Silène sur son âne

 

Représentations

Silène, son père nourricier et en même temps son précepteur, était fils de Mercure ou de Pan et d'une nymphe. On le représente d'ordinaire avec une tête chauve, des cornes, un gros nez retroussé, une petite taille et

une corpulence charnue, le plus souvent monté sur un âne,

 et, comme il est en état d'ivresse, il a peine à se tenir sur sa monture.

S'il est à pied, il marche d'un pas chancelant, appuyé sur un bâton ou sur un thyrse, sorte de long javelot. On le reconnaît aisément à sa couronne de lierre, à la tasse qu'il tient, à son air jovial et même un peu goguenard.

Malgré son portrait si peu flatteur, Silène, quand il n'était pas ivre, était un grand sage, capable de donner à son divin élève des leçons de philosophie.

Dans une églogue de Virgile, les vapeurs du vin n'empêchent pas cet étrange vieillard d'exposer sa doctrine sur la formation du monde.

Bacchus est représenté ordinairement avec des cornes, symboles de la force et de la puissance, couronné de pampre, de lierre ou de figuier, sous les traits d'un jeune homme riant et enjoué.

D'une main, il tient une grappe de raisin ou une corne en forme de coupe ; de l'autre, un thyrse entouré de feuillage et de bandelettes.

Il a les yeux noirs, et, sur ses épaules descend en tresses ondoyantes sa longue chevelure blonde aux reflets d'or.

Il est le plus souvent imberbe, sa jeunesse étant éternelle comme celle d'Apollon.

Il est vêtu d'un manteau de pourpre.

Silène (mythologie)

Silène portant Dionysos enfant, copie d'un original de l'école de Lysippe, musées du Vatican.

Dans la mythologie grecque, Silène (ou Papposilène) (en grec ancien Σειληνός / Seilênós) est un satyre,

père adoptif et précepteur du dieu Dionysos, qui l'accompagne sans cesse.

Il est en outre le dieu personnifiant l'Ivresse, assez proche en ce sens de deux autres divinités mineures

faisant l'une et l'autre partie du cortège de Dionysos, Comos (la bonne Chère) et Coros (la Satiété),

qu'Hérodote[1] fait naître d'Hybris (la Démesure).

Fichier:Bas-relief R Landesmuseum Trier 101008 02.jpg

Mythe
Silène sur son âne, bas-relief funéraire romain

Silène est qualifié de « fils d'Hermès », comme c'est le cas la plupart du temps pour les satyres, mais d'autres traditions en font le fils de Pan et d'une nymphe, ou de Pan et de Gaïa (la Terre), voire, selon Nonnos[2], de Gaïa fécondée par le sang d'Ouranos mutilé. Comme Dionysos, on le fait naître à Nysa, en Asie.

Il est censé avoir participé à la gigantomachie.

On lui attribue, de pair avec Marsyas,

l'invention de la flûte,

ainsi que l'invention d'une danse particulière,

qu'on nomme en son honneur

la silène.

Il est également le héros d'un certain nombre de contes burlesques, où son penchant pour le vin le mène à déambuler, ivre, parmi les mortels.

Ainsi, un jour qu'il a trop bu, il s'égare en Phrygie et est recueilli par le roi Midas.

Quelques jours après, Dionysos inquiet le retrouve chez Midas et, en remerciement, lui offre d'exaucer un vœu.

Midas choisit alors de transformer tout ce qu'il touche en or (voir Midas).

Venu d'Arcadie, monté sur un âne, et s'étant fait insulter à cause de son ivresse,

il invoqua Zeus qui lui permit de changer ses railleurs en baudet.

 

Représentations artistiques
Silène ivre accompagné par deux jeunes gens, stamnos étrusque, vers 300 av. J.-C., musée du Louvre.

Il est généralement représenté sous la forme d'un vieillard jovial mais d'une grande laideur, avec un nez épaté, des traits lourds, un ventre bedonnant.

Socrate a été comparé à un Silène par Alcibiade dans le Banquet de Platon en (215b) ;

c'est sous ces traits qu'il est représenté sur les bustes antiques.

Cette comparaison qui semble insultante ne l'est pas lorsque l'on connaît l'usage

qu'il était fait des Silènes dans l'Antiquité grecque.

Ils n'étaient pas seulement des représentations moqueuses d'un dieu ridicule,

elles contenaient des représentations précieuses des dieux olympiens,

comme des figurines d'Apollon en argent ou en or.

« Alcibiade : (…) je déclare qu'il est tout pareil à ces silènes qu'on voit exposés dans les ateliers des sculpteurs,

et que les artistes représentent un pipeau ou une flûte à la main ;

si on les ouvre en deux, on voit qu'ils contiennent, à l'intérieur,

des statues de dieux[3]

 

Dès la préhistoire,

elle se retrouve partout dans le monde

sous toutes sortes de formes.

