Europe sur le Taureau blanc

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Étymologies

L'Enlèvement d'Europe, Antonio Marziale Carracci.
L'enlèvement de la nymphe Europe par Zeus sous la forme d'un taureau est un mythe, qui donnera nom à un continent et à des peuples.

Europé (en grec ancien Εὐρώπη / Eurṓpē) aurait, selon la mythologie grecque comme parents Agénor, roi de Tyr, et Téléphassa, qui eurent quatre enfants : Europé étant la seule fille. Celle-ci avait donc trois frères : Cadmos, Phénix et Cilix.
Une autre tradition ferait d'Europé la sœur de Libyé.

D'autre part, dans la mythologie grecque, plusieurs Europé sont connues :

C'est le mythe d'Europe, d'origine crétoise, qui récite l'enlèvement divin d'Europé. Cette légende raconte que la princesse phénicienne jouait sur le bord de mer lorsque Zeus se métamorphosa en un taureau blanc pour la séduire et l'emporter sur l'île de Crète. Elle y aurait donné naissance à trois fils : Minos, Rhadamanthe et Sarpédon. Zeus maria ensuite Europé à Astérion, futur roi de Crète, qui éleva les fils de Zeus.

Selon Hérodote, elle fut à l’origine de la dénomination d’un continent que, pourtant, elle n’abordera pas. En effet, Europé passa d'Asie Mineure en Crète, et de Crète en Lycie. Alors qu'il refusait le vieux mythe crétois, Hérodote considérait l'Europe, qu'il assimile de préférence à la Grèce, comme un prolongement en opposition avec la Libye, l'Afrique, et l'Asie. En plus de sa localisation, Hérodote soupçonne vigoureusement l'assignation au continent européen du nom d'une phénicienne[réf. nécessaire].

Carte de la Thrace antique indiquant la province d’Europe.

Cependant, le nom « Europe » attira l'attention et fut analysé sous divers angles et controversé.
L’analyse la plus répandue de ce mot le considère comme une composition des mots grecs eurýs (εὐρύς, « large »), la racine Ok, « œil » ; ṓps, (ὤψ, « le regard », qui finit par se généraliser dans le sens d'« aspect ».
La première mention connue du mot provient néanmoins d'une stèle assyrienne qui distingue les rivages de la mer Égée par deux mots phéniciens : Ereb, le « couchant », et Assou, le « levant ». L'origine des noms grecs Eurôpê et Asia se trouve vraisemblablement dans ces deux termes sémitiques[3]. Les marins phéniciens désignaient ainsi les deux rives opposées de la Grèce actuelle et de l'Anatolie (Ἀνατολή signifiant pareillement, en grec, le levant). En grec, dans un hymne à Apollon datant d’environ 700 avant notre ère, Eurôpê représente encore, comme Ereb, le simple littoral occidental de l’Égée. La mythologie grecque perpétue l’origine sémitique du mot en en faisant le nom d’une princesse phénicienne.

Dans son acception géographique, le mot a signifié d'abord la Grèce continentale. La première fois que le terme « Europe » est mentionné dans les écrits pour désigner un continent, c'est vers 590 avant J.-C par Hésiode dans sa Théogonie. Depuis l'année 500 avant J.-C, sa signification comprend toutes les terres au Nord[réf. nécessaire].

Au Ier siècle, Varron[4] évoque une bipartition du monde au niveau du Bosphore, les parties situées au nord-ouest du détroit constituant l’Europe, celles situées au sud-est, l’Asie.

Au IVe siècle après J.-C., le mot « Europe » désigne l’une des six provinces du diocèse de Thrace,

Plus au Sud, vient celui de la civilisation romaine, héritière de l’influence de l’hellénisme. Les Romains sauront emprunter dans cette richesse, l’adapter et construire à leur tour : « Les Romains se sont inspirés des textes grecs mais ils les ont peu traduits. Ils adaptent, repensent, réécrivent dans le cadre de leurs références culturelles (Rémi Brague dans voie romaine). » Horace écrivait que « la Grèce captive captiva son farouche vainqueur et introduisit les arts dans le rustre Latium ». Les Romains ont été défini l'humain à partir de l'homme avec Cicéron, ce qui sera le propre de l’humanisme, mais à partir de la divinité des dieux puis christianisée avec Constantin et Théodose. L’avènement du christianisme et son implantation progressive de Rome sur toute l’Europe mettra fin au paganisme antique. La constitution de l'Empire romain marqué par « Rome, Athènes et Jérusalem permettent une unité européenne dont le centre politique et économique est la Méditerranée, et dont les langues administratives sont le latin et le grec.

