IDOLES DANS les Musées Les idoles reviennent au grand jour

 

L'entrée principale du British Museum (Londres)

1975

Musée national d'Art, Mexique.

À partir de 1975, au moment où le marché de l'art commence à s'emballer, une série impressionnante de constructions, extensions, rénovations affectent le monde des musées dans les métropoles et les villes moyennes, mobilisant les architectes les plus réputés.

En témoigne le Centre Georges Pompidou, inauguré à Paris en 1977.

Les architectes, Renzo Piano et Richard Rogers créent de vastes plateaux libres à la périphérie desquels furent placés, visibles en façade, les dispositifs qui assurent les fonctions techniques.

Ce nouvel aménagement des musées permet d'offrir la plus grande flexibilité à l'exposition des œuvres.

D'autres musées offrent le même aménagement : le Musée de l'air et de l'espace de Washington, ouvert en 1975, ou, plus près de nous, la Cité des Sciences et de l'Industrie de Paris, construite au milieu des années 1980.

Cette décennie marque aussi la volonté de rénover d'anciens monuments pour les transformer en musées

 voire de réhabiliter des musées construits au XIXe siècle.

Pour le premier cas, deux exemples parisiens, à savoir le musée Picasso, installé dans un hôtel du XVIIIe siècle du quartier du Marais (musée ouvert en 1985) et le musée d'Orsay, inauguré l'année suivante dans l'enceinte de l'ancienne gare d'Orsay construite en 1900.

Pour le deuxième cas, les exemples peuvent se multiplier en province (Amiens, Rouen, Nantes, Lyon…).

À Paris, l'exemple le plus marquant reste la réhabilitation de la Grande galerie de l'évolution du Muséum national d'histoire naturelle, ouverte au public en 1994.

Mais l'innovation architecturale n'est pas en reste :

dès 1943 se construit à New York la galerie d'exposition

du bâtiment Solomon R du musée Guggenheim.

 Terminée en 1959, elle est constituée d'une rampe en spirale de 430 m, qui se déroule sur cinq niveaux et se divise en une quarantaine de « salles ». Ce choix d'un plan incliné comme lieu d'exposition a suscité d'innombrables controverses.


En 1978, l'architecte I.M. Pei construit la nouvelle aile de la National Gallery de Washington.

Formée de deux blocs triangulaires organisés autour d'une cour centrale, elle abrite des salles d'exposition et un centre d'étude des arts visuels.

On y voit déjà le motif de la pyramide utilisée

comme puits de lumière que l'on retrouvera au Louvre.

 

Mais pour cela, il a fallu aménager ces musées, d'où de nombreux chantiers d'extension,

ceux du MoMa à New York, de la National Gallery à Washington ou celui du Grand Louvre à Paris.

Ces grands chantiers transforment la vision « classique » du musée en lui donnant une forme « moderne »,

à la fois plus grande et plus accueillante.

En témoigne la hausse continuelle de leur fréquentation :

pour prendre l'exemple des 30 musées nationaux français,

ils ont accueilli en 1960 5 millions de visiteurs, 6 millions en 1970, plus de 9 millions en 1980 et près de 14 en 1993.

 

Des musées sont créés à Lille, à Grenoble, à Bordeaux, à Lyon, à Saint-Étienne, à Nîmes,

à Nemours (Musée de Préhistoire d'Île-de-France)

ou restaurés (Musée des Beaux-Arts de Nantes, Palais des beaux-arts de Lille, Musée de Grenoble, Musée des Beaux-Arts de Rouen,

ainqi qu'à Lyon, à Douai, à Nancy, etc.).

Ces constructions de nouveaux lieux et ces restaurations provoquent une forte hausse de la fréquentation

(260 000 visiteurs à Grenoble huit mois après son ouverture).

Les nouveaux centres d'art (Le Magasin de Grenoble ou le CAPC de Bordeaux, etc.)

sont des espaces immenses, parfaitement adaptés à l'accueil temporaire des œuvres d’une grande diversité formelle.

À partir des années 1990, la création, la rénovation ou le développement de musées

et, plus généralement, de la filière culturelle accompagnent

la reconversion de certaines régions d'industries anciennes sinistrées

par la crise au cours des années 1970 :

Glasgow au Royaume-Uni (Écosse), Valenciennes, Lille, Roubaix, le Creusot,

musée Guggenheim de Bilbao (Pays basque espagnol), etc.

La rue de Valois redevient ministère de la Culture à part entière, et voit son budget doubler en quelques années,

consacré notamment les grands travaux présidentiels qui font la part belle à la culture pour tous

(Le Grand Louvre, la Très grande bibliothèque, l’Opéra Bastille, la Cité de la musique)

et l’architecture (ministère de Bercy, arche de la Défense).

Sur l’héritage de Jacques Duhamel et Michel Guy, son champ s’élargit aux activités culturelles de loisir, non sans polémique,

à l’image d’Alain Finkielkraut qui y voit une Défaite de la pensée[28].

 

 

Suite !!

 

 

 

 

 

 

 


 

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