Mausolée ??le golfe Persique.

 

Le mausolée dans le monde romain

À Rome, le mausolée le plus célèbre est le mausolée d'Hadrien (mort en 138), devenu le château Saint-Ange.

Le mausolée d'Auguste se dresse sur le Champ de Mars et est sans doute inspiré du mausolée d'Alexandre le Grand[1].

Dès la fin du Ier siècle de notre ère, le modèle architectural du « mausolée-temple » se répand dans les provinces de l'Empire.

Leur morphologie rappelle celle des temples de tradition latine : cella, pronaos, façade principale surélevée sur un podium

et précédée par un emmarchement.

Le mausolée-temple de Lanuéjols (Lozère) en est un bon exemple[2].

Mausolée d'Hadrien
Mausolée d’Hadrien - Château Saint-Ange
Mausolée d’Hadrien - Château Saint-Ange

Lieu de construction Plaine vaticane
Date de construction de 130 à 139
Ordonné par Hadrien
Type de bâtiment Mausolée

Le Mausolée d'Hadrien fut commencé par l’empereur romain Hadrien en 130 et achevé par Antonin le Pieux en 139, sur la rive droite du Tibre, près du pons Ælius[1].

Il est encore visible à l'heure actuelle, puisqu'il correspond au château Saint-Ange.

Inspiration

L'empereur Hadrien en 130 lança l'édification de son mausolée, car le prédédent mausolée impérial, le mausolée d'Auguste, ne disposait plus de place.

Les cendres de Trajan avait été déposées sous la colonne Trajane, Hadrien devait trouver un autre emplacement[2].

Le bâtiment se veut le pendant du tombeau d'Auguste :

celui-ci est situé au nord du Champ de Mars, sur la rive gauche du Tibre, alors que le mausolée d'Hadrien se place sur la rive droite, en face du Champ de Mars.

En outre, l'allure générale circulaire des deux édifices est similaire.

Certains comme Eisner y trouvent une inspiration de la forme de tombeaux étrusques[3].

Tombes étrusques à Populonia
Pendentif étrusque avec symbôles (swastika), Bolsena, Italie, -700 / -650, Musée du Louvre.
Femme étrusque, statue en terracotta peinte, IIe siècle av. J.‑C., retrouvée à Chiusi, conservée à Karlsruhe

Historique

L'urne funéraire d'Hadrien y est déposéee en 139, grâce à l'obstination d'Antonin qui obtient du Sénat la divinisation d'Hadrien.

L'impératrice Sabine, l'épouse d'Hadrien, son fils adoptif Lucius Aelius Verus et ses successeurs de la dynastie des Antonins,

ainsi que les Sévères jusqu'à Caracalla y furent ensevelis[1].

Très vite, le bâtiment est détourné de ses fins funéraires pour devenir militaire.

Il est intégré à la muraille aurélienne en 403, en tant que bastion avancé.

Quand l’Ostrogoth Vitigès attaque Rome en 537, les soldats défendant le castellum se servent des statues de bronze qui le décorent

comme projectiles.

En 547, Totila inclut l'édifice dans une structure fortifiée protégeant la rive droite. Le quartier prend ainsi le nom de Borgo.

Par la suite, la structure en tour du mausolée d'Hadrien et son emplacement, proche du Vatican et contrôlant un pont sur le Tibre, continua d'intéresser les stratèges militaires ; le bâtiment fut transformé en château fort, le château Saint-Ange, probablement au IXe siècle.

Alexandre le Grand (en grec ancien : Ἀλέξανδρος ὁ Μέγας / Aléxandros ho Mégas ou Μέγας Ἀλέξανδρος / Mégas Aléxandros)

ou Alexandre III de Macédoine ( Ἀλέξανδρος Γ' ὁ Μακεδών / Aléxandros III ho Makedốn, Ἀλέξανδρος signifiant en grec « protecteur[1] de l’homme »), né le 21 juillet -356 à Pella, mort le 13 juin -323 à Babylone, est un roi de Macédoine et l’un des personnages les plus célèbres de l’Antiquité.

Fils de Philippe II, élève d’Aristote et roi de Macédoine depuis -336, il devient l’un des plus grands conquérants de l’histoire. Il fait de son petit royaume le maître de l’immense empire perse achéménide, s’avance jusqu’aux rives de l’Indus et fonde près de soixante-dix cités, dont la majorité porte le nom d’Alexandrie.

