Les esprits au grand jour

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Mus%C3%A9e_national_arch%C3%A9ologique_d'Ath%C3%A8nes

Fresques de Théra 


Les fresques polychromes d'Akrotiri, sur Santorin, ainsi que de la vaisselle, des armes et des outils sont exposés en haut de l'escalier au premier étage, salle 48.

Akrotiri fut détruite à son apogée au XVIe siècle av. J.-C. et est considérée comme une « Pompéi » de l'Égée.

  Elle fut alors recouverte par une épaisse couche de pierre ponce

conservant intactes ses maisons à étages.

Elle était alors sous influence minoenne

(motifs décoratifs sur les céramiques, fresques murales et adoption du Linéaire A).

Les fresques ont été découvertes lors des fouilles des années 1967-1974 par Spyridon Marinatos :

la fresque du « printemps » (avec des crocus et des hirondelles) couvre trois murs

mais la plus célèbre est celle dite des « boxeurs ».

Elles ont été peintes sur des murs recouverts de plâtre humidifié, ce qui a permis leur conservation.

Quelques détails furent ajoutés après séchage.

Les céramiques présentes dans cette salle sont des vases polychromes à motifs floraux (lys, crocus)

et animaux (chèvres, dauphins), motifs importés du continent ou de Crète.

On peut aussi voir la reconstitution d'un lit et d'un panier[39],[40],[41].


 

Céramiques

Le premier étage (salles 49 à 56) expose des céramiques et des petits objets.

En plus d'une présentation chronologique des céramiques antiques (du XIe siècle av. J.-C. à l'époque romaine),

les objets sont regroupés pat thèmes :

sanctuaires importants (salle 52), coutumes funéraires (salle 53)

et la femme et l'enfant (salles 55 et 56)[42].

Plan du premier étage.

La salle 49 est consacrée aux céramiques attiques allant de la fin de l'époque mycénienne à l'époque géométrique.

Elles permettent de voir la disparition progressive des décors naturalistes qui laissent la place à des formes géométriques.

Les soixante-huit vases trouvés dans la tombe, dite « d'Isis » en raison de la présence

d'une statuette de cette déesse, à Éleusis

 sont représentatifs de la période protogéométrique (Xe siècle av. J.-C.)

où les motifs sont faits uniquement de lignes, losanges ou cercles.

L'une des pyxides contenait une substance blanche à base de kaolin qui aurait pu avoir une fonction cosmétique.

Au géométrique, la figure humaine réapparaît, stylisée.

Les vases du Maître du Dipylon (appelés ainsi car son atelier se trouvait

près de cette porte monumentale d'Athènes)

 ou ceux du peintre de Hirschfeld en sont des exemplaires caractéristiques[42],[43],[44].

 

La salle 50 présente la production de céramique provenant des autres régions de Grèce ainsi que des vases de « style orientalisant ».

On y trouve la statuette féminine en terre cuite qui a servi de modèle

pour une des deux mascottes des Jeux olympiques d'Athènes en 2004,

en l'occurrence « Athiná ».

On peut aussi y voir des terres cuites de Thessalie, Santorin ou Chypre.

  La salle suivante (no 51) propose des vases provenant

des Cyclades en général, de Paros en particulier, de Corinthe,

d'Eubée et d'Attique et présentant les premières figures noires

comme l'amphore du peintre de Nessos (VIIe siècle av. J.-C.)[42],[44],[45].

La salle 54 permet de suivre le passage des figures noires aux figures rouges, à la charnière des VIe et Ve siècles av. J.-C.,

peut-être à l'initiative du peintre d'Andokidès qui travaillait à ce moment-là au Céramique à Athènes.

Cette salle expose des vases d'Euphronios et de Douris ainsi que des rhytons en forme de tête d'« Éthiopiens ».

La salle suivante (no 55) expose la pélikè du peintre de Pan (470 avant J. C.) représentant Héraklés tuant Busiris et des céramiques à fond blanc (principalement des lécythes).

