Fils de Mehmed II Son frère DJEM ! ZIZIM !! Titre de CALIFE !!

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Mehmed II

Lutte de pouvoir après sa mort

À la suite de sa mort, ses deux fils Bayezıd (appelé Bajazet par les Européens),

l'aîné, et Djem (appelé Zizim) se disputent le pouvoir.

Défait à deux reprises, Djem se met sous la protection des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem à Rhodes.

Il est reçu par le grand maître Pierre d'Aubusson le 30 juillet 1482.

Traité avec déférence mais en otage, il est conduit, sous la garde de Guy de Blanchefort, devenu grand maître de la Langue d'Auvergne depuis 1476, d'abord dans le comté de Nice, ensuite dans le Dauphiné, et enfin à Bourganeuf dans la Creuse, siège du grand prieuré d'Auvergne.

Il y restera en captivité de 1486 à 1488 dans la tour construite à son intention, qui porte encore son nom « francisé. »

Pieux musulman (il effectua le pèlerinage de La Mecque et refusa les demandes de conversion par le pape),

fin lettré, traducteur en turc d'une épopée persane, poète à ses heures,

son séjour en France a donné lieu à bien des légendes.

On lui prête à Sassenage (Dauphiné) et dans la Marche des aventures sentimentales invraisemblables

Djem quittera Bourganeuf le 10 novembre 1488 pour être remis au pape Innocent VIII.

Il arriva à Rome le 13 mars 1489 et aura pour résidence le château Saint-Ange

. En 1494, le pape Alexandre VI Borgia sera contraint de le remettre au roi de France Charles VIII, entré en Italie et qui envisage,

depuis le royaume de Naples, une « croisade » en Grèce, possession de l'Empire ottoman.

Djem mourra en 1495 à Capoue, dans des conditions jamais élucidées.

Il fut probablement empoisonné à la demande de son frère qui accepta de payer une somme pharaonique.

Sa dépouille mortelle sera ramenée en Turquie pour être inhumée auprès de ses parents. 

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Bayezid II

Bayezid II

Bayezid II le Juste (Sultan Bayezid Adlî) (en turc, adlî signifie légal), connu en France sous le nom de Bajazet II,

(né le 3 décembre 1447 à Dimetoka, aujourd'hui Didymotikhon - mort le 26 mai 1512 à Chekmece, près de Dimetoka),

fut le huitième sultan ottoman, de 1481 lorsqu'il succéda à son père Mehmed II Le Conquérant à 1512,

lorsqu'il fut destitué par son fils Selim.

Quand il monta sur le trône, l'Empire ottoman avait une superficie de 2 214 000 km², dont 1 703 000 km² en Europe et 511 000 km² en Asie ; à sa mort, le territoire ottoman avait une superficie d'environ 2 375 000 km².

Bayezid II eut huit épouses, huit fils (Mahmud, Ahmed, Seyidsah, Selim, Mehmed, Korkud, Abdullah et Alimsah.

Ahmed était le successeur désigné) et six filles.

Jeunesse

À l'âge de sept ans, il fut nommé gouverneur de la ville d'Amasya, centre culturel depuis le règne des Seldjoukides ; son conseiller s'appelait Hadım Ali Paşa.

Épris de savoir, Bayezid apprit l'arabe, le persan, la théologie, la philosophie et les mathématiques.

Amateur de poésie, il recevait les poètes les plus réputés.

Il rendit aux institutions religieuses les biens que son père avait confisqués au profit de l'État, ce qui lui a valu le surnom de Sofu (le Pieux).

Il fit enlever toutes les peintures que des artistes italiens avaient exécutées au cours du règne de Mehmed II.

Comme sultan, il travailla à améliorer le fonctionnement des institutions politiques à l'intérieur de son Empire.

Lutte contre son frère Djem

Il dut aussi combattre les ambitions de son frère Djem

(turc : Cem, prononcé Djem), appelé « Zizim » par les Européens.

Ce dernier se réfugia auprès des chevaliers de l'ordre des Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem à Rhodes.

À défaut de pouvoir faire assassiner son frère, Bayezid paya une pension aux chevaliers afin qu'ils gardassent Djem prisonnier.

Celui-ci servit de moyen de pression sur le sultan pour les souverains occidentaux et les papes.

D'abord ils réclamèrent la pension sous peine de libérer Djem qui redeviendrait ainsi un adversaire.

Cette menace brandie sur Bayezid le retint d'intervenir en Méditerranée occidentale et en Europe.

Le prince ottoman finit sa vie à Bourganeuf dans la Tour Zizim construite à son intention, puis à Naples où il meurt en 1495.

