Grand sceau des Etats Unis

 

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Grand sceau des États-Unis

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Grand sceau des États-Unis
Verso

Le Grand sceau des États-Unis (Great Seal of the United States) est utilisé pour prouver l'authenticité de certains documents au sein du gouvernement américain. C'est en 1782 qu'il a été utilisé publiquement pour la première fois.

Il comporte un pygargue à tête blanche aux ailes déployées tenant un rameau d'olivier dans une serre et treize flèches dans l'autre, l'ensemble symbolisant la paix ainsi que la défense par la guerre. L'aigle est surmonté par treize étoiles rappelant les treize États originaux. La bannière E Pluribus Unum (littéralement « De plusieurs, un ») rappelle la réunion des 13 États à l'origine des États-Unis.

Les 13 États d'origine sont aussi rappelés par les 13 étoiles au-dessus de l'aigle, les 13 rayures du blason, les 13 flèches, les 13 feuilles et 13 olives du rameau d'olivier (ces deux dernières représentations l'étant par tradition et non formalisées) ainsi que par la phrase "E Pluribus Unum" qui contient 13 lettres.

Bien que les États-Unis n'aient jamais adopté de blason national, le recto du sceau est souvent utilisé comme tel et figure sur les documents de l'État fédéral tels que les passeports ou sur les drapeaux.

Le Grand sceau figure sur le verso du billet de un dollar américain. Suite à une décision de Franklin D. Roosevelt, président au moment de sa conception en 1935, le sceau y figure inversé ; le verso du sceau (la face qui inclut l'Œil de la Providence au sommet d'une pyramide) est à gauche et le recto à droite.

Le sceau du Président des États-Unis et du Vice-Président sont fortement inspirés du Grand sceau des États-Unis. Mais le sceau du Sénat des États-Unis en est lui plutôt éloigné (avec bonnet phrygien, faisceaux et absence d'aigle) .

 

Sceau du Président des États-Unis

Le sceau du Président des États-Unis.

Le sceau du Président des États-Unis est le blason officiel de la Présidence des États-Unis. Il est basé sur le Grand sceau des États-Unis d'Amérique.

Le premier président américain à utiliser un sceau distinctif pour la présidence est Rutherford B. Hayes qui autorisa sa création en 1880. Hayes l'utilisa pour les cartons d'invitation de la Maison Blanche et sur le drapeau du président où il apparaît alors sur un champ bleu avec quatre étoiles d'or dans chaque coin. Woodrow Wilson fut le premier président à appliquer le sceau présidentiel au service de porcelaine de chine de la Maison Blanche au lieu d'utiliser le Grand sceau des États-Unis. Harry S. Truman fit redessiner le sceau, ajoutant un cercle d'étoiles et réorientant la tête de l'aigle vers sa droite, conformant le sceau présidentiel aux règles traditionnelles de l'héraldique. Le fait est qu'il était aussi maintenant tourné vers la branche d'olivier, donc symbolisant ce que les États-Unis étaient en faveur de la paix, fut donné comme explication à ce changement[1]. Ce sceau fut présenté le 26 octobre 1945.

 
Symbolisme
Le Grand sceau des États-Unis, au graphisme assez proche.

Le symbolisme du sceau du Président des États-Unis est similaire à celui du Grand sceau des États-Unis, les deux sceaux se ressemblant :

  • L'oiseau, un pygargue à tête blanche, tient dans son bec le bout d'une bannière qui flotte au-dessus de sa tête avec la citation latine E pluribus unum que l'on traduit par « De plusieurs, un ». Le sens de cette devise est double : suggérant que de plusieurs colonies ou États émergent une nation unique ou que de plusieurs peuples, races et nationalités ont émergé un seul peuple et une seule nation.
  • Au-dessus de la bannière, un arc de treize étoiles représentent les 13 États d'origine et au-dessus des étoiles, treize nuages.
  • Dans sa serre droite, l'aigle tient une branche d'olivier à treize feuilles, symbole de paix.
  • Dans sa serre gauche, l'aigle tient une volée de treize flèches, symbole de la puissance militaire.
  • Les cinquante étoiles sur le cercle extérieur représentent le nombre actuel d'États américains.
 