Enfin, la salle no 56 propose des céramiques à figures rouges (Ve et IVe siècles av. J.-C.) provenant d'Attique, de Béotie et de Corinthe ainsi que des céramiques de la fin du IVe siècle av. J.-C., polychromes et foisonnantes de détail,

dites du « style de Kerch » (en Crimée).

Des scènes de compétitions sportives ornent des amphores attiques.

On peut aussi voir un épinétron (objet servant à filer que les femmes posaient sur leur cuisse), des amphores panathénaïques (prix pour les vainqueurs de ces compétitions) et des gobelets servant aux Anthestéries (fêtes en l'honneur de Dionysos)[42],[48],[49].

Collection égyptienne

Les salles 40 et 41 du rez-de-chaussée, très peu fréquentées et systématiquement évitées par les groupes en visite guidée[50],

sont consacrées à la collection égyptienne du musée, la seule collection de ce type en Grèce.

Elle a été offerte principalement par deux Grecs installés en Égypte, Ioannis Dimitriou, originaire de Lemnos

mais qui vécut à Alexandrie et qui fit don de sa collection entre 1880 et 1885, et Alexandros Rostovitz du Caire,

qui fit de même en 1904[50],[51].

La collection, du Ve millénaire avant J. C. à 354 de notre ère, organisée de façon chronologique

par l'ancien conservateur Perikles Kourachanis, propose des papyrus, des hiéroglyphes, des vases canopes, des scarabées,

des sarcophages et des momies,

ainsi qu'une statue assise du scribe royal Rahotep et une statuette d’Hapi.

Certaines statues rappellent les liens entre l'Égypte et la Grèce.

Celle de la princesse Takusit (715 avant J. C.) est très proche plastiquement des korai,

tandis que le buste d'Alexandre le Grand évoque l'Égypte hellénistique.

On peut aussi voir une statue d'Isis provenant d'un temple à Marathon et des portraits du Fayoum[50],[51].

 http://fr.wikipedia.org/wiki/Civilisation_minoenne

La civilisation minoenne se développe en Crète de 2700 à 1200 av. J.-C..

Tirant sa dénomination du nom du roi légendaire Minos, elle a été révélée par l'archéologue anglais Arthur John Evans

au début du XXe siècle.

Située à équidistance de la Grèce, des Cyclades, de Rhodes et de la Libye,

la Crète marque la limite sud du bassin égéen

et a de tous temps été un carrefour entre Europe, Asie et Afrique[

 

Une nouvelle chronologie fut proposée en 1958, à Hambourg, par l'archéologue Nikolaos Platon.

Ce nouveau système repose sur les principales phases de la vie du complexe palatial de Cnossos.

Pour Platon, le premier palais remonte à -2000 avant d'être détruit vers -1700.

Reconstruit, il est à nouveau détruit vers -1400, peut être à la suite de l'explosion du volcan de Santorin.

  Cette datation, désormais largement répandue[6], adopte une chronologie et une terminologie quelque peu différente de celle d'Evans.

Selon Platon, le Néolithique s'arrête en -2600.

La période allant de l'introduction du cuivre à la construction des premiers palais de Cnossos,

Phaistos et Malia est décrite comme pré-palatiale.

 La période proto-palatiale s'étend de la construction des palais à leur destruction vers -1700.

La période néo-palatiale s'étend de leur reconstruction à jusqu'à la destruction finale de Cnossos vers -1400.

La période suivante, post-palatiale ou mycénienne, est celle de l'abandon des principaux palais,

et se termine avec la conquête de l'île par les Doriens.

 

 

Écriture hiéroglyphique linéaire. Le texte est écrit à l'encre à l'intérieur d'une coupe

 Fichier:Diskos.von.Phaistos Detail.1 11-Aug-2004 asb PICT3372.JPG

 

Suite !!

Minoen

 

 

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