Murad IV

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Murad IV

Sultan Murad IV

Murad oğlu Ahmed (« Murad fils d'Ahmed ») dit Murad IV (16 juin 16129 février 1640)

était le sultan de l'empire ottoman du 10 septembre 1623 au 9 février 1640,

connu pour sa restauration de l'autorité de l'État et pour la brutalité de ses méthodes. 

Sultan (nom masculin, de l'arabe : سلطانsoulṭân : domination, autorité ou souveraineté)

est un titre porté par des monarques musulmans depuis l'an 1000 environ.

Un territoire gouverné par un sultan est un sultanat (arabe : سلطنة salṭana).

L'épouse ou concubine d'un sultan, ou un sultan féminin, est appelée une sultane (arabe : سلطانة soulṭâna).

Dans l'ancien Empire ottoman, la mère du sultan régnant est appelée sultane validé.

Histoire

Le premier sultan

Mahmoud et Ayaz
Le premier sultan de l'histoire est ici à droite, serrant la main du Sheikh, avec Ayaz debout derrière lui. Le personnage à droite est Shah Abbas Ier, qui a régné environ 600 ans plus tard. Musée d'Art contemporain de Téhéran, Iran.

Vers l'an 900, le califat abbasside est très affaibli.

Plusieurs gouverneurs de provinces sont déjà transformés en souverains héréditaires, portant le titre d'émir.

Il y a également des émirs contrôlant des territoires plus réduits, une ou quelques cités et leurs environs.

Vers l'an 940, la guerre civile bat son plein.

La dynastie des Abbassides, sur le point de disparaître, est sauvée par les frères Bouyides, qui ramènent de l'ordre dans les provinces centrales, qui sont approximativement les territoires actuels de l'Irak et l'Iran.

Le plus jeune des 3 frères, Ahmad ibn Bouway, s'empare de Bagdad en 945 et reçoit du calife abbasside

le titre d' « amîr al-oumarâ’ » (« émir des émirs »), souvent appelé comme « grand émir ».

Sauvés par les bouyides, les califes abbassides passent dès lors sous leur tutelle.

Issu d'une province abbasside, succédant à l'état samanide, l'Empire ghaznévide est dans sa plus grande phase d'expansion

sous Mahmoud de Ghazni.

Ce chef turkmène, qui gouverne de 996 à 1030, à la tête d'un empire plus grand que les Bouyides, ne reconnaissant nullement

la supériorité de ces derniers,

mais ne voulant pas non plus disputer la place du calife,

choisit donc un autre titre : sultan.

Les Grands Seldjoukides

À la fin de son règne, Mahmoud de Ghazni souffre de la révolte des Seldjoukides dans ses territoires.

Ces derniers, menés par Toghrul-Beg, s'emparent d'une grande partie de l'Empire ghaznévide en 1040.

Ensuite, Toghrul-Beg s'avance vers l'ouest, annexe l'Empire bouyide et mit fin à cette dynastie d'émirs des émirs.

Portant le titre de sultan, Toghrul-Beg et ses successeurs deviennent les nouveaux protecteurs des califes.

D'autres dynasties

L'unité des Seldjouks ne dure pas longtemps.

L'empire éclate en plusieurs états,

dont les souverains de certains portent le titre de sultan comme les Seldjoukides de Roum (1077 - 1307)

ou les Seldjoukides d'Hamadan (1118 - 1194).

Les Ayyoubides, dynastie des sultans qui régne d'Égypte jusqu'en Syrie, fondée par Saladin en 1169,

figurent parmi les sultans les plus connus en Occident.

Saladin commande plusieurs émirs et reçoit des ordres du calife de Bagdad.

Au Maghreb, les monarques du Maroc se nomment « sultans » depuis les Mérinides au XIIIe siècle jusqu'à 1957,

lorsque Mohammed V choisit de porter le titre de « roi du Maroc », pour symboliser l'unité du pays.

Il y eut d'autres souverains se proclamant sultan, de l'Afrique de l'Ouest jusqu'en Indonésie.

Ce titre constitue un emblème à leur attachement à l'islam,

et une reconnaissance à l'autorité religieuse du calife, durant son existence.

Cas particuliers, les sultans ottomans, à partir de l'an 1517,

portent aussi assez souvent le titre de calife.

Les sultanes

La première sultane qui gouverna en son propre nom (il y eut déjà avant elle des sultanes régentes qui gouvernèrent

pour leurs fils en bas âge) est probablement Soultana Razya (1236 - 1240) du sultanat de Delhi.

Elle fit établir écoles, académies, centres de recherches et bibliothèques publiques.

Elle demanda qu'on l'appelle sultan et pas sultana.

Selon elle, sultana est un terme réservé aux épouses et concubines du sultan.

Chand Sultana, plus connue comme Chand Bibi fut régente du pays de son mari, le Bijapur de 1580 à 1590.

Elle fut ensuite régente de son pays natal, l'Ahmednagar entre 1596 et 1599.

