MASQUES THEÂTRES CARNAVALS ! ORIGINE RELIGIEUSE DE DIONYSOS ! Début de la psychanalyse !!

 

Les jeux olympiques sont un concours sportif pentétérique (qui a lieu tous les quatre ans)

organisé entre les cités grecques antiques en l'honneur de Zeus Olympien.

  Ils prennent place pour la première fois en 776 av. J.-C. et perdurent pendant plus de mille ans.

On fixe traditionnellement les derniers jeux en 393 ap. J.-C., peu après l'édit de Théodose ordonnant

l'abandon des lieux de cultes de la religion grecque.

Les jeux olympiques sont la première manifestation des jeux panhelléniques qui se déroulent régulièrement en Grèce,

avec des cycles de deux ou quatre ans.

À partir du VIe siècle av. J.‑C. sont créés trois autres concours, l'ensemble constituant la « période » :

Ils nous sont connus principalement par la Description de la Grèce de Pausanias,

les vestiges du site archéologique d'Olympie et la peinture sur vases.

Ces témoignages renvoient tous à des périodes différentes : Pausanias écrit au milieu du IIe siècle apr. J.-C., alors que le stade d'Olympie date au plus tard de 350 av. J.-C. et que les vases représentant des épreuves athlétiques datent principalement de la fin du VIe siècle av. J.‑C. et du Ve siècle av. J.‑C.

De plus, une partie de ces vases dépeignent en fait les épreuves des Panathénées athéniennes.

Course à pied, amphore panathénaïque du Peintre de Cléophradès, v. 500 av. J.-C., musée du Louvre (F 277)

Les jeux olympiques sont un concours sportif pentétérique (qui a lieu tous les quatre ans)

Tragédie grecque

 http://fr.wikipedia.org/wiki/Trag%C3%A9die_grecque

Le genre tragique a pour origine la Grèce antique.

En effet, la tragédie grecque est une manifestation caractéristique de l'Athènes antique du Ve siècle av. J.-C.

La date de naissance précise de la tragédie grecque est inconnue : le premier concours tragique des Dionysies se situe vers 534,

sous Pisistrate, et la première tragédie conservée (Les Perses d'Eschyle) date de 472[1].

Mais Eschyle avait été précédé de tragiques illustres dont l'œuvre nous est perdue, comme Thespis, Pratinas et Phrynichos[2].

Représentation théâtrale aux origines religieuses indéniables, la tragédie grecque nous est principalement connue à travers trois grands auteurs aux vies successives et rapprochées :

Eschyle (né en 525), Sophocle (né en 495) et Euripide (né vers 485-480)

et grâce aux trente-deux tragédies de ces auteurs qui nous sont parvenues[3

Origine religieuse et place dans la société athénienne

Dionysos et satyres. Vers 480.

L'origine religieuse de la tragédie grecque est une certitude souvent soulignée par les spécialistes[6].

Les tragédies sont en effet jouées à Athènes à l'occasion des fêtes de Dionysos ou dionysies,

notamment des Grandes Dionysies célébrées annuellement au début du printemps (mais aussi des Lénéennes de décembre[7]).

Elles s'inscrivent dans ce culte à travers des concours,

comme les concours de récitations homériques s'inscrivent dans le cadre du culte d'Athéna[8].

Cette origine religieuse laisse des traces, comme le nom même du théâtre d'Athènes, dédié à Dionysos,

ou encore le mot tragédie, qui semble refléter une signification religieuse.

On fait habituellement dériver le grec ancien τραγῳδία / tragoidía de τράγος / trágos, « le bouc », et de ᾄδω / áidô, « chanter ». Le mot signifierait donc « chant du bouc »[9].

Le terme tragédie pourrait donc désigner une forme de dithyrambe joué par des acteurs déguisés en satyres et vêtus de peaux de boucs, hypothèse reprise par Aristote[10].

