Minoen Crète

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La catastrophe de 1450

Vers 1450, les palais sont de nouveaux détruits, ce qui marque le début du déclin de la civilisation minoenne

Pour Tulard, la destruction des palais de Phaistos, Aghia Triada et Tylissos pourrait être le dernier épisode d'une lutte les opposant à Knossos[30]. Mais en 1400, la capitale succombe à son tour pour des raisons mal identifiées. Le palais est pillé et incendié. L'hypothèse du tremblement de terre est de nouveau récurrente[30]'[31]. Evans en voyait la cause dans une révolte de la plèbe minoenne contre une monarchie à tendance militariste[N 4]. Wace quant à lui a suggéré le soulèvement des Crétois contre un dynaste achéen venu du continent[30]. On cite la légende de Thésée comme support de la théorie d'une invasion achéenne venue du continent, la mort du Minotaure symbolisant la destruction de la puissance minoenne par ses ex-vassaux. Mais le déchiffrement des tablettes en argile de Knossos démontra que la langue grecque était déjà la langue officielle à Knossos et que par conséquent le dynaste, au moment où le palais fut détruit était achéen[31].

Si aucune trace d'occupation mycénienne n'a été découverte à Knossos, en revanche, des mégarons de type mycénien furent découverts à Aghia Triada et Tylissos. Des maisons bâties avec soin du début de la période postpalatiale ont été découvertes à Paliokastro, Zakros, Gournia.

Vers 1150, les grands centres mycéniens sont dévastés par des tribus du nord-ouest de la Grèce : Doriens, Locriens, Etoliens, Phocidiens. Vers 1100 la Crète est touchée à son tour. La population minoenne ne disparut pas complètement, elle se mélangea et fut graduellement absorbée linguistiquement par les tribus doriennes. Quelques sites de l'île continuèrent à rester fidèles à la langue minoenne. Ainsi, à Praisos on continua à rédiger des inscriptions pré-helléniques jusqu'au quatrième et troisième siècle avant J.-C.[36].

Culture

Une civilisation palatiale

 Des cavernes du Néolithique...

Il semble que des grottes, comme à Miamou, Eileithyia, Arkalochori, Trapeza et Platyvola dans l'ouest de la Crète sont encore habitées pendant la période prépalatiale. Mais les vestiges d'habitations du minoen ancien découverts à Vassiliki, près d'Hierapetra montrent un important progrès par rapport aux huttes primitives de l'époque néolithique. Ces maisons avaient des murs épais, recouverts de plâtre et régulièrement divisées en chambres séparées[38].

...aux labyrinthes minoens

La civilisation minoenne se caractérise, d'abord par ses palais à l'image de ceux de Cnossos, Phaistos, Malia ou encore de Zakros. De 2000 à 1700 av. J.-C., une première période dite "protopalatiale" voit finalement ses palais être détruits; de 1700 à 1400 av. J.-C., durant une seconde période dite "néopalatiale", sont édifiés de nouveaux palais, plus riches.

 

Les écritures minoennes

Écriture hiéroglyphique

Les Minoens sont les précurseurs de l'écriture dans l'espace géographique de la Mer Égée[39]. Peu avant la fondation des palais crétois vers -2000, on voit apparaitre sur les sceaux crétois des combinaisons de signes qui constituent sûrement une forme d'écriture. Cette écriture est idéographique à l'origine : elle est composée d'idéogrammes, c'est-à-dire des images de d'objets ou de concepts qui étant reconnaissables, étaient dépourvus au début de toute valeur phonétique. Plus tard l'image acquit une signification phonétique et marqua les sons présents dans le mot correspondant[40].

Cette première écriture minoenne est appelée communément hiéroglyphique, terme emprunté aux caractères égyptiens par Evans[39], qui rapprocha les pictogrammes crétois aux hiéroglyphes des périodes pré-dynastique et proto-dynastique[41]. Bien qu'il existe des similitudes entre les signes égyptiens et crétois,

 Des sceaux comportant toujours des inscriptions hiéroglyphiques et datant du minoen moyen ont été retrouvés, et même quelques sceaux ont été découverts dans des bâtiments de Knossos détruits vers -1450[46]. Des versions simplifiées des ces hiéroglyphes, adoptant une écriture linéaire ont aussi été découverts, ainsi que sur des sortes de graffiti sur les murs de Knossos et Aghia Triada, à partir de -1700. Peut-être que, comme en Égypte, une écriture plus simple fut élaborée à l'usage du papyrus et de l'encre; mais les seules inscriptions faites à l'encre connues à ce jour en Crète, on été faites sur des coupes en argile de Knossos (-1600)[46].

