Hestia

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Vesta

Origine

Vesta, déesse du feu et du foyer, avait un culte qui, en Asie et en Grèce, remontait à la plus haute antiquité. Elle était honorée à Troie, longtemps avant la ruine de cette ville, et ce fut Énée qui, croit-on, apporta en Italie son culte et son symbole : il l'avait parmi ses dieux pénates.

 

Rituels

Les Grecs commençaient et finissaient tous leurs sacrifices en honorant Hestia (Vesta), et l'invoquaient la première, avant tous les autres dieux. Il y avait à Corinthe un temple de Hestia, mais sans aucune statue ; on voyait seulement au milieu de ce temple un autel pour les sacrifices qui se faisaient à la déesse. Elle avait aussi des autels dans plusieurs temples consacrés à d'autres dieux, comme à Delphes, à Athènes, à Ténédos, à Argos, à Milet, à Éphèse, etc.

Son culte consistait principalement à entretenir le feu qui lui était consacré et à prendre garde qu'il ne s'éteignît.

Au Ier siècle av. J.-C., un temple de Vesta est construit à Tibur (toujours présent à Tivoli). À Rome, Numa Pompilius fit bâtir à Vesta un temple de forme ronde, à l'image de la Terre ronde. C'est au milieu de ce temple que l'on entretenait le feu sacré avec d'autant plus de vigilance qu'il était regardé reflet du feu central de la Terre. Si ce feu venait à s'éteindre, on ne devait le rallumer qu'aux rayons du soleil, au moyen d'une sorte de miroir. Même sans que le feu s'éteignît, il était renouvelé tous les ans, le premier jour de mars.

Représentations

À Rome, ainsi que chez les Grecs, Vesta, la vierge, n'avait d'autre image ou d'autre symbole que le feu sacré. Une des manières de la représenter était en habit de matrone, vêtue de la stola, tenant de la main droite un flambeau ou une lampe, ou une patère, vase à deux anses, appelé capeduncula, quelquefois aussi un Palladium ou une petite Victoire. Parfois, au lieu de la patère, elle tient une haste, javelot sans fer, ou une corne d'abondance. Sur les médailles et les monuments, les titres qu'on lui donne sont Vesta la sainte, l'éternelle, l'heureuse, l'ancienne, Vesta la mère, etc.

Les Vestales

Chez les Romains, le feu sacré de Vesta était gardé et entretenu par de jeunes vierges, les Vestales. Ces jeunes filles étaient choisies dans les plus grandes familles de Rome, à l'âge de six à dix ans. Elles restaient au service de la déesse pendant une durée de vingt à trente ans. Elles rentraient ensuite au sein de la société romaine, avec la permission de se marier. Mais, durant leur sacerdoce, les Vestales qui laissaient le feu s'éteindre étaient sévèrement et même cruellement punies : celle qui violait ses vœux de virginité était mise à mort, parfois emmurée (On l'enfermait dans un tombeau, puis on construisait un mur sur elle).

En compensation de toutes ces rigueurs, les Vestales étaient l'objet d'un respect universel : comme les hauts dignitaires, elles étaient précédées d'un licteur, ne dépendaient que du pontifex maximus ; elles étaient appelées souvent pour apaiser les dissensions dans les familles : on leur confiait les secrets des particuliers et quelquefois ceux de l'État. C'est entre leurs mains qu'étaient déposés les testaments.

Elles avaient la tête ceinte de bandelettes de laine blanche, qui leur retombaient gracieusement sur les épaules et de chaque côté de la poitrine. Leurs vêtements étaient d'une grande simplicité, mais non dépourvus d'élégance. Par dessus une robe blanche elles portaient une sorte de rochet de la même couleur. Leur manteau, qui était de pourpre, leur cachait une épaule et laissait l'autre demi-nue. Primitivement elles se coupaient les cheveux, mais plus tard elles portèrent toute leur chevelure. Quand le luxe se fut répandu dans Rome, on les vit se promener en somptueuse litière, même dans un char magnifique, avec une nombreuse suite de femmes et d'esclaves.

Les vestales avaient un pouvoir tel que, lorsqu'elles croisaient un prisonnier, celui-ci était libéré...

