Mont Thabor ?

http://fr.wikipedia.org/wiki/Mont_Sina%C3%AF

Les israélites considéraient déjà le Sinaï comme une terre sainte[5], mais des peuplades sémitiques présentes bien avant les hébreux et les égyptiens vénéraient déjà les divinités présentes dans ces montagnes. Dans la littérature rabbinique classique, le mont Sinaï est devenu synonyme de sainteté ; en effet il est dit que : « Lorsque le messie des juifs viendra, Yahweh joindra les monts Sinaï, Tabor et Carmel ensemble et rebâtira le Temple de Jérusalem[6] ».

Le mont Tabor, surplombant les environs, est largement mentionné dans les écrits saints (Jérémie 46/18), (Psaumes 88/13).

Ainsi en est-il aux époques du Premier et du Second Temple, ainsi qu'à celles byzantine et croisée dont les Hospitaliers tiennent la forteresse de 1255 à 1263[1]. Les étonnants vestiges archéologiques découverts en son sommet sont eux aussi de nature ou religieuse, ou stratégique, et parmi eux, des églises, des monastères et des fortifications. On ne retrouve, par contre, aucun reste d'habitation.

Le mont Tabor est mentionné dans les trois principales religions monothéistes.

Tradition juive

Dans la bénédiction que prodigue Moïse à Zabulon et Issachar (Deutéronome 33/19), allusion est faite au mont Tabor, qui représente aux yeux des tribus alentours un lieu saint (Juges 4). À l'époque du Second Temple, on allumait des feux sur le sommet du mont, afin d'annoncer les débuts de mois et les jours de fêtes.

Dans la tradition rabbinique, le mont Tabor a été épargné du Déluge.

Tradition chrétienne

Dans la tradition chrétienne, le mont Tabor est lié au lieu de la Transfiguration. Bien qu'il ne soit pas mentionné dans le Nouveau Testament, le mont Tabor est lié à l'évènement depuis les temps anciens, et l'on trouve, en son sommet, plusieurs vestiges d'églises. Le mont Tabor fut occupé par un nombre non négligeable de moines et d'ermites.

Après la destruction des lieux saints chrétiens du mont au XIIIe siècle, ce dernier est déserté, mais les fidèles continuent, au fil des années, d'y monter, et c'est au milieu des ruines qu'ils viennent se rappeler le miracle de la Transfiguration, fêtée le 6 août.

Au XIXe siècle, des moines franciscains prennent possession des lieux, où ils construisent un monastère,

auquel, en 1919, s'ajoutera la construction de la basilique actuelle.

À partir de l'époque byzantine, et jusqu'à nos jours, le mont Tabor devient un lieu important de pèlerinage, malgré les dangers et les difficultés auxquels sont confrontés les pèlerins, suivant les périodes. Outre le côté religieux, bon nombre de touristes visitent le lieu pour admirer le panorama.

Dans la liturgie catholique, l'autel du Saint-Sacrement est associé au mont Thabor.

 

La basilique de la Transfiguration

La basilique actuelle est construite par les Franciscains entre les années 1919 et 1924, d'après les plans de l'architecte italien Antonio Barluzzi. Ce dernier s'inspire des édifices religieux chrétiens que l'on trouve dans le Nord de la Syrie.

La basilique est composée d'une nef centrale et de deux allées latérales, et est construite sur le tracé des vestiges de l'église de l'époque croisée, bâti par le prince de Galilée Tancrède. La charpente est faite en bois de pin.

Le jour qui s'infiltre à l'intérieur de l'église est là pour rappeler la lumière divine qui entoure Jésus au moment de la Transfiguration, comme il est écrit dans les Évangiles (Matthieu 16/2). Du fait des conditions climatiques et de l'humidité présentes au sommet du mont Tabor, le toit a été recouvert d'une couche d'étain.

La mosaïque centrale, œuvre de l'artiste Vilani, représente Jésus entre Moïse et Élie, face à trois de ses disciples. L'architecte a inséré la construction de la basilique moderne dans les vestiges des constructions antérieures. Les deux tours surmontant l'entrée sont elles aussi construites sur les restes de deux chapelles de l'époque médiévale, chacune d'elles symbolisant Moïse et Élie ; dans la première, sur la gauche, est représenté Moïse tenant les Tables de la Loi sur le mont Sinaï ; dans la seconde, à droite, on voit représenté le prophète Élie lors de sa confrontation avec les disciples du dieu Baal sur le mont Carmel.

À l'entrée, recouvertes aujourd'hui d'une grille, on remarque des marches creusées dans la roche, qui, à l'époque croisée, menaient à la crypte, sur les murs de laquelle on a retrouvé des inscriptions en grec et le dessin de croix.

 

Autres vestiges

Les ruines situées de chaque côté du chemin menant à l'entrée de la basilique sont les vestiges du monastère St Salvador, construit à l'époque croisée par les moines bénédictins, en 1101. Il est difficile aujourd'hui de dater l'ensemble des vestiges.

Le monastère situé sur le mont Tabor est construit en 1873. Il abrite les chambres des moines franciscains, ainsi qu'une salle à manger commune réservée aux pèlerins. Des terrasses latérales, à l'extérieur de la basilique, on peut admirer le panorama sur la vallée de Jezreel, la vallée du Jourdain, les montagnes de Samarie et le mont Carmel.

Au Sud de la basilique on retrouve quelques rares vestiges de l'époque de la grande révolte des Juifs contre les Romains.

Outre la basilique catholique romaine, le mont Tabor est également surmonté d'une église orthodoxe, construite elle aussi sur des vestiges de l'époque croisée. D'après les témoignages historiques, on sait que les Bénédictins de l'époque médiévale cohabitaient avec une communauté grecque catholique.

Au nord-ouest de l'église orthodoxe, on trouve une grotte que la tradition lie à la rencontre entre Abraham et le roi Melchisédech.

 

Suite !!

 

 

 

 

 

 

 

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