Elle maîtrisa plusieurs langues, parmi lesquelles l'arabe, le kannada, le marathi, le persan et le turc.

L'empire ottoman connut une période appelée « Sultanat des Femmes » (kadinlar saltanati en turc) longue de 130 ans environ.

Durant cette période, des mères, voire des grandes-mères de sultan comme Kosem Sultan (1589 - 1651)

avaient gouverné au nom de leurs enfants ou petits-enfants.

 

Murad oğlu Ahmed (« Murad fils d'Ahmed ») dit Murad IV (16 juin 16129 février 1640) était le sultan de l'empire ottoman du 10 septembre 1623 au 9 février 1640, connu pour sa restauration de l'autorité de l'État et pour la brutalité de ses méthodes.

Sultan Murad IV

Biographie

Murad IV est le fils du sultan Ahmet Ier

Début du règne

Amené au pouvoir par une conspiration de palais le 10 septembre 1623, il succéda à son oncle Mustafa Ier à l'âge de 11 ans.

Murad fut longtemps sous le contrôle de ses proches, et durant ses premières années en tant que Sultan-mère (Validé Sultane),

Kösem (Keucème), assura la régence.

L’Empire sombra dans l'anomie : les Safavides attaquèrent l'Empire à plusieurs reprises et envahirent l'Irak,

des insurrections éclatèrent dans le nord de l'Anatolie et en 1631 les Janissaires dévastèrent le palais et tuèrent notamment

le grand vizir.

Murad IV craignant de connaître le sort de son frère aîné, Osman II, décida d’affirmer sa puissance.

Il fit décapiter plusieurs notables, fit étrangler 500 chefs militaires, et exécuter 20 000 rebelles en Anatolie.

Pouvoir absolu et politique impériale

Il essaya d’étouffer la corruption qui avait grandi sous les sultans précédents.

Il y parvint par de nombreux moyens, notamment en limitant les dépenses inutiles.

Il interdit également l’alcool, le café et le tabac.

Il ordonna l'exécution des personnes enfreignant cette interdiction.

Il aurait patrouillé dans les rues et tavernes d'Istanbul de nuit, habillé en civil et surveillant l'application de ses ordres.

Il tuait les soldats qu'il surprenait en train de consommer de l'alcool et du tabac.

Comportement personnel

Poursuivant la « tradition » ottomane de fratricide, Murad IV fit tuer son frère Bayezid en 1635.

Suivirent quelques années plus tard l’exécution de deux autres frères.

Sultan Murad grandit en recevant une bonne formation de la part des enseignants de l’époque.

C’était un bon poète et il écrivait ses poèmes en utilisant le surnom de “Muradi”.

Il avait également appris la calligraphie, dont il était maître, il rédigeait lui-même des firmans.

Il montait très bien à cheval, de plus il pouvait sauter d’un cheval à l’autre. Il maniait très bien l’épée et l’arc.

Il était de grande taille, il avait un visage rond, une peau claire, une barbe noire et touffue, des yeux de couleur azurée

et ses sourcils étaient séparés.

Il avait de larges épaules et il était bien musclé.

Il a rétabli l'ordre dans l'empire.

Beaucoup d'historiens disent que c'est le sultan le plus fort après le temps de Soliman le Magnifique.

 

Succès militaires

D’un point de vue militaire, le règne de Murad IV est remarquable surtout par une guerre contre la Perse durant laquelle

les forces ottomanes conquirent l'Azerbaïdjan et occupèrent Tabriz et Hamadan.

Il accomplit également le dernier grand exploit militaire de l'Empire ottoman en reprenant Bagdad en 1638,

après un siège qui se termina par le massacre de la garnison et des citoyens.

Murad IV commanda lui-même l’invasion de la Mésopotamie et s’avéra un remarquable commandant sur le terrain.

Il fut le dernier empereur ottoman à commander une armée sur le champ de bataille.

Lors de sa campagne en Perse, il annihila les rebelles d'Anatolie et restaura l'ordre dans son État.

Avant sa mort, il conclut une paix avec la Perse en 1639 (le traité de Qasr-i-Chirin),

qui définit encore aujourd'hui le tracé de la frontière turco-iranienne.

Mort

Il mourut à l'âge de 28 ans d'une cirrhose du foie, en 1640.

Sur son lit de mort, il ordonna l’exécution de son frère Ibrahim,

ce qui aurait signifié la fin de la dynastie ottomane

(car Ibrahim était le dernier membre masculin de la famille, après que tous les autres furent exécutés),

mais l’ordre ne fut pas suivi d’effet.

Il est connu par la société turque comme le sultan le plus tyrannique de l'histoire.

 

Le traité de Qasr-i-Chirin ou traité de Zuhab est un traité signé le 17 mai 1639 entre l'Iran séfévide de Safi Ier et l'Empire ottoman de Murad IV. Il met fin à la dernière guerre opposant les deux empires (1623-1639) et, de manière plus générale, à une période de conflit de 150 ans.