D'autres hypothèses, elles-mêmes défendues par certains auteurs antiques[11], voient en cette évocation du bouc la récompense offerte au gagnant du concours, ou la victime d'un sacrifice effectué à cette occasion[12].

 Le nombre de spectateurs présents au théâtre de Dionysos est un autre indice de l'importance de la tragédie :

on peut l'estimer à au moins dix-sept mille personnes[19],

et Platon évoque dans Le Banquet[20] « plus de trente mille personnes » acclamant Agathon en 416,

chiffre probablement exagéré[21].

 

Aspects formels

Chœur et acteurs

La principale caractéristique formelle de la tragédie est la distinction, reprise du dithyrambe, entre le chœur et les personnages interprétés par des acteurs[23].

Cette division est d'abord spatiale : dans le théâtre grec, face aux gradins, la scène surélevée accueille les acteurs tandis que le chœur est placé devant, en contrebas,

 dans l'orchestra circulaire au centre duquel est situé

l'autel rond dédié à Dionysos.

Le chœur

Composé de quatorze choristes et d'un chef de chœur appelé choryphée[24], le chœur chante et danse en relation avec l'action, entre les scènes parlées, et participe bien que son rôle se soit progressivement dévalué[25] : selon Aristote, il « doit être considéré comme l'un des acteurs, doit faire partie de l'ensemble et concourir à l'action, non comme chez Euripide, mais comme chez Sophocle[26]. »

Le chœur s'exprime en vers lyriques, selon des séries de stances en général jumelées ou alternées de manière à supporter des mouvements chorégraphiques : à la strophe (στροφή / strophè, « se tourner ») répond l'antistrophe symétrique, une épode pouvant conclure. Le rythme de ces vers constitue l'essentiel du chant, à l'unisson, et accompagné par un aulos[27]. Enfin, un chef de chœur, ou coryphée, peut intervenir seul afin de dialoguer un personnage.

Au fil de l'évolution du genre tragique, le rôle du chœur évolue.

Au fur et à mesure du développement de l'action dans les pièces, le lien entre le héros et le chœur se relâche :

les Thébaines terrifiées des Sept contre Thèbes d'Eschyle disparaissent chez Euripide, remplacées par des jeunes filles de passage, les Phéniciennes.

L'ampleur de sa participation se réduit aussi progressivement : de plus de quatre cent vers dans Les Choéphores d'Eschyle (soit plus du tiers d'un ensemble de 1 076 vers), elle passe à deux cents environ sur 1 510 dans l’Électre de Sophocle, soit moins d'un sixième, et à une proportion comparable dans l’Électre d'Euripide (un peu plus de deux cents sur 1 360)[28].

 

acteurs

Tous les rôles sans exception sont joués par des hommes adultes, et par un nombre très réduit d'acteurs qui interprètent plusieurs rôles tour à tour.

Selon Aristote, c'est Eschyle qui porte le premier le nombre d'acteurs à deux pour une tragédie,

et Sophocle qui leur adjoint un troisième acteur[10],[29].

Ce dernier serait également le premier à ne pas jouer lui-même ses pièces : dès lors l'acteur est cité nommément lors des représentations, il est reconnu pour son travail (le prix pour le meilleur acteur est institué en 449), et l'activité se professionnalise[30]. Malgré le passage de un à deux, puis trois acteurs, l'acteur principal (le protagoniste) domine la pièce, par opposition au « deutéragoniste » et au « tritagoniste » qui doivent rester au second plan.

Par ailleurs, le nombre d'acteurs ne dépasse jamais trois dans l'histoire de la tragédie grecque :

chacun se charge en règle générale de deux ou trois rôles, et des figurants muets peuvent s'y ajouter[31].

Ces règles nécessitent l'usage d'accessoires principalement connus par les peintures de vases.

Un masque, d'abord (de tissu, parfois d'écorce ou de bois[32]) :

ce dernier couvre le visage et une grande partie de la tête, et comporte des cheveux.

Il ménage des ouvertures pour les yeux et la bouche.

