Chaman-

 

Les chefs et les chamans durant les fêtes religieuses,

exécutent deux types différents de cérémonies.

Pendant que les chefs, masqués, font des représentations accompagnées

de musiques et de danses, les chamanes prient les dieux pour une terre fertile et des pluies abondantes.

Les chamanes jouent un rôle important dans la communauté.

Ils sont consultés pour des conseils, mais aussi pour des guérisons.

  Il existe différents niveaux de savoir-faire entre les chamanes, le but étant d'être au plus haut niveau afin de participer à tous les aspects de la vie de la tribu.

Chaman

Le chaman (ou shaman) se représente

comme l’intermédiaire ou l'être intercesseur entre l'Homme et les esprits de la nature.

Il a une perception du monde que l’on qualifie aujourd’hui d’holistique dans son sens commun ou animiste (voir également les théories Gaïa). Le chaman est à la fois « sage, thérapeute, conseiller, guérisseur et voyant ».

Il "est" l'initié ou le dépositaire de la culture, des croyances, des pratiques du chamanisme,

et d'une forme potentielle de "secret culturel".

On le trouve principalement dans les sociétés traditionnelles ancestrales

il arbore des parures et pratique dans le secret.

Chaman toungouse, photo prise en Sibérie vers 1883.
Chamane pygmée.
Peruvian Ayahuasca
Chaman de la Forêt amazonienne

 

Étymologie

Ce terme provient du toungouse (langue de Sibérie) shaman (personne qui possède la connaissance).

  Une confusion avec le sanscrit shramana ou samana (qui désignait des ascètes) a laissé penser que les deux termes avaient une source commune, mais il n'en est rien[1].

Le mot shaman, chamane, saman apparaîtrait pour la première fois en 1672 dans l'autobiographie d'Avvakum Petrovitch,

un dirigeant du clergé conservateur russe, exilé en Sibérie en 1661 par le Tsar Alexis Ier.

"Il obligea un indigène à faire le saman [chamane], c'est-à-dire le devin :
l'expédition sera-t-elle heureuse, et reviendront-ils victorieux ?
 Ce manant de magicien, près de ma cabane,
amena sur le soir un bélier vivant et se mit à pratiquer sur lui sa magie.
Après l'avoir tourné et retourné, il lui tordit le cou et rejeta la tête au loin.
Puis il commença à sauter et danser et à appeler les démons.
Enfin, avec de grands cris, il se jeta à terre, et l'écume sortit de sa bouche.
Les démons le pressaient, et il leur demandait :
'L'expédition réussira-t-elle ?'
Et les démons dirent : 'Avec grande victoire...'
(...) J'eus pitié d'eux : mon âme voyait qu'ils seraient massacrés... Sa troupe a été massacrée..."
(Avvakum Petrovitch, La vie de l'archi-prêtre Avvakum écrite par lui-même, 1672, trad. du russe Pierre Pascal, Gallimard, 1938).

 

Fonction au sein des sociétés traditionnelles

Article détaillé : chamanisme.

Le rôle est assumé par des hommes ou des femmes avec des fonctions très variées dans les sociétés traditionnelles,

incluant la direction de la tribu, l'élaboration et la direction des rituels, la guérison par sa connaissance des plantes

ou une action psychique directe, l'enseignement, le conseil;

ces rôles sont souvent combinés.

Les aptitudes supposées des chamans sont, entre autres, une perception extra sensorielle; des pouvoirs psychiques variables suivant les traditions et l'individualité du chaman (télépathie, prescience, vision à de grandes distances, divination...);

en tant que psychopompe, il relie le monde des morts, l'au-delà,

à celui des vivants par une série de transformations personnelles,

parfois par l'emploi de substances psychotropes, guidés par un chaman plus ancien, selon une relation Maître-Disciple.

Le chamane a acquis une certaine popularité

 pour un public des sociétés modernes en recherche d'expériences mystiques

  ou après la lecture des livres de Carlos Castaneda.

Ainsi, les offres d'initiations chamaniques à base de substance psychotrope comme l'ayahuasca et l'iboga, par exemple,

ont fait la une des journaux, provoquant des débats et une polémique sur leur nocivité éventuelle[2] et les possibles difficultés

que pourraient rencontrer des citadins européens qui s'engageraient aveuglément dans de telles pratiques.

 

Sorcier chaman de Kyzyl, dans le Sud de la Sibérie

 

Nature du chamanisme ?

Étymologie

Le mot chamane ou chaman est connu dès le XVIIe siècle. Il entre officiellement dans la langue française en 1842[2].
Sam est une racine altaïque signifiant « s'agiter en remuant les membres postérieurs ».

Saman est un mot de la langue evenki qui signifie "danser, bondir, remuer, s'agiter".

Dans les dialectes évènes, « shaman » se dit xamān ou samān[3].
Ojun désigne le chamane chez les Yakoutes ; il signifie "sauter, bondir, jouer".

 
L'équivalent turc est kam d'où dérive en russe kamljat, "chamaniser", et kamlanie, "séance chamanique".
Chez les Bouriates, boo murgel signifie « encornement (ou affrontement) de chamane ».
 

L'idée générale est celle d'imitation des espèces animales, notamment celles qui sont prisées à la chasse :

les cervidés et les gallinacés[4].

Suivant Roberte Hamayon, reprise par Bertrand Hell[2], le chamane est soit « celui qui sait »,

soit celui qui « bondit, s'agite, danse ».


Celle-ci se réalise par un échange avec les esprits, lors de la transe

Les traits essentiels du chamanisme, dans les sociétés de chasse, sont :

l’alliance avec les esprits de la surnature, le voyage de l'âme, la gestion de l’aléatoire par le rapport entre chamane et esprits, mais aussi la fluidité, car le chamanisme n’est pas quelque chose de figé puisqu’il intègre.

L’institution chamanique dépasse largement la région sibérienne.

Tous les continents sont touchés et l'on assiste aussi à des mouvements du New-age en Amérique du Nord,

en Europe et en France, avec l’émergence d’un néo-chamanisme.

C'est le monde des dieux et de leurs émissaires, des esprits de toutes sortes,

des maîtres des animaux ou des végétaux, des ancêtres, des morts...

C'est le monde que décrivent les mythes.

 Le chamanisme suppose aussi que certains humains savent établir à volonté une communication avec le monde-autre.

Ils peuvent le voir et le connaître, à la différence des autres hommes, qui ne font que le subir ou le pressentir.

Ce sont les chamanes. Ils sont désignés et élus par le monde-autre.

  Selon Perrin, le chamanisme est donc bien une sorte de religion, à condition de considérer une religion

comme une représentation du monde qui ne peut être séparée des actes découlant de la croyance qu'elle met en place.

Wilhelm Schmidt considère le chamanisme comme de la magie, voire comme une dégénérescence religieuse.

Pour Bertrand Hell, le chamanisme, à l'instar de la possession, est placé sous le signe de l'efficacité pratique et pragmatique,

rejoignant par là Marcel Mauss pour qui la magie est la manipulation des forces immanentes,

alors que la religion s'attache plus à la métaphysique, la transcendance et à un au-delà meilleur.
 

D'autres considèrent le chamanisme comme de la sorcellerie (Roland Dixon), voire comme une imposture entretenus par le chaman.

Suite  !!

 

 

 

 

 

 

 

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire
 

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site