Evans catalogua les hiéroglyphes en différentes catégories. Certains sont tirés du royaume animal (chat sauvage, tête de lion, chevreau, bœuf, colombe); d'autres signes représentent des parties du corps humain (yeux, mains, pieds) ou même des silhouette humaines entières. D'autres signes représentent des vases, des outils et autres objets de la vie quotidienne : charrue, lyre, couteau, scie, bateau. On rencontre aussi la double hache, le trône, la flèche et la croix[47]. S'il ne parvient pas à déchiffrer la langue, les hiéroglyphes retrouvés aidèrent cependant Evans à dresser le portrait de la civilisation minoenne[48]. Pour lui, les hiéroglyphes sont des indications sur une communauté mercantile, industrieuse et agricole[46]. Il passe en revue les outils, dont certains sont selon lui d'origine égyptienne et utilisés par les maçons, les charpentiers et les décorateurs des grands palais. Un des symboles permit de découvrir que la lyre à huit cordes était arrivée au même stade de développement qu'on lui connait à la période classique, près de mille ans avant Terpandre. La récurrence du symbole du navire suggère une activité commerciale. Le lingot illustrait selon Evans, un moyen de paiement[46].

Disque de Phaistos (détails

 Certaines séries d'hiéroglyphes qui reviennent régulièrement sur les sceaux ont été attribués à des noms de dieux[47], ou peut-être des titres de prêtres ou de dignitaires[49]'[N 7].

Disque de Phaistos (détails)

L'exemplaire le plus important d'inscription hiéroglyphique crétoise est le disque de Phaistos, découvert en 1903 dans un dépôt dans les appartements nord-est du palais. Une tablette en linéaire A et de la céramique du début de la période néopalatiale furent découverts en compagnie du disque. Les deux surfaces du disque sont couvertes d'hiéroglyphes disposés en spirale, et imprimés dans l'argile pendant qu'elle était encore humide. Les signes forment des groupes, séparés par des lignes verticales, chacun de ces groupes devant représenter un mot. On peut y distinguer quarante-cinq types différents de signes, dont quelques-uns peuvent être identifiés aux hiéroglyphes de la période protopalatiale[49]. Certaines séries d'hiéroglyphes reviennent comme des refrains, suggérant un hymne religieux.

Evans émit l'hypothèse que le disque n'était pas crétois, mais qu'il avait été importé du sud-ouest de l'Asie. Mais la découverte dans la grotte d'Arkalochori d'une double hache inscrite de signes ressemblant à ceux du disque, et une inscription sur une bague en or de Mavro Spilio avec une disposition en spirale conduit à la certitude que le disque de Phaistos est d'origine crétoise crétoise[49].

C'est du système iconographique que proviennent, après certaines modifications, tout d'abord le linéaire A, et par la suite le linéaire B[39].

la bague de Mavro spilio. Il s'agit d'un anneau en or trouvé dans une grotte près de Knossos par Arthur Evans. L'anneau porte une inscription en linéaire A de 19 signes. D'un diamètre de seulement 13 mm, la bague n'était surement pas prévue pour être portée. Comme pour le disque de Phaistos, la spirale a été tracée en premier, avant d'y graver les syllabogrammes.

La hache d'Arkalochori est une hache votive sur laquelle quinze symboles ont été gravés qui font penser à ceux que l'on retrouve sur le disque. Le signe qui présente une tête vue de profil (unicode 5.1) a été associé au signe 2 du disque et le signe du tronc avec rameau (unicode 5.1), au signe 22. Il s'avère que les signes qui y sont gravés ne présentent qu'une ressemblance superficielle avec ceux du disque ; de plus, il est aujourd'hui communément admis qu'ils ne s'agit que de symboles décoratifs et non d'une écriture

Fichier:P1010596 crop.jpg

Description des signes

  • unicode 5.1 (11 occurrences)
     