  L'origine rituelle de l'usage de masques n'est pas attestée :

la première raison d'être de cet accessoire est son utilité, que ce soit pour l'interprétation de plusieurs rôles par un acteur, ou pour la perception des émotions exprimées, dans des gradins parfois très éloignés de la scène.

 L'équipement est complété par un costume souvent richement orné fait pour attirer l'œil,

et les attributs propres au personnage (le sceptre du roi, l'épée du guerrier, la couronne du héraut, l'arc d'Apollon, etc.)[33].

Mais la principale caractéristique de l'acteur est sans conteste sa voix, qui doit porter jusqu'aux gradins les plus éloignés, ce qui suppose à la fois puissance, clarté, bonne diction, mais aussi capacité à refléter dans la voix le changement de personnage ou d'émotion. Les caractéristiques musicales étaient également sans aucun doute essentielles[34].

 

Les dialectes utilisés sont l'ionien-attique (parlé à Athènes) pour les parties parlées ou récitées,

et le dorien (dialecte littéraire) pour les parties chantées.

 Sur le plan métrique, les parties parlées utilisent surtout des rythmes iambiques (trimètre iambique), jugés les plus naturels par Aristote[10], tandis que les parties chorales recourent à une plus grande variété, mêlant souvent iambes et dactyles[41].

 

Les sujets et leur traitement

Si la tragédie est liée, à l'origine, au culte de Dionysos[49], sa matière y est très rarement liée :

le seul exemple subsistant est constitué par Les Bacchantes d'Euripide.

Pour l'essentiel, les tragédies traitent de la même matière que les grands cycles épiques :

les mythes, en particulier la guerre de Troie, les exploits d'Héraclès, le cycle thébain et le destin d'Œdipe.

Des pièces historiques existent pourtant aussi mais elles sont rares (Les Perses est le seul exemple conservé) :

représenter des événements récents est un exercice risqué, comme le montre le désastre d'une pièce de Phrynichos,

La Prise de Milet, évoqué par Hérodote : « Le théâtre fondit en larmes […] ; et même ils condamnèrent ce poète

à une amende de mille drachmes, parce qu'il leur avait rappelé la mémoire de leurs malheurs domestiques :

de plus, ils défendirent à qui que ce fût de jouer désormais cette pièce[50] ».

De fait, alors que la pièce de Phrynichos[51] rappelait l'écrasement de Milet en 494[52],

Les Perses évoque une victoire athénienne (Salamine), et ne montre pas le champ de bataille[53].

Le drame historique ne réapparaîtra qu'au IVe siècle avec le Thémistocle de Moschion, suivi d'une pièce au même titre de Philiscos, au IIIe siècle[54].

Hormis Les Bacchantes et Les Perses,

toutes les tragédies qui nous sont parvenues sont donc basées sur des mythes.

Encore ceux-ci ne sont-ils pas tous autant représentés.

Ainsi, la malédiction des Atrides est elle la plus illustrée par les tragiques :

les trois pièces constituant l'Orestie chez Eschyle, Électre chez Sophocle, et, chez Euripide, une Électre, un Oreste, mais aussi deux pièces consacrées à Iphigénie : Iphigénie en Tauride et Iphigénie à Aulis.

Une telle coïncidence ne devait pas être rare : un discours de Dion Chrysostome porte ainsi sur trois pièces d'Eschyle, de Sophocle et d'Euripide, toutes trois consacrées à Philoctète[55]. Seul le Philoctète de Sophocle nous est parvenu.

 La plus ancienne tragédie conservée est Les Perses (472), seul exemple de pièce à sujet historique,

inspirée à l'auteur par sa propre expérience de la guerre contre les Perses (Eschyle prend part aux batailles de Marathon et de Salamine).

 Suivent Les Sept contre Thèbes (467), consacrés à l'attaque de Thèbes par les sept chefs et à la rivalité entre Étéocle et son frère Polynice ;

puis Les Suppliantes (464-463), dont le personnage principal est le chœur des Danaïdes,

qui implorent la protection de Pélasgos contre les Égyptiades.