 À l'est, l'Empire romain d'Orient, ayant pour capitale Constantinople, subsiste et métamorphose en un empire chrétien d'Orient où les habitants s'éternisent à se considérer « Romains ». « La romanité a aussi été revendiquée par Byzance, en tant que continuation de l’Empire romain, et seconde Rome[10]. Et c'est ainsi que les Romains sont devenus les souverains de l'Europe.

 Cette union entre pouvoir temporel et religieux vise à réunir l'Europe sous un empire chrétien qui rappelle l'unité de l'Empire Romain. De son vivant, Charlemagne se fait appeler Pater Europae (« père de l'Europe »), et parfois Europa vel regnum Caroli (l'Europe, ou le royaume de Charles).

 

L'empire byzantin, chrétien mais de culture essentiellement grecque, connaît d'importantes fluctuations de sa force et par conséquent de l'emprise de son territoire. Celui-ci s'étendra à son apogée sur une grande partie du rivage méditerranéen, d'abord sous Justinien, puis sous les empereurs macédoniens, du IXe au XIe siècle.

La montée en puissance des musulmans, puis le schisme de 1054 entre le catholicisme et l'orthodoxie - suivi d'une croisade dirigée en 1202 à son encontre - affaiblissent l'empire d'Orient. Il est dépecé morceau par morceau par l'empire ottoman avant de disparaître lors de la chute de Constantinople en 1453.

C'est le terme de Chrétienté qui, durant quelques siècles, unit culturellement la plupart des Monarchies Européennes Catholiques (Avec par exemple les croisades) alors que le mot Europe disparaît des propos et des esprits.

 

La domination politique et économique de l'Europe sur le reste du monde s'est affirmée après qu'elle a bouleversé son économie lors des révolutions industrielles, développant sa productivité et amorçant une forte explosion démographique. Leur avance technologique, et notamment militaire, permit aux pays européens, en concurrence les uns contre les autres, d'étendre leur emprise sur les autres continents. Cette colonisation connut son apogée au début du XXe siècle (cet apogée s'achève en 1914), avant que les deux guerres mondiales ne bouleversent l'ordre établi.

La Seconde Guerre mondiale et la domination nazie laissent l'Europe exsangue. Alors que la suprématie des pays européens occidentaux disparaît au profit de deux nouvelles superpuissances (les États-Unis et l'Union soviétique), des rébellions se développent dans les colonies, aboutissant à l'indépendance de nombreux pays, notamment au cours du troisième quart du XXe siècle.

Parallèlement, alors que l'excédent démographique de l'Europe était tel qu'elle constituait un réservoir d'émigration massive tout au long du XIXe siècle et au début du XXe siècle, les pays du continent furent confrontés à une stabilisation, voire une régression démographique à partir de la Première Guerre mondiale. Cela, combiné au développement continu de l'économie, dont principalement l'industrie de production et de transformation, provoqua un appel de main d'œuvre qui transforma l'Europe en une terre d'immigration, notamment au cours des Trente Glorieuses. Au même moment, la construction de l'Union européenne crée un marché commun entre États européens et une grande unité sur le continent.

 

Religions

Sur une population totale d'environ 730 millions, l'Europe compte environ 269 millions de catholiques (37 %), 171 millions d'orthodoxes (23 %), 107 millions de protestants (15 %) et 53 millions de musulmans (7 %)[21].

Le christianisme est la religion dominante en Europe et y est divisée en trois grandes confessions, (protestantisme, orthodoxie et catholicisme), réparties géographiquement de la façon suivante :

 

 

Suite !!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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