    Vase des moissonneurs (détails)
    Ce signe représente un homme en train de marcher[34]'[35], voire de courir[36]. L'homme porte un pagne qui arrive au dessus du genou, parfois considéré comme attaché à une ceinture[34]. Aartun pense voir en cet habit, le costume traditionnel des Crétois. Evans pense voir une crête sur le sommet du crâne, figurant un casque empanaché[37]. Les représentations de "piétons" sont courantes en linéaire A: ainsi on les retrouve dans des tablettes du premier palais de Phaistos, dans les couches du XVIIIe siècle av. J.-C.. Des inscriptions analogues ont été découvertes à Aghia Triada, La Canée et Tylissos dans des documents du XVe siècle av. J.-C.. Les individus représentés sont souvent de manière très schématique, et on ne discerne pas le type d'habillement qu'ils portent. Dans les documents où les scribes font un effort de réalisme, les tenues portées ne ressemblent pas à des pagnes mais portent de longues tuniques. Si l'on compare le marcheur du disque avec d'autres oeuvres d'art, comme le vase des moissonneurs d'Aghia Triada, on ne retrouve pas plus le pagne du disque. Sur le vase, les personnages qui suivent le coryphée, lequel est vêtu d'un ample manteau, portent une bande de tissus qui fait le tour de la taille et passe à travers les jambes. ce vêtement ressemble davantage à un slip qu'au pagne du disque. Les autres représentations connues d'hommes dans l'art minoen portent soit un slip du genre du vase des moissonneurs, soit une longue tunique comme on peut le voir sur le Sarcophage d'Aghia Triada[38].

Aghia Triada est un site archéologique minoen au-dessus de la Plaine de la Messara qu'il domine à l'ouest tandis que Phaistos, distant de 4 km, la domine à l'est, en Crète centrale. Le complexe n'était pas un palais à proprement parler, mais plutôt une ville voire une villa royale.

Le site fut détruit puis reconstruit vers 1450 avant J. C. Il fut occupé jusqu'au IIe siècle av. J.-C.. Une villa romaine fut ensuite installée sur le site. Puis, à l'époque vénitienne, un village maintenant déserté en occupa l'emplacement. le site comprend une ville et un « palais » miniature, un réseau d'égouts et des tombes à tholos.

Le site fut fouillé au début du XXe siècle par la Scuola Archeologica Italiana di Atene, dirigée par Federico Halbherr and Luigi Pernier. Ils découvrirent un sarcophage décoré de scènes de la vie quotidienne. Le site a aussi livré des tablettes en Linéaire A

qu'à la mode minoenne, pourrait constituer un élément en faveur de l'association du disque à la culture mycénienne[39]'[N 6]

Sarcophage d'Aghia Triada

Vue d'une des faces du sarcophage, dessin de M.Collignon in La Gazette des Beaux-Arts, 1909.

Le sarcophage d'Aghia Triada est un sarcophage minoen découvert en 1903 sur le site archéologique d'Aghia Triada. Datant du XIVe siècle av. J.-C., période de la présence mycénienne en Crète[1], il fut découvert dans une chambre funéraire, ou plutôt un petit bâtiment ayant servi de tombe. Unique par les matériaux, l'iconographie, les éléments narratifs, la technique et le style utilisés, le sarcophage d'Aghia Triada fournit un témoignage précieux sur les cérémonies religieuses et les rites funéraires minoens[2]. Considéré comme un des exemples les plus connus de l'art égéen[1], il est conservé au Musée archéologique d'Héraklion.

 

Religion minoenne

Fidèles apportant des offrandes, sarcophage d'Aghia Triada, époque néopalatiale, musée archéologique d'Héraklion

La religion minoenne correspond aux cultes pratiqués en Crète, par la civilisation minoenne. La religion minoenne est une religion tournée vers la nature et le culte de la végétation. Cela se remarque particulièrement au travers de dieux et de déesses qui meurent et renaissent chaque année, et par l'utilisation de symboles tels que le taureau (ou les cornes de taureau), le serpent, les colombes. La religion minoenne, bien qu'elle disparaisse avec l'arrivée des Achéens puis des Doriens en Grèce puis en Crète a néanmoins laissé sa trace dans les mythes et le panthéon de la Grèce classique.

Fichier:AMI - Sarg von Agia Triada 2.jpg

Achéens

Combat des Achéens contre les Amazones.Musée Pio-Clementino

Le nom Achéens (en grec ancien Ἀχαιοί / Akhaioí) peut faire référence, en fonction du contexte, à plusieurs notions :

  • dans les épopées homériques, le terme désigne l'ensemble des Grecs rassemblés devant Troie, dirigés par les rois Ménélas et Agamemnon. Les autres noms utilisés sont « Danéens » ou « Argiens ».

