Divinisation des empereurs

 

Fichier:014 Nero.jpgNéron (latin : IMPERATOR NERO CLAVDIVS CAESAR AVGVSTVS GERMANICVS), né Lucius Domitius Ahenobarbus le 15 décembre 37 et mort le 9 juin 68, est le cinquième et dernier empereur romain de la dynastie julio-claudienne ; il règna de 54 à 68.

 

 

 

 

 

Le corps de Jules César avait été brûlé le 20 mars 44 sur le Forum, au niveau de la Regia, qui était sa résidence en tant que Pontifex Maximus, et aussitôt après, un autel et une colonne portant la mention Parenti patriae y avait été érigés.

En 42, eut lieu l'apothéose de l'ancien dictateur, et les triumvirs autorisèrent la construction d'un temple à Jules César divinisé, ce qui constituait le premier cas d'adaptation à Rome d'une coutume en faveur auprès des souverains hellénistiques.

Le temple fut dédié par Octave le 18 août 29. Il contenait une colossale statue de Jules César, une comète ou une étoile sur la tête (sidus Julium).

Denier d'argent
temple dédié à DIVO IVL

Document de l'université de Dortmund : http://pharos.cs.uni-dortmund.de

http://www.mediterranees.net/histoire_romaine/empereurs_1siecle/auguste/divinjules.html

 http://fr.wikipedia.org/wiki/Culte_imp%C3%A9rial

Culte impérial

Le culte impérial est une manière d'habituer les habitants de l'Empire, si dissemblables par la culture et les croyances à respecter le pouvoir de Rome à travers un empereur divinisé. Des cérémonies sont organisées en l'honneur de l'empereur. C'est l'occasion pour la communauté de se retrouver dans des processions devant des sacrifices, des banquets et toutes sortes de spectacles.

Auguste et l'instauration du culte impérial

La fonction de grand pontife procure aux empereurs un caractère sacré. De plus dans les croyances populaires, Scipion l'Africain, Marius et Sylla avaient un caractère divin. César a développé autour de lui une légende de divinité prétendant descendre de Vénus et d'Énée. Dès le début de l'Empire, Auguste (-27-+14) met en place le culte impérial. Il fait diviniser César et, en tant que son héritier, il s'élève ainsi au-dessus de l'humanité. Il se dit fils d'Apollon. Il utilise l'iconographie et les écrivains de son temps Virgile et Horace à des fins idéologiques. Les lettres et les arts ainsi sont mis au service de la propagande augustéenne[1]. Il associe aussi toute la communauté au culte de ses ancêtres devenant ainsi le père de tous, d'où son titre de père de la patrie. Auguste refuse d'être divinisé de son vivant. Il laisse cependant se construire des autels des temples qui lui sont consacrés surtout dans l'Orient habitué à considérer ses souverains comme des dieux vivants, à condition que son nom soit associé à celui de Rome divinisé. A Rome, en Italie et dans les camps militaires, on rend hommage à son Genius et à son nom, le numen. Le culte impérial se pratique ici dans des formes proprement romaines. Le mouvement se poursuit après sa mort. Tibère (14-37), son successeur, développe le culte d'Auguste qui a été divinisé officiellement en recevant l'apothéose. Il crée une nouvelle classe de prêtres, les sodales augustales pour rendre les honneurs divins à Auguste et à la famille des Jules. Ce corps était composé de vingt et un membres choisis dans les principales familles de Rome[2]. Le sénat joue un rôle important dans la divinisation des empereurs. C'est en effet lui qui décide si le défunt est bon et digne de l’apothéose.
A partir de Caligula (37-41), tous les empereurs se placent sous les auspices d'un dieu. Caligula, Néron (54-68), Domitien (81-96) sont des empereurs particuliérement mystiques. Très influencés par les courants messianiques venus d'Orient, ils tentent de leur vivant de se faire reconnaître comme des divinités. Ces initiatives restent cependant sans lendemain et après leur mort ces empereurs sont considérés comme des tyrans et voient parfois, comme pour Domitien, leur mémoire condamnée. En revanche Claude reçu l'apothéose. Comme Auguste, ils ont leur clergé spécialisé. Les sodales augustales deviennent les Augustales Claudiales. A la mort de Vespasien (69-79) sont créées les sodales Flaviales, qui deviennent Flaviales Titiales après la mort de Titus (79-81)[3].
Le culte est aussi une manifestation de l’amour pour le roi et de l’admiration pour sa stature. Lors d’une maladie de Caligula, des Romains vouent leur vie pour sa guérison. Les objets de la vie quotidienne sont volontiers ornés d’images qui honorent l’empereur ou sa famille. D'innombrables textes épigraphiques affirment l’attachement au prince[4].

 

 

 

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