La notoriété d’Alexandre s’explique principalement par sa volonté de conquête de l'ensemble du monde connu.

Cette aspiration, à la fois illusoire et pourtant presque réalisée, avant qu’il ne meure subitement à l’âge de trente-trois ans, a pour conséquence — durant un temps très court — une unité politique jamais retrouvée ensuite entre l’Occident et l’Orient.

Il est aussi à ce jour considéré comme l'un des meilleurs stratèges de l'histoire, parfois même considéré comme le meilleur de tous, ainsi, souvent Clausewitz cite Alexandre et Napoléon comme les « dieux de la guerre »,

et plusieurs souverains militaires, toutes époques et tous continents confondus, lui rendront régulièrement hommage ou feront écho à sa légende.

Ainsi, des généraux antiques tel Hannibal ou César, ou des puissants souverains, tel Gengis Khan ou Napoléon revendiqueront

au nom d'Alexandre celui de plus grand général de l'histoire, et à maintes reprises auront la prétention de reformer son empire, que cela soit par pure ambition, ou justification de leurs conquêtes.

Il reste tout au long de l'Antiquité et au delà, l'incarnation même du conquérant victorieux (Alexandre est resté invaincu sur les champs de bataille tout au long de sa vie).

Plusieurs peuples, occidentaux comme orientaux, lui voueront un culte, tels les Romains (Auguste aurait posé une couronne d'or sur la momie d'Alexandre), ou même les civilisations médiévales, où son épopée fait l'objet d'un recueil de légendes, le Roman d'Alexandre, qui mêle la réalité et le fantastique.

Il reste une figure à la fois mythique et partagée dans les régions conquises, où l'on a reconnu des peuples afghans au XIXe siècle vénérant

« Iskandar » (variante orientale d'Alexandre) comme un ancien dieu, de fait, son passage et celui de son armée auront profondément marqué les peuples conquis.

L’héritage d’Alexandre, marqué par une tentative de fusion des cultures grecque et orientale, est partagé entre ses généraux pour former les différents royaumes et dynasties de la période hellénistique.

Alexandre en pharaon priant le dieu Amon - Temple de Louxor

Sur la route de l’Égypte il rencontre une forte résistance à Gaza, sous la conduite de l’eunuque 

Alexandre se fait proclamer pharaon à Memphis en -331.

Il sacrifie au taureau Apis — gage de respect des traditions égyptiennes — et honore les autres dieux.

Il se dirige ensuite vers la côte méditerranéenne où il choisit l’emplacement de la future Alexandrie qui n’est achevée que sous Ptolémée Ier ou Ptolémée II.

La légende veut qu’Alexandre ait choisi lui-même les plans de la nouvelle cité. Il se rend ensuite dans l’oasis de Siwa

où il rencontre l’oracle d’Ammon-Zeus qui le confirme comme descendant direct du dieu Amon.

Cette salutation, conforme à l’étiquette égyptienne, est très largement exploitée par la propagande du Conquérant.

Cette anecdote est rapportée ainsi par Plutarque :

« Quelques-uns affirment que le prophète, voulant le saluer en grec d’un terme d’affection, l’avait appelé "mon fils" (παιδίον / païdion), mais que, dans sa prononciation barbare, il achoppa sur la dernière lettre et dit, en substituant au nu (ν) un sigma (ς) : "fils de Zeus" (παις Διός / païs dios) ; ils ajoutent qu’Alexandre goûta fort ce lapsus et que le bruit se répandit qu’il avait été appelé "fils de Zeus" par le dieu »

— (Plutarque, Vies parallèles, 46-120)

De retour à Memphis, il se fait officiellement couronner dans le temple de Ptah et réorganise le pays avant de repartir à la conquête du Moyen-Orient.

 

Il entre en vainqueur dans la capitale de l’Empire perse et y demeure près d’un mois.

Tandis que Darius, en fuite, tente de réunir une nouvelle armée royale dans les hautes satrapies,

Alexandre prend la direction de Suse, laquelle se rend à son tour.

Il avait cependant dépêché Philoxène (général) (en) à Suse afin de s’assurer du trésor important (sans doute près de 50 000 talents d’argent) qui s’y trouvait. Une partie importante de cet argent (sans doute 30 000 talents) est envoyé à Antipater afin qu’il l’utilise dans sa lutte contre Sparte.

