Musée archéologique Grèce! Prenière PIERRE posée par tous et aussi LE SAINT SYNODE !!

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Musée national archéologique d’Athènes
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Façade du musée

Le musée national archéologique d’Athènes (en grec moderne : Εθνικό Αρχαιολογικό Μουσείο)

est le principal musée archéologique de Grèce.

Il dépend directement du Directorat général des antiquités rattaché au ministère grec de la Culture.

Il est dirigé par Nikolaos Kaltsas (2009).

Il possède l’une des plus vastes collections d’antiquités grecques au monde.

Il abrite plus de 20 000 objets datant de la préhistoire à la fin de l'Antiquité

venus de l'ensemble de la Grèce[N 1].

Il est organisé en cinq thèmes plus ou moins chronologiques :

la collection préhistorique (du VIe millénaire à 1050 avant J. C.),

la collection de sculptures (VIIe au Ve siècle av. J.-C.),

la collection de céramiques (XIe siècle av. J.-C. à l'époque romaine),

la collection de bronzes,

et les collections égyptienne et proche-orientale.

Le musée abrite par ailleurs une vaste collection de photographies, une bibliothèque de recherche,

des laboratoires de conservation des objets en métal, terre cuite, pierre et matière organique, un laboratoire photographique

et un laboratoire chimique.

Le musée accueille également des expositions temporaires.

Il dispose d'une salle de conférences, d'une grande boutique[3] et d'un café installé dans un atrium.

 

Histoire

Création

Le « Théséion », qui abrita un temps le musée.

L'Assemblée nationale de Trézène, en 1827, durant la guerre d'indépendance grecque,

vota un article constitutionnel qui interdisait toute exportation d'antiquités.

En 1829, la quatrième Assemblée nationale réaffirma cette interdiction

et le nouveau κυβερνήτης (gouverneur) Ioannis Kapodistrias prit des dispositions légales pour la faire appliquer.

Il décida aussi de fonder le premier musée national archéologique de Grèce le 21 octobre 1829.

 Ce dernier s'installa dans le bâtiment d'un orphelinat sur Égine

et son premier conservateur en chef fut l'érudit corfiote Andreas Moustoxydis.

Dès 1830, un premier catalogue,

réalisé par l'archimandrite L. Kambanis

était publié.

  Le musée suivit le déplacement de la capitale

et fut successivement installé à Nauplie

puis, à partir de 1834, à Athènes dans le « Théséïon »,

la Tour des Vents ou la Bibliothèque d'Hadrien.

 La première des lois grecques concernant l'archéologie, votée en 1834,

prévoyait la construction d'un bâtiment spécifique pour abriter le « Musée public central d'antiquités »,

comme on décida alors de l'appeler.

Cependant, celle-ci tarda, les projets étant refusés les uns après les autres.

L'accroissement des collections, en grande partie dû aux travaux

des écoles archéologiques étrangères travaillant en Grèce,

la rendit encore plus urgente.

Elle commença finalement en 1866[1],[4],[5].

 

Un premier projet fut confié dès 1834 à

Leo von Klenze, l'architecte de Louis Ier de Bavière, père du roi de Grèce Othon.

Von Klenze était l'architecte de la glyptothèque et de la pinacothèque de Munich.

Il s'inspira d'ailleurs de ce dernier bâtiment pour une « Galerie nationale de sculpture »

prévue à l'angle sud-est de l'Acropole (là où fut plus tard érigé le musée de l'Acropole).

Mais, le projet fut jugé trop austère. Von Klenze proposa un nouveau bâtiment, plus imposant,

qu'il appela le « Pantechneion » et qu'il envisageait de construire sur la colline Aghios Athanasios,

dans le Céramique

(là où il avait un temps prévu d'élever le palais royal).

Le projet proposait deux bâtiments asymétriques : un rectangulaire et une rotonde reliés par un portique,

qui devaient rappeler ainsi les Propylées et l'Érechthéion de l'Acropole. Le coût trop élevé du projet en empêcha la réalisation[6],[7].

 Le 24 février 1865, un décret royal de Georges Ier décida de la construction, confiée à l'architecte Panagiotis Kalkos,

d'un « Musée archéologique national[N 2] » sur la colline d'Aghios Athanasios, à partir de plans de Lange.

Les travaux commencèrent, mais l'emplacement, au cœur d'un site archéologique posa problème

et les travaux s'arrêtèrent.

Un terrain fut offert par Eleni Tositsa, à côté de Polytechnique, dans le but de construire le musée.

Un nouveau décret royal fut signé le 23 mars 1866 et

la première pierre fut posée le 3 octobre 1866

en présence du souverain,

du gouvernement, de députés

et de membres du Saint Synode[8].

Le principal changement par rapport aux plans de Lange était la disparition de la colonnade.

Theophil Hansen fut contacté. On lui proposa de poursuivre la construction. Il refusa : il n'aimait pas les plans de Lange.

Il suggéra par contre de tout reprendre à zéro, au sud de l'Acropole, pour un coût de sept millions de drachmes.

L'État grec refusa.

Finalement, son élève Ernst Ziller accepta de prendre la relève.

Il remania les plans de Lange et donna au musée son aspect néo-classique.