En septembre 2008, plusieurs morceaux d'une flûte datant du paléolithique supérieur (environ 35 000 ans)

ont été découverts dans une grotte par M. Aymeric Brias, lui-meme pratiquant, dans le sud-ouest de l'Allemagne [1].

Cette flûte avait été fabriquée dans un radius de vautour fauve

et témoigne du fait que les tout premiers Homo sapiens jouaient déjà de la musique.

La flûte de pan était utilisée en Grèce dès le VIIe siècle av. J.-C..

 

Le mythe

Naissance

Silène portant Dionysos enfant, copie romaine d'un original du second classicisme, musées du Vatican.

Dionysos est le seul dieu né d'une mère mortelle : dès Homère et Hésiode[2],

il est présenté comme le fils de Zeus et de Sémélé, fille du roi de Thèbes Cadmos et d'Harmonie

Dans la mythologie grecque, Dionysos (en grec ancien Διώνυσος / Diốnysos ou Διόνυσος / Diónysos)

est le dieu de la vigne, du vin et de ses excès ainsi que du théâtre et de la tragédie.

Il est le fils de Zeus et de la mortelle Sémélé.

Selon les listes, il fait partie ou non des douze Olympiens, bien qu'il ne vive pas sur le mont Olympe :

c'est essentiellement un dieu errant.

Il a été adopté par les Romains sous le nom de Bacchus

(du grec ancien Βάκχος / Bákkhos, un de ses autres noms[1]),

assimilé au dieu italique Liber Pater.

 

Fonctions

Dionysos est avant tout un dieu du vin et des alcooliques, de la végétation arborescente

et de tous les sucs vitaux (sève, urine, sperme, lait, sang),

comme en témoignent ses épiclèses de Φλοῖος / Phloĩos (« esprit de l'écorce »)

ou encore de Συκίτης / Sykítês (« protecteur des figuiers »).

  Il se spécialise ensuite dans la vigne, qu'il est censé avoir donnée aux hommes, ainsi que dans l'ivresse

et la transe mystique.

Ses attributs incluent tout ce qui touche à la fermentation, aux cycles de régénération.

Il est fils de Sémélé, avatar de la déesse phrygienne de la terre, amant d'Ariane,

déesse minoenne de la végétation, et le compagnon des nymphes et des satyres.

Il est également fréquemment associé au bouc et au taureau, animaux jugés particulièrement prolifiques.

Dionysos parlant avec Hermès, un satyre dansant à gauche, vase attique, v. 550-520 av. J.-C., Staatliche Antikensammlungen (Munich)

Il est surtout le père de la comédie et de la tragédie (du grec τράγος / trágos, « bouc »).

C'étaient au départ des sortes d'« illustrations » du culte, qui se donnaient au théâtre grec

au cours des Dionysies,

en présence de ses prêtres

(comme les mystères que l'on jouait au Moyen Âge sur les parvis des cathédrales).

Elles avaient une forme littéraire scandée particulière, le dithyrambe.

Les chants et musiques dionysiaques font appel aux percussions et aux flûtes.

Ils sont dissonants, syncopés, provoquent la surprise et parfois l'effroi.

En ce sens, il est l'antithèse d'Apollon, qui patronne l'art lyrique et l'harmonie.

D'ailleurs les flûtistes (aulètes) étaient perçus comme des bateleurs et non des musiciens,

car l'usage de l'instrument déformait leur bouche,

ce qui heurtait l'esthétique grecque et donnait lieu à des plaisanteries.

Dans la mythologie grecque, Nysa est le lieu montagneux

où les nymphes Hyades auraient élevé le jeune Dionysos,

le « Zeus de Nysa ».

Ce lieu a été diversement situé par les mythographes en Éthiopie, en Libye, en Inde ou encore en Arabie[1] .

Bien que le culte de Dionysos fut introduit en Grèce en provenance Asie mineure

(où l'autoethnonyme des Hittites était « Nesi » et leur langue le « Nesili »),

ces localisations reflètent surtout l'éloignement magique du lieu chtonien mythique.

Le nom de Nysa pourrait être également une invention pour expliquer le nom du dieu.

C'est à son retour de Nysa pour rejoindre les divinités olympiennes

que Dionysos rapporta le vin enthéogène.

Le dithyrambe (en grec ancien διθύραμϐος / dithúrambos, étymologie obscure)

est un hymne religieux chanté par un chœur d’hommes accompagné d'un aulos (hautbois double)

et d'une danse représentant à l'origine l'emprise de Dionysos sur les hommes.

Même si des dithyrambes ont été adressés à d'autres divinités grecques,

il s'agit avant tout d'un chant à Dionysos, dont l'une des épiclèses est Dithyrambos[1].

Par extension, un dithyrambe désigne aujourd'hui une louange enthousiaste, et le plus souvent excessive.

Fichier:Relief flute player Glyptothek Munich.jpg

Joueur d'aulos et sa famille devant Dionysos et Artémis, v. 360-350 av. J.-C., Glyptothèque de Munich

 

 

Suite !!

 

 

 

 

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire
 

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×