En 458 est représentée l’Orestie : sous ce terme est désigné le seul exemple de trilogie tragique qui nous soit parvenu,

consacré à travers les trois pièces qui la composent (Agamemnon, Les Choéphores, Les Euménides)

à la malédiction des Atrides et au destin d'Oreste, vengeur de son père Agamemnon

et meurtrier de sa mère Clytemnestre.

La tragédie grecque hors de Grèce

De même que la comédie, la tragédie grecque est introduite à Rome

dans des adaptations latines et en costumes grecs à partir de 240 av. J.-C..

 Mais c'est surtout Sénèque qui la réintroduit en composant de nouvelles tragédies à sujets grecs au milieu du Ier siècle de notre ère (Agamemnon, Hercule furieux, Hercule sur l'Œta, Les Phéniciennes, Les Troyennes, Médée, Œdipe, Phèdre et Thyeste).

Les tragédies grecques sont ensuite transmises par des sélections byzantines, notamment le Codex Laurentianus (XXXII, 9)

et le Codex Parisinus Graecus (2712), ressurgies à la Renaissance en Italie[111].

En France, au XVIe siècle, Jean Dorat, aidé de Ronsard, Bïf et Tissard, effectue les premières traductions françaises d'Euripide,

puis d'Eschyle et de Sophocle (ainsi que des comédies d'Aristophane).

Les premières éditions imprimées sont dues dans les mêmes années à Adrien Turnèbe et à Henri Estienne[111].

La résurgence de la tragédie grecque est la source de la renaissance de la tragédie dans l'Angleterre élisabéthaine,

et en France avec Robert Garnier, puis les grands dramaturges du XVIIe siècle.

On voit d'ailleurs la référence grecque subsister à travers les sujets choisis par Jean Rotrou (Antigone),

Corneille (Médée, Œdipe)

et bien sûr Racine, lui-même helléniste et grand lecteur des trois grands (surtout Sophocle), ce qui ressort dans ses tragédies à sujet grec (La Thébaïde, Andromaque, Iphigénie, Phèdre)[112].

Un phénomène qu'on observe aussi en Angleterre (Œdipe de John Dryden)

ou un peu plus tard en Italie (Polynice et Antigone de Vittorio Alfieri)[113].

Enfin, l'Allemagne bénéficie peut-être plus qu'aucun autre pays de ce renouveau de la tragédie grecque.

Sur le mode de la réécriture d'abord (Iphigénie de Goethe), puis, surtout, de l'interprétation.

Hegel souligne dans son Esthétique l'importance de la tragédie grecque et la perfection particulière de l’Antigone de Sophocle. Hölderlin est du même avis et traduit lui-même Antigone et Œdipe roi.

Et à la fin du XIXe siècle, alors que les représentations des tragédies grecques reviennent à la mode[113],

Friedrich Nietzsche écrit sa Naissance de la tragédie (1872), qui éveille la querelle

entre les partisans de l'interprétation musicale de l'histoire du théâtre depuis les Grecs (vision défendue par l'ouvrage, et le clan wagnérien),

et les philologues menés par Wilamowitz.

Enfin, c'est chez un autrichien, Sigmund Freud, que le traitement par les tragiques des mythes grecs,

en particulier du mythe d'Œdipe par Sophocle, stimule les théories psychanalytiques,

qui auront elles-mêmes une influence importante sur les mises en scène du théâtre grec antique

au XXe siècle[113].

Le théâtre de ce siècle continue d'ailleurs de produire des œuvres directement inspirées

des tragédies grecques,

comme les pièces de Jean-Paul Sartre, Jean Giraudoux, Jean Cocteau et Jean Anouilh.

 

Suite !!

Théâtres grecs antiques !!Culte de DIONYSOS !!

 

 

 

 

 

 

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