Il reprit la proposition qu'il avait faite pour le musée archéologique d'Olympie :

un portique avec quatre colonnes ioniques en façade et une de chaque côté de la porte ;

deux galeries latérales à pilastres carrés terminées par un portique avec un fronton vide

et des statues de terre cuite au-dessus du porche (la marque de fabrique de Ziller).

L'aile sud fut complétée en 1885 et l'aile nord en 1889.

Commencé en 1866, le bâtiment principal fut achevé en 1889 grâce à des financements de l’État grec (qui à partir de 1854 réserva sur son budget annuel la somme insuffisante de 10 000 drachmes),

de la Société archéologique d'Athènes et de mécènes dont Eleni Tositsa qui offrit le terrain,

Dimitrios Bernardakis, un Grec vivant à Saint-Pétersbourg, qui donna 200 000 drachmes en 1856 puis son fils,

Nikolaos, qui offrit 100 000 francs au début des années 1870[1],[3],[7],[9],[10].

Dès les premières années, le musée se révéla insuffisant pour accueillir

des collections toujours plus abondantes.

Une première extension fut réalisée de 1903 à 1906 :

trois salles, conçues par l'architecte grec Anastásios Metaxás, furent ajoutées vers l'est, dans l'axe de l'entrée principale.

À nouveau, elles furent rapidement insuffisantes.

Une nouvelle extension, importante cette fois-ci, fut réalisée entre 1932 et 1939, par l'architecte grec G. Nomikos, toujours vers l'est.

L'extension de 1903-1906 fut démolie et remplacée par un bâtiment de deux étages

où les bureaux et les laboratoires furent aussi installés, ainsi que des réserves en sous-sol.

Il donna au musée son organisation actuelle autour de deux cours intérieures,

avec près de 8 000 m² d'exposition[1],[3],[7],[9],[

En 1890, le collectionneur grec Ioannis Dimitriou fit don de sa collection d'antiquités égyptiennes.

D'autres collectionneurs firent de même : Eleni Stathatou, Konstantinos Karapanos ou Grigorios Empedoklis.

La première présentation des collections fut réalisée par l'éphore des antiquités Panagiotis Kavvadias principalement,

aidé de Chrístos Tsoúntas pour la préhistoire et Velerios Stais pour les petits objets.

Elle était thématique : sculpture, céramique, statuettes en terre cuite et en bronze, inscriptions (maintenant déplacées au Musée épigraphique d'Athènes), collection mycénienne, collection égyptienne.

La taille, relativement petite au début du XXe siècle du musée faisait qu'il était assez encombré :

les stèles étaient par exemple accrochées au mur comme des tableaux[1],[9],[12].

 Ensuite, le directeur du musée Christos Karouzos et son épouse Semni Karouzos réorganisèrent les collections

dans un ordre chronologique (de la préhistoire à la Grèce romaine) en collaboration avec l'architecte Pátroklos Karantinós

qui réorganisa les espaces.

Le musée rouvrit entièrement en 1964. La collection égyptienne fut à nouveau exposée à partir de 1994[1],[13].

Le musée a été fermé du 1er octobre 2002 au 1er juin 2004 pour rénovation,

suite en partie au tremblement de terre de 1999

mais aussi en préparation des Jeux olympiques d'été de 2004[9],[14].

Les salles ont ouvert ensuite petit à petit.

Depuis juin 2008, la collection égyptienne est à nouveau visible.

À cette occasion, les horaires ont été étendus.

Le musée, qui fermait jusqu'alors à 15h, est dorénavant ouvert jusqu'à 20h,

l'objectif étant d'inverser la tendance à la baisse de la fréquentation (-25% entre 2007 et 2008),

mais aussi de répondre aux demandes des agences de voyage qui veulent pouvoir faire « faire »

deux sites ou musées dans la journée à leurs clients dans le cadre de leur voyage organisé[15].

Le 26 février 2009, quatre nouvelles salles, financées par l'Union européenne ont ouvert,

achevant ainsi la rénovation.

Elles exposent 2 500 objets jusque-là en réserve :

idoles en céramique, bijoux en or, objets de verre ainsi que des objets chypriotes et la collection Blastou-Serpieri[16].

En avril 2008, le conseil d'administration a approuvé à l'unanimité un nouveau plan d'extension, en sous sol :

24 000 m²,

principalement de réserves (seuls 2 000 m² seraient consacrés aux expositions.

L'architecte Michael Photiadis, qui a collaboré au nouveau musée de l'Acropole,

suggère depuis (les travaux n'ont pas commencé) une première extension souterraine de 36 000 m²

organisée en trois grandes salles d'exposition, puis une seconde extension,

toujours en sous-sol sous les rues piétonnes[17].

Le musée national archéologique est, avec l'Acropole en 2009 au cœur du conflit qui oppose les employés

contractuels du ministère de la Culture au gouvernement grec.

En contrat précaire, ils demandent leur titularisation.

Le gouvernement se refuse à faire cette dépense de 9,2 millions d'euros.

Les employés manifestent régulièrement devant le musée comme le 18 mars 2009 ou organisent des grèves tournantes

qui obligent à des fermetures des musées et sites à Athènes[18].

 

Suite !!

 

 

 

 

 

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