L'accord fixe la frontière entre les deux empires :

l'Empire ottoman obtient l'Irak avec Bagdad et Mossoul, les régions arméniennes de Van et de Kars ;

l'Iran reçoit la région d'Erevan et l'Azerbaïdjan actuel[1].

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 Ibrahim Ier

 

Ibrahim Ier

Ibrahim Ier (5 novembre 161512 août 1648), dit Ibrahim le fou fut Sultan de l'Empire ottoman de 1640 à 1648.

Biographie

Ibrahim Ier est l'un des Sultans ottomans les plus connus.

Il fut relâché du Kafes

et succéda à son frère Murad IV à la mort de celui-ci en 1640,

malgré l'ordre que Murad IV avait donné de l'assassiner.

  Il hérita de la cruauté de son frère, mais n'eut pas la capacité à gouverner de celui-ci.

En très peu de temps, il mena son Empire au bord de l'effondrement,

le seul équivalent dans l'Histoire étant l'exemple de Phocas à Byzance.

Probablement mentalement instable - il aurait été neurasthénique - il était également déprimé par la mort de son frère.

Son règne fut essentiellement celui de sa mère, Kösem,

qui n'avait plus d'obstacle pour diriger l'Empire comme elle le voulait.

Ibrahim resta tout d'abord loin de la politique, mais y prit part pour arrêter et exécuter un certain nombre de vizirs.

Il mena une guerre contre Venise et, malgré le déclin de la Sérénissime, la flotte vénitienne remporta des victoires

à travers la Mer Égée, prenant même en Tenedos, la porte des Dardanelles, en 1646.

Le règne d'Ibrahim devint de plus en plus imprévisible

et il fut déposé après un coup d'État conduit par le Grand Mufti.

http://fr.wikipedia.org/wiki/K%C3%B6sem

 Kösem

Fichier:Kosem Sultan - Greek Ottoman cropped.JPG

Kösem (vers 1589 - 3 septembre 1651) fut la favorite du sultan ottoman Ahmet Ier. Mère des sultans Murad IV et Ibrahim Ier,

elle fut l'une des figures de premier plan durant le Sultanat des femmes et devint l'une des femmes les plus puissantes de l'histoire ottomane.

Kösem était d'origine grecque,

fille d'un prêtre de l'île de Tinos.

  Elle y fut ramenée à la mort du sultan Ahmet Ier en 1617, mais y retourna en tant que Valide Sultan lors de l'accession

au trône de Murad IV en 1623.

Elle fut nommée non seulement Valide Sultan, mais également régente durant la minorité de son fils qui n'avait que onze ans

lors de son accession au trône.

Entre 1623 et 1632, elle fut l'une des rares femmes de l'histoire à diriger officiellement et seule

un Empire musulman.

Elle dirigea effectivement l'Empire durant la plus grande partie du règne de Murad IV,

assistant même aux réunions du Divan

depuis derrière un rideau après la fin de sa régence.

Lorsque Ibrahim succéda à son frère en 1640, il se révéla mentalement trop instable pour régner.

Cela permit à Kösem de poursuivre son règne.

Ibrahim fut déposé en 1648 et

Kösem présenta son petit-fils de sept ans, Mehmed IV,

se proclama régente pour la seconde fois

et régna ouvertement entre 1648 et 1651.

C'est la mère de Mehmed IV, Turhan Hatice, qui se révéla être la Némésis de Kösem.

Turhan commanda en effet l'assassinat de Kösem lorsqu'elle apprit que cette dernière était en train de planifier

le remplacement de Mehmed IV par un autre petit-fils ayant une mère plus manipulable.

Kösem fut étranglée avec un rideau par un garde du palais.

En revanche, pour les Grecs orthodoxes, Tinos

est un très important pèlerinage marial (elle est surnommée « île de la Vierge »),

qui attire une foule importante le 25 mars (fête de l'Annonciation)

et surtout le 15 août (fête de l'Assomption).

Elle abrite également une communauté catholique non négligeable, héritage de son histoire.

 

Mythologie

Éole, le dieu du vent

Tinos aurait été, selon la mythologie, l'île d'Éole, le dieu du vent. Cette légende est justifiée par la puissance avec laquelle souffle le vent, et surtout le meltem, sur l'île[2].

Une autre légende fait référence aux serpents, absents de l'île.

Appelée Ophioussa en raison des nombreux serpents qu'on y trouvait,

elle changea de nom lorsque Poséidon envoya des cigognes nettoyer l'île[6].

Histoire

Antiquité

L'île aurait été appelée à cette époque « Idroussa » en raison de l'abondance de ses sources[7],[8].

Athénée fait référence à une source miraculeuse ne se mélangeant pas au vin[9].

Pline l'Ancien écrit à propose de l'île :

« À 1 000 pas d'Andros et à 15 000 de Délos est Ténos, avec sa ville ; elle s'étend dans une longueur de 15 000 pas ;

d'après Aristote, elle fut appelée Hydroussa à cause de l'abondance de ses eaux ; d'après d'autres, Ophioussa. »[10].

Suite !!



 

 

 

 

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