans les lunettes astronomiques et les télescopes de l'époque.

Révélant notamment l'existence d'une époque reculée — le Noachien — où les conditions en surface devaient être assez similaires à celles de la Terre à la même époque, avec la présence de grandes quantités d'eau liquide ; la sonde Phoenix a ainsi découvert en été 2008 de la glace d'eau à une faible profondeur dans le sol de Vastitas Borealis[3].

Enfin, Mars possède deux petits satellites naturels, Phobos et Déimos.

Historique des observations de la planète

Observations antiques

G5 D46
N37
O1
D21
N14
« Hor-Desher »
S29 P11 D46
D46
P3 G17 M3
X1
M3
X1
D54
« qui se déplace à reculons »

Mars faisant partie des 5 planètes visibles à l’œil nu (avec Mercure, Vénus, Jupiter, et Saturne), elle est observée depuis que les hommes regardent le ciel nocturne. Mars, lors de ses oppositions, est la planète la plus brillante après Vénus (sa magnitude apparente peut alors atteindre -2.9, le reste du temps, la deuxième planète la plus brillante est Jupiter).

La couleur rouge sang caractéristique de Mars lui valut dans l’Antiquité le rapprochement avec le dieu grec de la guerre Arès puis avec son équivalent romain Mars, le rouge évoquant le sang des champs de bataille.

Les Babyloniens la nommaient Nirgal ou Nergal, le dieu de la mort, des destructions et du feu. Les Égyptiens la nommaient « Horus rouge » (ḥr Dšr, Hor-desher) et connaissaient son « déplacement à reculons » (actuellement connu sous le nom de mouvement rétrograde)[199].

Dans la mythologie hindoue, Mars est nommée Mangala (मंगल) du nom du dieu de la guerre. Mangala Vallis est nommé en son honneur.

En hébreu, elle est nommée Ma'adim (מאדים) : Celui qui rougit. Ma'adim Vallis reprend ce vocable.

En Asie de l'Est (Chine, Japon, Corée et Viêt Nam) Mars est 火星, littéralement l’astre () feu (). En mandarin et cantonais, elle est couramment nommée huoxing (火星, huǒxīng en pinyin) et traditionnellement Yinghuo (荧惑, yínghuò en pinyin, litt. « flamboyant confus »). En japonais, 火星 en kanji, かせい en hiragana, ou kasei en rōmaji (qui a donné son nom à Kasei Vallis). En coréen, 火星 en hanja et 화성 en hangeul, transcrit en hwaseong.

Mars est encore connue de nos jours sous le nom de « Planète rouge ».

Des observations de l’astronomie pré-télescopique, il reste peu de documents, et ceux-ci sont teintés de religion ou d’astrologie (comme le zodiaque de Dendérah en Haute-Égypte). De plus, les observations à l’œil nu ne permettent pas d’observer la planète elle-même mais plutôt sa trajectoire dans le ciel.

 La planète Mercure doit son nom au dieu Mercure du commerce et des voyages, également messager des autres dieux dans la mythologie romaine. Le symbole astronomique de Mercure est un cercle posé sur une croix et portant un demi-cercle en forme de cornes (Unicode : ☿). C'est une représentation du caducée du dieu Hermès. Mercure laissa également son nom au troisième jour de la semaine, mercredi (« Mercurii dies »)[4].

 La planète Vénus a été baptisée du nom de la déesse Vénus de la féminité et de l'amour physique dans la mythologie romaine. Elle était déjà connue des Babyloniens à l'Âge du bronze, associée à la déesse Ishtar de la mythologie mésopotamienne.

 Olympus Mons, nom latin pour « Mont Olympe », est un volcan bouclier de la planète Mars situé par 18,4° N et 226° E, dans les quadrangles d'Amazonis et de Tharsis.

 Nix Olympica, en français « Neiges de l'Olympe » en référence au mont Olympe situé en Grèce, fut le premier nom attribué à Olympus Mons

 Olympus Mons s'étend sur plusieurs degrés, Il se trouve sur la bordure nord-ouest du renflement de Tharsis, immense soulèvement de la surface martienne, centré sur Noctis Labyrinthus et Syria Planum, dont l'extension occidentale concentre une douzaine de volcans majeurs. Parmi eux, l'alignement de trois grands volcans boucliersArsia Mons, Pavonis Mons et Ascraeus Mons — constitue l'ensemble de Tharsis Montes, prolongé au nord-est par le groupe d'Uranius. Les environs immédiats d'Olympus Mons, qui se fondent dans la plaine d'Amazonis Planitia,

 

Géologie

Olympus Mons est un volcan bouclier, le résultat de l'empilement d'une lave très fluide émise par des cheminées volcaniques sur une durée suffisamment longue. Sur Terre, un tel volcan résulte d'épanchements de laves pauvres en silice qui s'écoulent facilement sur de grandes distances, formant des structures aplaties s'étalant sur des surfaces très importantes, contrairement, par exemple, aux stratovolcans, dont le cône, bien formé, a une base bien plus restreinte. Le type même de volcan bouclier est, sur Terre, le Mauna Loa, à Hawaï ; le Piton de la Fournaise, à la Réunion, en est un autre, plus petit mais très actif.

En raison de la nature fluide de ses laves, un volcan bouclier est bien plus large que haut. L'inclinaison moyenne des pentes d'Olympus Mons

 Suite !!

 

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