Gorgone à Sousse S3

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La médina de Sousse est une médina tunisienne, cœur historique de Sousse, inscrite depuis 1988 au patrimoine mondial de l'Unesco[1],[2].

Sousse est considérée comme un exemple typique des villes des premiers siècles de l'islam au Maghreb. Elle conserve ainsi sa kasbah et ses remparts mais également sa Grande mosquée, son ribat et la mosquée Bu Ftata, un édifice militaire et religieux.

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La médina de Tunis est également inscrite sur la liste du patrimoine mondial.

Médina

Article détaillé : Médina de Sousse.
Kasbah dominant les toits de la médina
Aperçu des remparts de la médina

La médina de Sousse, tout comme celle de Tunis, est classée au patrimoine mondial de l'Unesco (inscrite en 1988)[8]. L'un des éléments qui la distinguent est l'emplacement de la principale mosquée qui n'est pas au centre de la ville. Comme le ribat, elle était chargée de protéger le bassin artificiel de l'arsenal, ce qui explique son allure militaire.

Le ribat a vu le jour durant le règne de la dynastie des Aghlabides (821) mais, après l'édification des murs de la ville en 859[9], perdit peu à peu sa fonction militaire. Alors qu'à l'étage se trouve une petite mosquée, le sous-sol est aménagé en divers locaux et magasins alors que des traces d'une presse à olives subsistent. L'imposante entrée flanquée de deux piliers de style corinthien est conçue comme une double porte, ce qui permettait de bloquer l'accès à la forteresse. Quant à la kasbah, elle se situe dans la partie la plus haute de la médina et date de l'année 844[9]. En 853, un phare de 30 mètres de haut est baptisé du nom d'un eunuque du souverain aghladide Ziadet-Allah Ier (Khalaf El Fatâ). C'est dans ses murs qu'est logé le Musée archéologique de Sousse depuis 1951[10].

 

Édifices religieux

Grande Mosquée]

Article détaillé : Grande Mosquée de Sousse.
Aperçu de la Grande Mosquée

D'après l'inscription figurant sur la façade intérieure en style kufi, la Grande Mosquée aurait été bâtie autour de l'an 236 de l'hégire (soit entre 850 et 851)[11] par le souverain aghlabide Aboul Abbas Ier. La salle de prière a été agrandie en trois étapes entre 894 et 897 en direction du mur de la qibla. Le pavillon coiffé d'une coupole situé à l'angle nord du bâtiment et qui tient lieu de minaret est un ajout ultérieur, contrairement à l'opinion de Creswell, de la première moitié du Xe siècle. En effet, cette coupole est déjà mentionnée dans la biographie du juge soussien El Hassan Ben Nasr El Soussî mort en 952 :

« À la période du marché annuel, lorsque les Kairouanais venaient au ribat, il [le juge] avait l'habitude de s'asseoir sous la coupole (kouba) de la Grande Mosquée de Sousse à partir de laquelle on appelait à la prière et d'où on dominait les portes permettant l'accès à la mer. Lorsqu'il voyait un homme venir avec un jeune à ses côtés, il le laissait venir. Si le jeune était avec son père ou un autre parent, il le laissait passer. Quand il [le juge] suspectait [l'homosexualité], il l'arrêtait de disposer librement du garçon[12]. »

Mosquée Bu Ftata

Inscription sur la façade de la mosquée Bu Ftata

La plus ancienne mosquée de la ville se trouve à proximité de la porte sud, plus précisément à la lisière des souks. La mosquée Bu Ftata bâtie entre 838 et 841[13] porte la plus ancienne inscription sacrée de style kufi en Afrique du Nord sur la façade extérieure du bâtiment. Selon la tradition suivie par le souverain aghlabide Aboul Affan, cette petite mosquée mesure seulement huit mètres de côté et porte le nom de l'affranchi Bu Ftata.

Médersa El Zaqqaq

À proximité de la Grande Mosquée, dans la rue de Sicile où les quartiers résidentiels de la médina rencontrent les souks, se trouve la médersa El Zaqqaq qui est flanquée de sa propre mosquée surmontée d'un minaret de style turc. Selon la tradition locale, cette ancienne école porterait le nom de l'érudit marocain Ali ibn Kasim El Zaqqaq (mort en 1506 à Fès). Il est cependant probable que son nom provienne de celui d'un érudit local moins connu, Abou Jaafar Ahmed El Zaqqaq, qui vécut à la fin du IXe siècle. Les élèves étaient logés dans les petits bâtiments de l'école et y étudiaient le Coran, la grammaire et la rhétorique. À l'origine, il s'agissait sans doute d'une maison privée qui, sous le règne des Hafsides, fut transformée en école.

Synagogue Keter Torah

La synagogue Keter Torah, fondée par le rabbin Yossef Guez, grand rabbin de Tunisie de 1928 à 1934, est la seule synagogue de la ville, où l'importance de la communauté juive s'est considérablement réduite[14]. Cette communauté compte en 1946 3 530 membres, dont il ne reste plus que 36 en mai 2006[14].

 La ville de Sousse est desservie par une ligne de chemin de fer régional, le Métro du Sahel, reliant Sousse à Monastir et Mahdia. La longueur totale de la ligne est de 97 kilomètres.

 

 

 

Mahdia
Logo commune Mahdia.svg

Mahdia (arabe : المهدية) est une ville côtière tunisienne située à environ 200 kilomètres au sud de la capitale Tunis. Chef-lieu du gouvernorat du même nom,

Si le centre historique se situe sur la presqu'île, la ville s'est étendue vers l'intérieur des terres avec les quartiers d'Hiboun et de Zouila notamment.

 

Suite !!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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