La campagne se poursuit en direction de la Perse proprement dite. Alexandre emprunte la route, que suivait la cour du Grand Roi lors de ses pérégrinations entre les diverses capitales de l’empire, qui passe à travers le pays des Ouxiens (sud-ouest de l’Iran actuel). Il soumet, par une campagne foudroyante dont il a l’habitude, les montagnards de ces régions qui s’engagent à payer un tribut en chevaux et bêtes de somme dont a besoin l’armée. Après avoir été un temps arrêté par la résistance du satrape Ariobarzane (en) aux Portes persiques (en), il franchit l’Araxe sur un pont qu’il fait construire et parvient dans la ville la plus symbolique du pouvoir perse, Persépolis.

Alexandre avait-il l’intention d’intervenir en Inde ? Il ne fait guère de doute que le but premier du roi est de restaurer à son profit les limites de l'empire de Darius Ier et d'en tirer les profits commerciaux inhérents.

Ce qui semble probable est qu’il ait été aisément convaincu, alors qu’il guerroie encore en Sogdiane, par Taxile, l’un des roitelets de la vallée septentrionale de l’Indus, d’intervenir contre son ennemi Pôros qui règne sur le royaume de Paurava à l’est de l’Hydaspe et qui menace le Panjâb. Alexandre est conseillé aussi par un prince indien, Sisicottos, qui après avoir suivi la fortune de Bessos s’est rallié au conquérant. Le projet d'Alexandre est probablement plus ancien cependant puisqu'au printemps -329 il fonde une Alexandrie-du-Caucase (au nord de l'actuelle Kaboul) ce qui illustre clairement sa volonté de disposer d'une base arrière pour son expédition. Enfin le rappel d'un marin comme Néarque en -329/-328[56] semble prouver qu'à ce moment Alexandre envisage déjà une expédition maritime entre l'Inde et le golfe Persique.

La conquête de la vallée de l’Indus (automne -326 / printemps -325)

Alexandre, trop empreint de culture grecque, ne comprendra jamais le système de castes indien, et finit par rejoindre l’embouchure de l’Indus après une violente campagne de répression[64]. Les Macédoniens sont effrayés par le phénomène des marées, quasi inconnu en mer Méditerranée, ce qui n’empêche pas Alexandre d’établir un port, des arsenaux, des citernes dans un port construit au sud de la ville de Pattala, preuve qu’il s’agit pour lui d’un territoire destiné à être incorporé à son empire.

Alexandre décide ensuite de soumettre toute la vallée de l’Indus

La dernière année du règne

Les noces de Suse et la mutinerie d’Opis (hiver / printemps -324)

C’est à ce moment qu’interviennent les fameuses noces de Suse. Cet épisode est un acte symbolique très solennel révélateur de la volonté du roi de fondre en un seul peuple les Macédoniens et Grecs ainsi que les Asiatiques. C’est ainsi que dix mille de ses compagnons épousent le même jour des femmes asiatiques.

Alexandre y épouse Stateira, fille aînée de Darius III, tandis qu’Héphaestion épouse une de ses sœurs cadettes

. Les mariages se font à la mode perse, ce qui ne manque pas de provoquer la désapprobation des Macédoniens (qui ont déjà vu leur roi s’unir à Roxane) qui en concluent qu’Alexandre s’éloigne des coutumes grecques pour adopter une mentalité « barbare ».

Le conquérant marque également la volonté d’intégrer de jeunes Perses à son armée. Pour calmer la grogne Alexandre paye les dettes de ses soldats et offre en un geste symbolique des couronnes d’or à ses généraux.

Pièce de Ptolémée avec Alexandre portant un scalp d’éléphant, symbole de sa conquête de l’Indus.

Alexandre multiplie les rencontres avec des ambassades venues des pays limitrophes de son empire (Libye, Cyrénaïque, Celtes des Balkans, sans doute Carthaginois) sans qu’il soit possible de déterminer avec précision quels sont ses objectifs.

Le voyage de Néarque ayant montré combien les communications maritimes avec la partie orientale de l’empire étaient plus aisées que les communications terrestres, Alexandre ordonne l’exploration des mers limitrophes. Ainsi Héraclide est-il envoyé explorer la mer Caspienne et trois expéditions successives sont envoyées reconnaître les côtes de l’Arabie.

