Europe

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jupiter_(mythologie)

Relations amoureuses

Avec des déesses

DéesseEnfant(s)
avec Cérès/Demeter Proserpine/Perséphone
avec Maïa Mercure/Hermès
avec Latone/Léto Apollon, Diane/Artémis
avec Eurynomé les Grâces/Charites

Avec des mortelles

MortelleEnfant(s)
avec Danaé Persée
avec Sémélé Bacchus/Dionysos
avec Alcmène (sous la forme de son mari Amphitryon) Hercule/Héraclès
avec Léda Castor, Pollux, Hélène et Clytemnestre
avec Io Épaphos
avec Europe Minos

http://fr.wikipedia.org/wiki/Europe_fille_d%27Ag%C3%A9nor

Europe fille d'Agénor

 
Europe sur le taureau, terre cuite d'Athènes, 480-460 av. J.-C., Staatliche Antikensammlungen
 
Dans la mythologie grecque, Europe (en grec ancien Εὐρώπη / Eurṓpē) est une princesse phénicienne, fille d'Agénor (roi de Tyr) et de Téléphassa, et sœur de Cadmos. Elle a donné son nom au continent européen.
 
Mythe

Selon une version du mythe, Europe, fille du roi de Tyr, une ville de Phénicie (actuel Liban) fait un rêve[2]. Le jour même, Zeus la rencontre sur une plage de Sidon, se métamorphose en taureau blanc, afin de l'approcher sans l'apeurer et échapper à la jalousie de son épouse Héra. Imprudente, attirée par l'odeur d'un crocus qui se trouve dans sa bouche, Europe s'approche de lui. Chevauchant l'animal, elle est emmenée sur l'île de Crète à Gortyne (ou au nord du Bosphore selon certaines versions). À Gortyne[3], sous un platane qui depuis lors est toujours vert, ils s'accouplent après que Zeus fut redevenu humain. De leur union naissent Minos, Rhadamanthe (qui deviendront tous deux juges des Enfers) et Sarpédon[4] qui s'exila en Anatolie, à Milet. Plus tard, Europe est donnée par Zeus comme épouse au roi de Crète, Astérion.

 Évocations artistiques
L'Enlèvement d'Europe par le Titien (1559-1562)

À l'instar de Darius Milhaud, l'enlèvement d'Europe a inspiré de nombreux artistes à travers les siècles, notamment des peintres comme Paul Véronèse. Il est actuellement représenté sur les pièces grecques de 2 euros (voir l'image). On le trouve également sur les pièces de cinquante cents exprimées en livres chypriotes.

 

Taureau crétois

 
Héraclès et le taureau crétois, détail d'un lécythe attique à figures noires, v. 480-460 av. J.-C., musée du Louvre

Dans la mythologie grecque, le taureau crétois est une créature fantastique, qui est assimilé, selon les auteurs :

  • Au taureau blanc offert par Poséidon à Minos pour être sacrifié, mais qui fut épargné par Minos et dont Pasiphaé tomba amoureuse (elle conçut de lui le Minotaure) ;
  • soit à celui dont Zeus prit la forme pour enlever Europe et l'amener en Crète.

Dans la première version, Poséidon se vengea en rendant le taureau furieux et en lui faisant dévaster les terres de Crète. En tout cas, Héraclès reçut pour tâche de le capturer vif (le septième de ses douze travaux) : il y parvint en sautant sur lui et en lui saisissant les cornes. Il revint en Grèce sur le dos de l'animal à travers la mer qui sépare la Crète de Tyrinthe en Argolide, dont le roi est Eurysthée. Celui-ci, ayant vu l'animal, le relâcha : le taureau erra un temps à travers la Grèce et s'installa finalement près de Marathon. Là, il se rendit coupable de plusieurs méfaits, avant d'être terrassé par Thésée.

 

Minotaure

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Minotaure, copie d'une statue de Myron, Musée national archéologique d'Athènes.