Vestalia

Vesta était célébrée pendant les Vestalies ou Vestalia, période du 7 au 15 juin. Le premier jour, on ouvrait le penus Vestae, sanctuaire du temple de la déesse habituellement caché par des rideaux. Tant que le rideau restait ouvert, les femmes pouvaient déposer des offrandes à la déesse. Ces offrandes incluaient le sacrifice d'un fétus de veau retiré du ventre de sa mère.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Pontifex_maximus

À Rome, les pontifes sont chargés de l'entretien du pont sacré (pont Sublicius) et de surveiller la bonne observance des pratiques religieuses. Les pontifes s'occupent aussi des temples ne disposant pas de clergé propre. À la tête du collège pontifical, le grand Pontife (pontifex maximus) portait le titre le plus élevé de la religion romaine.

Il ne s'agit pas nécessairement de l'entretien du pont sacré. Étymologiquement, le terme signifie "celui qui fait les ponts". Cela peut effectivement se rapporter à l'entretien des ponts ; le Tibre étant un fleuve sacré dans la Rome antique, il fallait une autorité particulière pour en modifier le cours. Cependant, un pont est aussi "ce qui relie", ce qui amène au terme "religio" (d'où religion en français). Le pontifex pourrait donc être aussi, de manière symbolique, celui qui établit le lien (religio) entre les hommes et les dieux.

D'autres acceptions étymologiques parlent d'une corruption d'un mot étrusque (civilisation à laquelle Rome a emprunté une grande part de ses institutions sacrées) et qui signifierait simplement "prêtre". La très importante réforme religieuse entreprise par Auguste qui fit détruire ou "réformer" les livres sybillins rend très difficile, voire impossible de tirer une quelconque certitude quant aux origines des institutions religieuses romaines.

La charge de pontife était exercée à vie, le recrutement se faisant par cooptation. Cette fonction a varié selon les époques. Dans la plupart des cas, le grand pontife n'a d'autre insigne qu'un simpulum ; cependant, quelquefois une securis ou une secespita s'y ajoute, c'est-à-dire les instruments pour le sacrifice rituel.

 

Il présidait aussi au culte national des dieux capitolins. En outre, ils tiennent les archives de Rome : ils consignent les faits notables dans les Grandes Annales (annales maximi), ainsi que divers événements comme les cultes, les précédents en matière de droit. Les Grandes Annales sont tenues secrètes pendant longtemps jusqu'à ce que le grand pontife Mucius Scaevola les rende publiques vers -130.

À la fin de la république romaine, en 63 av. J.-C., la charge de Grand Pontife devient élective, par vote des comices tributes. Jules César devint ainsi Grand Pontife de -63 à -44. À ce titre, il réforma le calendrier qu'on nomma calendrier julien. Après sa mort, les triumvirs Lépide de -44 à -12, puis Octave Auguste furent successivement Grand Pontife.

Période impériale

En 12, à la suite d'Auguste, les empereurs sont élevés au titre de Grand Pontife, après la mort de Lépide. Ce titre est abrégé P.M. entre autres dans leur titulature et sur les pièces de monnaie et il sera porté y compris par les premiers empereurs chrétiens. Cette dignité leur octroie le contrôle de la vie religieuse officielle. Au Ier siècle, la collation du souverain pontificat est encore un acte constitutionnel distinct et postérieur à celle des autres prérogatives impériales. Cette particularité disparaît ensuite et l'empereur reçoit en bloc, dès son avènement, l'ensemble de ses pouvoirs.

 Sous l'Empire, comme souverain pontife l'empereur intervient dans le recrutement des prêtres, avec droit de présentation pour les collèges élus par le peuple (Augures, Pontifes, Quindécemvirs sacris faciundis, Féciaux). Il nomme aussi directement toute une série de prêtres et préside au recrutement des vestales. Lui revient la surveillance des cultes étrangers, la consultation des livres Sibyllins et l'organisation des jeux séculaires.

 

Période chrétienne

Constantin Ier, qui favorisa les chrétiens, et ses successeurs même baptisés furent aussi Grand pontife de la religion romaine traditionnelle.

En 382, l'empereur Gratien refusa de porter ce titre, parmi ses mesures contre les religions anciennes. Après lui, le titre n'est plus porté pendant des siècles, jusqu'à ce que le pape Théodore Ier le reprenne en 642.

Aujourd'hui, le titre Pontifex maximus est réservé au pape - également appelé Souverain pontife (Summus pontifex) ou Pontife romain (Pontifex romanus). Le règne d'un pape est appelé pontificat.

  

 

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