Les deux premières, celle d’Archias, et celle d’Androsthène ne dépassent pas l’île de Tylos (actuelle île de Bahreïn). Celle d’Hièron de Soles atteint sans doute le golfe de Suez.

Cette reconnaissance totale des côtes de la mer Rouge à l’embouchure de l’Indus va donner à Alexandrie un rôle pivot dans le développement des relations commerciales entre la mer Égée, et donc la Grèce, et l’Asie.

Puis il revient à Babylone et reçoit, tel un dieu, les théores (émissaires) envoyés par les cités grecques.

Ainsi, lors de la navigation sur l’Euphrate, un coup de vent emporte le diadème royal tandis qu’à Babylone,

un inconnu ose s’asseoir sur le trône d’Alexandre, geste qu’il paye de sa vie. Puis les fêtes dionysiaques (komos) et les soirées de beuveries, dont le roi est coutumier, reprennent.

Ainsi, les 16 et 17 Dæsios, Alexandre passe de banquets en banquets chez Néarque puis chez un hétère thessalien, Médios de Larissa.

Par la suite, ses généraux, les diadoques, se livreront de nombreuses guerres pour le partage de l'empire.

Le tombeau d'Alexandre

Article détaillé : Tombeau d'Alexandre le Grand.

Le cadavre embaumé d’Alexandre devient l'enjeu d'un conflit entre ses diadoques. L'un d'eux, Perdiccas, fidèle à Roxane et à Alexandre IV, décide dans un premier temps de le rapatrier à Aigéai, l'ancienne capitale de Macédoine, là où reposent les ancêtres du conquérant.

Le corps est ainsi placé dans un premier sarcophage anthropoïde en or, enfermé à son tour dans un deuxième cercueil doré, un drap pourpre recouvrant le tout. L'ensemble est disposé sur un char d'apparat surmonté d'un toit que soutient un péristyle ionique[75].

Ptolémée Ier Soter n'hésite pas à attaquer la procession funéraire pour s'approprier le sarcophage et l'exposer à la dévotion à Memphis.

Selon le pseudo-Callisthène, le cadavre est ensuite transporté à Alexandrie vers -280, à l'aide d'un coffre de plomb par Ptolémée II.

Ce dernier le place à l'intérieur d'un temple dans un nouveau sarcophage recouvert d'or.

Ptolémée IV Philopator enfin fait construire un mausolée somptueux (le Sôma) dans lequel il expose la dépouille d'Alexandre.

 Dans La Pharsale de Lucain[76], on apprend que le monument se dresse

sur un tumulus et a la forme d'une tour de marbre surmontée d'un dôme pyramidal.

Tout autour sont aménagées de petites chapelles destinées à recevoir les corps des rois lagides, l'ensemble étant protégé par une enceinte murée qui délimite le téménos. Il est presque certain que le Sôma se trouvait quelque part à l'intersection de la voie Canopique, qui traverse la ville selon un axe nord-est sud-ouest depuis la porte du Soleil jusqu'à la porte de la Lune, et de l'autre voie principale orientée nord-sud qui relie la presqu'île de Lochias au lac Maréotis.

Pour Strabon[77], le monument fait même partie de la basilique. Ptolémée IX, à court d'argent selon Antiochos Grypus, fit remplacer en -89 le cercueil d'or par un cercueil de verre ou d'albâtre translucide[78]. Le cadavre embaumé y reste plusieurs centaines d'années et devient un objet de visite pour un grand nombre d'hommes politiques, de généraux tant grecs que romains.

Ainsi, si l'on suit Suétone[79], l'empereur Auguste visite le tombeau et retire un instant le corps du sarcophage pour lui mettre avec respect une couronne d'or sur la tête et le couvrir de fleurs. La manipulation aurait malheureusement abîmé le nez du cadavre.

La dernière visite importante est celle de l'empereur Caracalla en 215. Ce dernier n'hésite pas à s'approprier la tunique, la bague et la ceinture du Macédonien, la cuirasse, quant à elle, ayant probablement déjà été volée par Caligula.

Dès le IVe siècle, un tremblement de terre et divers vandalismes romains ayant probablement dégradé le monument, l'emplacement du Sôma n'est plus connu. Les historiens et archéologues, malgré de nombreuses recherches et hypothèses, ignorent encore de nos jours son emplacement exact.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Alexandre_le_Grand

Suite !!

 

 

 


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