Le Minotaure est, dans la mythologie grecque, un monstre fabuleux possédant le corps d'un homme et la tête d'un taureau[1] ou mi-homme et mi-taureau[2]. Né des amours de Pasiphaé et d'un taureau envoyé par Poséidon, il fut enfermé par le roi Minos dans le labyrinthe, situé au centre de la Crète, qui fut construit spécialement par Dédale afin qu'il ne puisse s'en échapper et que nul ne découvre son existence. Dans les textes anciens, le minotaure porte aussi le nom d’Astérios, ou Astérion, du nom du roi de Crète à qui Zeus avait confié Minos, fruit de son union avec Europe. Le Minotaure a finalement été tué par Thésée, le fils d'Égée, avec l'aide d'Ariane.

 Étymologie

Le mot « Minotaure » est issu du grec ancien Μινώταυρος / Minốtauros, qui signifie « le taureau de Minos »[3]. Ce mot est formé étymologiquement de Μίνως (Minos) et du substantif ταύρος (Tauros, soit « taureau »). Le taureau était connu en Crète sous le nom d'Asterion, un nom qu'il partage avec le père nourricier de Minos[4].

 

Mythe

Le mythe du minotaure est rapporté par les auteurs greco-romains : Apollodore et Hygin détaillent la conception du monstre et sa mort. Virgile et Ovide évoquent le mythe brièvement.

 Naissance
Le palais de Cnossos, qui pourrait être à l'origine du mythe du labyrinthe selon certains archéologues

Le pseudo-Apollodore raconte dans sa Bibliothèque la conception du monstre :

Le roi de Crète Astérion étant mort sans enfants, on refusa à Minos le royaume auquel il prétendait. Il fit donc croire qu'il avait reçu la royauté des dieux, et pour le prouver, ajouta qu'il obtiendrait la réalisation de n'importe laquelle de ses prières. Il implora Poséidon de lui offrir un superbe animal qu'il lui sacrifiera. Alors qu'il priait, Poséidon fit surgir des profondeurs et sortir des flots un magnifique taureau blanc (le taureau crétois[5]). Minos obtint ainsi le trône, cependant, il trouvait l'animal si beau qu'il décida de tromper le souverain des mers en mettant le taureau dans son cheptel et en sacrifiant un autre. Minos obtint assez rapidement le contrôle des mers autour de son île mais Poséidon, irrité de ce qu'il n'avait pas honoré sa parole, rendit le taureau sauvage et fit naître en Pasiphaé, originaire d'Axos, la femme de Minos, une passion pour lui. Devenue folle amoureuse du taureau, Pasiphaé trouva un complice en la personne de Dédale, un architecte qui avait été exilé d'Athènes pour meurtre. Celui-ci construisit une vache de bois qu'il mit sur des roues, en creusa l'intérieur, puis il y ajouta la peau d'une vache qu'il venait de dépecer, et, l'ayant placée dans une prairie où le taureau avait coutume de paître, près de Gortyne, il y fit entrer Pasiphaé. Le taureau arriva et s'accoupla avec elle comme si elle était une véritable vache. Pasiphaé donna ainsi naissance à Astérios, ou Astérion, qu'on appelle le Minotaure : il avait la tête d'un taureau et le reste du corps d'un homme. Suivant les conseils de ses oracles, Minos enferma ce monstre dans une prison construite tout exprès par Dédale, le Labyrinthe. Avec son grouillement de méandres, il était impossible pour le Minotaure de trouver la sortie[6].

 

L'essence du mythe de la naissance du minotaure a été exprimée de manière très succincte dans les Héroïdes attribuées à Ovide, où la fille de Pasiphaé se plaint de la malédiction de l'amour non partagé de sa mère : « Le taureau est la forme déguisée d'un dieu, Pasiphaé, ma mère, victime de cette illusion, a enfanté dans la douleur »[7].

Certains hommes de lettres voient dans la naissance du Minotaure un simple mythe libidineux qui insiste sur le moyen mis en œuvre pour arriver à une copulation effective entre une femme et un taureau, mais selon d'autres interprétations, la version plus connue du mythe aurait peut-être été intentionnellement créée pour occulter l'aspect d'un mariage mystique avec un dieu sous forme de taureau : l'union de Pasiphaé avec le taureau aurait, selon R.F. Willets, été reconnue comme une union mystique durant au moins un siècle[8] et F. B. Jevons note que pour le mythe d'Europe comme pour celui de Pasiphaë, le noyau est l'union de l'esprit de la lune (sous forme humaine), avec un taureau, et que les deux mythes évoquent un mariage sacré[9].