 
 
Le Pygargue à tête blanche (Haliaeetus leucocephalus) est une espèce de rapace qui vit en Amérique du Nord. Malgré son nom anglais de Bald Eagle (« aigle chauve ») ou sa dénomination populaire d'« aigle à tête blanche », il ne s'agit pas d'un aigle mais d'un pygargue : il s'en distingue par son régime alimentaire, essentiellement composé de poissons, mais aussi par son bec massif et par le fait que ses pattes ne sont pas recouvertes de plumes jusqu'aux serres, l'un des caractères propres aux vrais aigles. Alors que l'aigle vit dans les massifs forestiers et les montagnes, le pygargue préfère les lacs, les rivières et les zones côtières, où il peut trouver sa nourriture. À ce titre, il est parfois nommé « aigle de mer ». Subdivisé en deux sous-espèces, il se rencontre de l'Alaska au nord du Mexique. Choisie comme emblème national par les États-Unis, l'espèce a été un temps menacée dans ce pays au XXe siècle, mais ce n'est plus le cas aujourd'hui.
 Souvent appelé à tort "aigle royal", l'espèce présente un dimorphisme sexuel car les femelles sont 25 % plus grandes que les mâles[1].
 
 

 

Branche d'olivier

Une branche d'olivier

La branche d'olivier ou le rameau d'olivier est, dans la culture occidentale, un symbole de la paix ou de la victoire. C'est un emprunt de l'ancienne civilisation grecque. Dans certaines cultures, elle était portée par des jeunes mariées.

Histoire

Au recto d'une pièce de monnaie apparaît l'empereur romain Émilien, alors qu'au verso le dieu romain Mars porte une branche d'olivier et un bouclier.

Dans la mythologie grecque, Athena était en compétition avec Poséidon pour la possession d'Athènes. Poséidon réclama celle-ci en plantant son trident dans l'Acropole, où apparut un puits d'eau salée. Athena fit de même en plantant le premier olivier juste à côté du puits. La cour des dieux et déesses jugea qu'Athena avait le meilleur droit sur cette terre car elle y avait déposé le meilleur don[1]. Les jeunes mariées portaient des couronnes d'olivier[2] qui étaient aussi portées par les vainqueurs des anciens jeux olympiques [3]

 

E pluribus unum

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La devise E Pluribus Unum figure sur le Grand sceau des États-Unis d'Amérique

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E pluribus unum est la devise qui apparaît sur le Grand sceau des États-Unis d'Amérique. Ce sceau est utilisé comme emblème de facto des États-Unis, apparaissant notamment sur les documents officiels comme les passeports. Il apparait également sur les sceaux du Président, du Vice-président, du Congrès et de la Cour suprême (qui sont très proches du Grand sceau). On la retrouve aussi sur la monnaie du pays, et sur la fresque de l'apothéose de George Washington au plafond de la rotonde du Capitole.

E pluribus unum peut se traduire par « Un à partir de plusieurs » ou, dans une traduction plus directe, « De plusieurs, un ». Cette devise, qui réfère d'abord à l'intégration des 13 colonies indépendantes en un pays unifié, a ensuite pris une signification sociopolitique supplémentaire, de par la nature pluraliste de la société américaine, issue de l'immigration.

La devise a été choisie par le premier Great Seal committee en 1776 et le sceau adopté avec cette devise (deux autres devises, se trouvent sur le revers du sceau (la face non visible) Annuit cœptis et Novus Ordo Seclorum), par un acte du Congrès américain de 1782[1]. C'est le peintre Pierre Eugène Du Simitière qui a initialement suggéré E pluribus unum.

Cette devise fut considérée comme la devise des États-Unis jusqu'en 1956 quand le Congrès des États-Unis passa une loi (H.J. Resolution 396) adoptant In God We Trust (« En Dieu nous croyons ») comme devise officielle. Elle continua néanmoins de figurer sur les pièces des États-Unis.

Une devise similaire – In varietate concordia (« Unité dans la diversité ») – a été adoptée par l'Union européenne en 2000.

E Pluribus Unum est aussi la devise du club portugais du Benfica Lisbonne.

Origine de la phrase

La phrase tire son origine de Moretum, un poème attribué à Virgile mais dont le véritable auteur reste à ce jour inconnu. Le poème décrit la fabrication par un paysan d'un aliment à base de fromage, d'ail et d'herbes. Dans le texte, « color est e pluribus unus » décrit la multitude de couleurs en une seule.

Elle se retrouve également dans Les Confessions de Saint Augustin (397 à 398 AD) Livre IV, décrivant l'amitié.

Philippe Auguste aurait eu recours à cette formule à l'occasion de la victoire de Bouvines, le 27 juillet 1214.

 

 

 

Suite !!

 

 

 

 

 

 

 

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