Certaines sources laissant entendre que Bayezid serait parvenu à le faire empoisonner : bien que ce ne soit sans doute pas vrai,

le sultan en fut en tout cas terriblement soulagé.

Règne

L'Empire ottoman connut de nombreuses guerres pendant le règne de Bayezid, sans toutefois s'agrandir de manière significative.

Il prit l'Herzégovine sous son contrôle direct en 1483.

Au Sud, il entra en conflit avec les Mamelouks d’Égypte qui étendaient leur territoire vers le nord jusqu'à Adana (1488).

Les Ottomans durent se résigner à la conclusion d'une paix en mai 1491, paix qui dura jusqu'à la mort de Bayezid.

Il autorisa en 1492 les Juifs d'Espagne, victimes des persécutions de l'inquisition espagnole, à s'établir en Turquie, en sauvant ainsi la vie de 3 000 000 de Juifs. Il envoya la marine turque en Espagne pour les recueillir.

Avec la construction de nouveaux bateaux et le recrutement de corsaires expérimentés,

les frères Arudj et Khayr ad-Din Barberousse entre autres, il se dota d'une force navale qu'il opposa avec succès aux Vénitiens,

leur prenant les villes de Coron, Lépante, Modon et Durazzo entre 1499 et 1502.

Il conduisit lui-même le siège de Modon.

Il fit la guerre aux Hongrois, mais comme avec les Mameluks, il dut signer la paix en 1503.

Sur le front perse la bataille de Shurur (1502) avait amené au pouvoir le chah Ismaël.

Celui-ci représentait un danger pour le sultan à cause de la propagande chiite dans les régions kurdes.

Les forces destinées à maintenir la frontière Est furent subverties par les trois fils aînés du sultan qui s'en servirent pour le combattre.

En 1509, Istanbul a été en grande partie détruite par un tremblement de terre.

Une politique systématique de peuplement turc a été menée dans la ville et dans toute l'Europe balkanique.

Il y a aussi été fait appel à des non Turcs et à des non Musulmans, de façon à donner à la ville un aspect et une activité dignes d’une grande capitale.

Les dernières années du règne de Bayezid II sont marquées par les progrès de l’administration turque.

Les traités de paix avec ses voisins lui donnèrent les moyens de combattre les rébellions des tribus turcomanes en Anatolie.

Malgré cela les rebelles parvinrent à tuer le grand vizir Ali Pacha au cours des combats.

Lutte avec ses fils

Bayezid avait désigné Ahmed, l'aîné de ses fils comme successeur, mais son incapacité à maintenir l'ordre en Anatolie incita son fils Selim, à entrer en rébellion avec l’aide des janissaires à partir de 1509.

Ahmed remporta une victoire sur son frère Selim avec l'aide de troupes safavides et il marcha vers Istanbul pour tirer profit de sa victoire. Selim organisa une révolte en Thrace mais fut battu par Bayezid et dut se réfugier en Crimée.

Bayezid se mit alors à craindre son fils Ahmed, lui interdit d'entrer à Istanbul et le fit tuer.

Selim de son côté en profita pour revenir de Crimée.

Toujours avec l'aide des janissaires il vainquit son père et finit par le contraindre à l'abdication le 24 avril 1512.

Bayezid est mort un mois plus tard en se réfugiant à Dimetoka.

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Selim_Ier

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Selim Ier

Selim le Terrible
 

Selim Ier (Yavuz Sultan Selim Han) dit « le brave » ou « le terrible » (en turc : yavuz, brave; hardi; audacieux) (né le 10 octobre 1470 à Amasya - mort le 20 septembre 1520 à Constantinople)

fut le 9e sultan de l'empire ottoman et le premier à porter le titre de calife[1] (à partir de 1517). Il succéda à son père Bayezid II.

Il a eu quatre filles et un fils nommé Suleyman, plus connu sous le nom de Soliman le Magnifique, qui lui succéda à sa mort.

Biographie

Nommé par son père Bayezid II, gouverneur de Trébizonde, Selim met à profit cette fonction pour se familiariser avec l'administration et pour mener quelques campagnes militaires victorieuses.

Très proche des janissaires dont il adopte partiellement le costume, il est considéré comme frugal et économe, très religieux et rusé.

Il a organisé un réseau d’espionnage efficace dans tout le pays et dans les pays voisins.

Il fait la conquête d'une partie de la Géorgie, correspondant aux provinces de Kars, de Erzurum, et de Artvin

Prise du pouvoir

L'année suivante, Selim entre en rébellion contre son père, qu'il finit par contraindre à l'abdication avec l'aide des janissaires en 1512.

Il tue ses frères et neveux pour éliminer tout prétendant au trône.