Le minotaure, tel que les anciens grecs l'imaginaient, avait le corps d'un homme avec la tête d'un taureau[10]. Pasiphaé s'en occupa alors qu'il était petit, mais il grandit vite et devint féroce. Minos, après avoir demandé conseil à l'oracle de Delphes, ordonna à Dédale la construction du gigantesque labyrinthe pour l'enfermer.

 Combat avec Thésée
Thésée tuant le minotaure, par Barye

Le combat du minotaure avec Thésée est également détaillé par Apollodore :

Thésée affrontant le minotaure, d'après une sculpture de Jean-Étienne Ramey, marbre, 1826, exposée au jardin des Tuileries, à Paris.

Tous les neuf ans (ou chaque année selon Virgile), sept jeunes gens et sept jeunes filles étaient envoyés en sacrifice en Crète, en expiation du meurtre d'Androgée, fils de Minos, par Égée, roi d'Athènes. Une année, Thésée, le propre fils d'Égée, fut tiré au sort ou embarqua de son plein gré parmi les jeunes gens destinés au sacrifice. En arrivant en Crète, Thésée rencontra Ariane, la fille de Minos, qui tomba amoureuse de lui. Sachant ce qui l'attendait, elle lui donna une bobine de fil afin qu'il la déroule dans le labyrinthe et puisse retrouver son chemin. Thésée trouva le Minotaure, le tua et retrouva son chemin dans le labyrinthe grâce à la bobine déroulée[11].

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 jamais vue dans l'art grec : sur une tasse de vin à figures datée du début du IVe siècle av. J.-C., Pasiphaé enserre tendrement le minotaure enfant sur ses genoux[15].
 

Une autre explication est que la Crète dominait dans l'Antiquité la Méditerranée, que la Grèce de cette époque qui n'était composée que d'Athènes était en position de soumission et qu'elle versait chaque année (ou tous les 9 ans, selon les versions) un tribut à la Crète sous la forme de 7 jeunes gens et 7 jeunes filles. [22]

Une fois que la Grèce continentale fut libre de la domination de la Crète, le mythe du Minotaure a pu être retravaillé sans la conscience religieuse des cités hellènes de croyances minoenne.

Thésée et le Minotaure, détail d'un stamnos attique à figures rouges par le Peintre d'Altamura, v. 460 av. J.-C., Staatliche Antikensammlungen de Munich.
 
Étymologies
 
 
 
L'Enlèvement d'Europe, Antonio Marziale Carracci.
L'enlèvement de la nymphe Europe par Zeus sous la forme d'un taureau est un mythe, qui donnera nom à un continent et à des peuples.

Europé (en grec ancien Εὐρώπη / Eurṓpē) aurait, selon la mythologie grecque comme parents Agénor, roi de Tyr, et Téléphassa, qui eurent quatre enfants : Europé étant la seule fille. Celle-ci avait donc trois frères : Cadmos, Phénix et Cilix.
Une autre tradition ferait d'Europé la sœur de Libyé.

D'autre part, dans la mythologie grecque, plusieurs Europé sont connues :

C'est le mythe d'Europe, d'origine crétoise, qui récite l'enlèvement divin d'Europé. Cette légende raconte que la princesse phénicienne jouait sur le bord de mer lorsque Zeus se métamorphosa en un taureau blanc pour la séduire et l'emporter sur l'île de Crète. Elle y aurait donné naissance à trois fils : Minos, Rhadamanthe et Sarpédon. Zeus maria ensuite Europé à Astérion, futur roi de Crète, qui éleva les fils de Zeus.

Selon Hérodote, elle fut à l’origine de la dénomination d’un continent que, pourtant, elle n’abordera pas. En effet, Europé passa d'Asie Mineure en Crète, et de Crète en Lycie. Alors qu'il refusait le vieux mythe crétois, Hérodote considérait l'Europe, qu'il assimile de préférence à la Grèce, comme un prolongement en opposition avec la Libye, l'Afrique, et l'Asie. En plus de sa localisation, Hérodote soupçonne vigoureusement l'assignation au continent européen du nom d'une phénicienne.

 

 

Suite !!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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