Leurs centres principaux sont les cités d'Argos, Tirynthe, Pylos mais surtout Mycènes, d'où l'association à la civilisation mycénienne (période qui va du XVIIe au XIIe siècle av. J.-C. environ). L'identification de la civilisation mycénienne aux Achéens de l'épopée n'est cependant qu'en partie pertinente.

Selon certains spécialistes, le terme hittite Ahhiyawa mentionné dans des chroniques se référerait aux Achéens de la tradition homérique.

Ils peuplaient une région montagneuse appelée Achaïe, au nord-ouest de l'Argolide, abritant des cités comme Sicyone, Patras, Erymanthe et plus au sud, Elis et Olympie, ainsi qu'une région du sud de la Thessalie.

Hellen

Dans la mythologie grecque, Hellen (en grec ancien Ἕλλην / Héllên) est le fils de Zeus et Dorippé (ou selon d'autres versions de Deucalion et Pyrrha[1]). Roi de Phthie, en Thessalie, il est le héros éponyme des Hellènes, nom que se donnent les Grecs[2]. Son nom est également donné à la Grèce continentale, l'Hellade (Ἑλλάς / Hellás), terme qui recouvrira ensuite la Grèce entière.

Époux de la nymphe Orséis, il en a trois fils, Éole, Doros et Xouthos[2]. Éole (qui ne doit pas être confondu avec le maître des Vents) deviendra l'ancêtre mythique des Éoliens, et Doros celui des Doriens[2]. Enfin, Xouthos aura deux enfants, Achaïos et Ion, ancêtres des Achéens et des Ioniens[2].

     

Corinthe

Corinthe[1] (en grec ancien et en grec moderne Κόρινθος / Kórinthos) était l'une des plus importantes cités de la Grèce antique, située dans les terres au pied de son acropole, l'Acrocorinthe. Elle abritait autrefois un célèbre temple d'Aphrodite.

Histoire

Antiquité

Son nom vient de Pélops, fils du roi de Lydie, Tantale. Il a également été appelé Apia (Ἆπια / Ápia, d'Apis, roi d'Argos) ou Argos (principale puissance de l'époque) par Homère. Dans l'antiquité classique, il est divisé entre plusieurs cités dont les principales sont Sparte, Argos et Corinthe. Le centre de la péninsule est constitué par l'Arcadie. Dans le nord-ouest, le sanctuaire d'Olympie est un des plus importants de la Grèce, tandis qu'à l'est on trouve les sanctuaires d'Épidaure et de Némée.

Le Péloponnèse occupe une place relativement mineure pendant la période romaine, où il forme la province d'Achaïe. Corinthe, capitale de la province, est alors la principale ville de Grèce.

Après l'effondrement de l'Empire romain d'Orient dans les Balkans à la fin du VIe siècle, le Péloponnèse est occupé par des tribus slaves et se retrouve profondément slavisé. Seuls quelques points d'appui côtiers comme Corinthe ou Nauplie restent aux mains des Byzantins. La péninsule est reconquise par Byzance à partir du milieu du VIIIe siècle : cette reconquête s'accompagne alors d'une rechristianisation et d'une "réhellénisation". 

    • unicode 5.1 (19 occurrences) Ce signe est le plus utilisé du disque, mais aussi le plus controversé[35]. Pernier Evans ou Godart parlent d'un casque à plumes[37]'[40]. La crête, qui repose directement sur un crane rasé ne semble pas appartenir à un casque selon Dettmer et Davaras et pourrait représenter une coiffure. Déjà Evans soulignait que des individus portant un couvre-chef de ce genre sont représentés sur les parois du temple funéraire de Ramsès III à Medinet Habou.

Une inscription du temple de Medinet Habou, près de Louxor parle de Peuples de la mer, qui font partie au XIIIe siècle av. J.-C. d'un ensemble de mouvements de population qui changent radicalement la physionomie de toute la région. Les Peuples de la mer sèment la terreur et la destruction dans une vaste zone géographique qui comprend l'Anatolie, les côtes syro-palestiniennes, l'Egypte, Chypre. Les peuples de la mer sont des personnages qui, pour les égyptiens, venaient du nord, de peuples hétéroclites.

Suite !!

 

 

 

 

 

 

 

 

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