Il donne la preuve de son intransigeance en exécutant devant leurs hommes, deux officiers ayant montré des signes d'insubordination.

Unification de l’Anatolie

Il ne rompit pas la paix avec les puissances chrétiennes, en revanche à l’est les Safavides iraniens constituaient

un danger pour l’Empire ottoman.

Ismaïl Ier diffusait le chiisme que Selim considérait comme une horrible hérésie.

Le but de Selim était d’éliminer les Safavides et de rétablir ainsi l’unité des musulmans.

Le 23 avril 1514 il partit vers Sinop et y laissa un détachement de 40 000 soldats et partit en campagne vers Iran avec le reste de l’armée soit 100 000 soldats.

L’armée d’Ismaïl comprenait elle aussi 100 000 hommes mais était beaucoup moins bien équipée et surtout l’artillerie ottomane était très supérieure. La bataille eut lieu à Tchaldiran (turc: Çaldıran dans la province de Van) le 23 août 1514.

Les ottomans sortirent vainqueurs. Le Chah put s’échapper.

Selim fit massacrer 40 000 alevis, considérés comme hérétiques dans ses États.

Des mesures sévères de répression du chiisme furent prises et les historiens turcs disent qu'elles furent « efficaces ».

Erzincan et Bayburt furent envahis et la forteresse de Kemah (près d’Erzincan) fut prise. Selim continua son avancée et entra dans Tabriz. Tout l’est de l’Anatolie passa sous la domination ottomane.

Le 15 septembre 1514, Selim se retira de Tabriz pour se diriger vers le Karabakh (Karabağ),

mais il préféra se replier sur Amasya pour y passer l’hiver.

En juin 1515, Selim voulut abolir le beylik des Dulkadir (Dulkadiroglu), le bey s’y refusa bien qu’il fût le grand père maternel de Selim.

Son opposition fut balayée lors de la bataille du Mont Turna (Turnadağ dans la province de Kahramanmaraş) le 12 juin 1515.

Conquête de l'Egypte

L'Empire Ottoman en 1520.

Les Safavides s’allièrent avec les Mamelouks du Caire.

En apprenant cela Selim partit aussitôt en campagne vers l’Égypte (juin 1516).

Le 27 août la citadelle d’Antep (aujourd’hui Gaziantep en Turquie) se rendit

ainsi que celle de Besni (dans la province d’Adiyaman).

La bataille eu lieu à Marj Dabiq au environs d’Alep (Syrie).

Deux ans exactement après la bataille de Tchaldiran, ce sont cette fois les Mamelouks qui sont écrasés par la supériorité des armées ottomanes.

Le sultan mamelouk Qânsûh al-Ghûri est tué et le calife abbasside al-Mutawakkil III est fait prisonnier.

Selim entra dans Alep le 28 août 1517.

Le jour suivant les prières furent dites en son nom, le déclarant calife.

Une campagne éclair lui fait prendre la Syrie et le Liban, il traverse le désert du Sinaï en 13 jours.

Il battit les Mamelouks une nouvelle fois aux environs du Caire à la bataille de Ridaniya le 24 janvier 1517.

Le dernier sultan mamelouk est exécuté le 13 avril.

Le 6 juillet la Mecque et Médine étaient territoires ottomans.

Le calife al-Mutawakkil abdiqua en faveur de son père al-Mustamsik.

Ce dernier remit dans les mains de Selim les insignes du pouvoir califal.

Selim envoya à Istanbul les objets sacrés (turc : Emanat-ı Mukaddes)

l'épée, la robe, l'étendard et des dents du prophète et transforma Istanbul en centre du califat[2].

Il resta encore au Caire pendant huit mois et revint à Istanbul le 25 juin 1518.

Sur les mers

Selim se contenta de soutenir les frères Barberousse Arudj puis Khayr ad-Dîn en leur fournissant des navires.

Vers 1518, Khayr ad-Dîn Barberousse eut alors l'idée de s'allier complètement à l'Empire Ottoman.

Il fit allégeance au sultan Selim Yavuz qui lui donna la titre de pacha et de beylerbey avec une troupe de 2 000 hommes munis d'artillerie puis même de 4 000 volontaires ayant le statut de janissaires.

La domination turque sur l'Algérie et la Tunisie ne sera complète que sous le règne de Soliman.

Selim Yavuz est mort le 20 septembre 1520 d'un cancer à cinquante ans alors qu'il préparait une expédition contre l'île de Rhodes.

Son fils Soliman le Magnifique lui succéda.

Précédé parYavuz Sultan Selim HanSuivi par
Bayezid II
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(1512 - 1520)
Soliman le Magnifique

 Suite !!

 

 

 

 

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