Apothéose ROME ANTIQUE RITE FUNERAIRE SENAT ROMAIN, JULES CESAR, CONSTANTIN 1er

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Apoth%C3%A9ose

Le terme d'apothéose renvoie au thème de la divinité et reçoit deux acceptions principales: l'une liée à la civilisation romaine, et l'autre, son prolongement, dans le domaine de l'histoire de l'art.

Apothéose antique

L'apothéose dans la Rome antique était le rite funéraire le plus honorifique, qui élevait le défunt au rang des dieux. Elle se marquait par le lâcher d'un aigle depuis le bûcher funèbre, qui accompagnait l'âme du défunt vers le séjour céleste des dieux. Le défunt recevait alors le qualificatif de divinus (divin). Jules César fut le premier à recevoir l'apothéose, sur décision du Sénat romain. Le Sénat décida l'apothéose pour la plupart de ses successeurs, y compris pour Constantin Ier et Constance II.

Thème artistique

L'apothéose en histoire de l'art désigne un thème iconographique (utilisé dans la sculpture autant que dans la peinture) visant à représenter la réception d'un personnage principal parmi les dieux, au domaine des cieux ou avec le panthéon de sa civilisation.

C'est la glorification suprême pour le sujet du tableau. Mise en scène orchestrée du pouvoir, le Palazzo Vecchio de Florence présente une impressionnante apothéose de son souverain, le Grand Duc de Médicis, dans la salle des cinq-cent, parmi le plafond à caissons ; le tondo central le représente en majesté avec tous les blasons des cités conquises, et les palets d'héraldique de la famille Médicis; un ange lui porte son sceptre, et un autre lui place une couronne au-dessus de la tête.

Le tondo du Palazzo Vecchio de Florence, au centre du plafond de la salle d'apparat

Le visiteur doit lever la tête au ciel pour voir cette peinture plus de huit mètres au-dessus de lui : c'est l'apothéose.

Les Sforza, rendus maîtres de Milan aux dépens des Visconti, voulurent également inscrire leur majesté avec une statue équestre rappelant la geste d'Alexandre le Grand ; ils firent appel à Léonard, qui mit sur plans la statue. Cette dernière ne fut par contre jamais fondue.

Fonction

Bien que cette pratique puisse paraître ridicule lorsqu'elle est évaluée selon les critères usuels de notre époque contemporaine, nous pouvons remarquer que cette apothéose est également un moyen de glorifier les puissants ; cette démarche artistique perpétue, par l'association entre le pouvoir, la classe politique, et la religion, le credo selon lequel les dirigeants auraient une essence divine ou une inspiration émanant d'un arrière-monde. Ce rite se trouve être en continuité directe de l'époque romaine, comme l'explique le premier paragraphe.

 

 http://fr.wikipedia.org/wiki/Rome_antique

 La partie orientale de l'Empire, gouvernée à partir de Constantinople, incluant la Grèce, l'Anatolie, la Syrie et l'Égypte, survit à cette crise, et malgré la perte de la Syrie et de l'Égypte au profit de l'empire arabo-islamique naissant, renaît et vit tout un autre millénaire, jusqu'à ce qu'elle soit finalement détruite par l'empire ottoman. Cet empire médiéval et chrétien, appelé « Empire romain » par ses habitants, mais que les historiens dénomment généralement « Empire byzantin », est à bien des égards héritier de l'Empire romain.

La civilisation romaine est souvent regroupée dans l'Antiquité classique avec la Grèce antique, une civilisation qui a inspiré une grande partie de la culture de la Rome antique. Outre le modèle de pouvoir qu'elle a créé et légué, et dont on ne compte plus les princes qui ont voulu l'imiter ou s'en sont inspirés, la Rome antique a contribué grandement à l'élaboration du droit, des constitutions et des lois, de la guerre, de l'art et la littérature, de l'architecture et la technologie et des langues dans le monde occidental, et son histoire continue d'avoir une influence majeure sur le monde d'aujourd'hui.

La naissance de Rome est évoquée dans des récits légendaires racontés par Virgile, Tite-Live et Denys d'Halicarnasse, entre autres. Dans l’Énéide, long poème à la gloire de l'empereur Auguste, Virgile raconte les aventures du troyen Énée, fils de Vénus. Celui-ci parvient à s'enfuir de Troie quand celle-ci est saccagée par les Achéens avec son fils Ascagne (ou Iule), un groupe de Troyens et en portant son père Anchise sur ses épaules. Après de nombreuses aventures et des amours contrariées avec Didon, la reine de Carthage, il débarque dans le Latium où il fonde la ville de Lavinium. Son fils Ascagne fonde Albe-la-Longue. Cette légende permet de donner à Jules César et son héritier Auguste une origine divine puisqu'ils se présentent comme les descendants d'Ascagne[3],[4],[5].

La louve capitoline (selon la légende, Rome est fondée par Romulus et Rémus, qui, dans leur enfance, auraient été nourris par une louve).

Après Ascagne, douze rois se succèdent à Albe. Le treizième, Numitor, est détrôné par son frère Amulius. Pour écarter tout futur rival, celui-ci fait de sa nièce, Rhéa Silvia, une vestale, c'est-à-dire une prêtresse de Vesta ayant l'obligation de rester vierge. Mais le dieu Mars tombe amoureux d'elle et de leur union naissent des jumeaux, Romulus et Rémus. La jeune vestale est emmurée vivante et ses fils sont exposés sur le Tibre (selon Denys d'Halicarnasse de nombreuses versions existent, tout aussi bien sur le viol que sur la peine infligée). Ils sont d'abord recueillis par une louve qui les allaite puis par un couple de bergers qui les élève[6],[7].

Devenus adultes, ils restaurent le trône de leur grand-père Numitor et décident de fonder une nouvelle ville. Ils s'en remettent aux auspices pour savoir lequel d'entre eux régnera sur la ville, mais une dispute éclate entre les deux frères. Au cours de la bagarre, Romulus tue Rémus. Cette légende prend sa forme définitive à la fin du IVe siècle av. J.-C. Selon la tradition, la fondation de Rome remonte à 753 av. J.-C. Les Romains comptent les années à partir de la date supposée de la naissance de leur cité (Ab Urbe condita)[8],[9].

Archéologie

Les recherches archéologiques ont permis de trouver sur le mont Palatin, des cabanes de bergers datant du milieu de VIIIe siècle av. J.-C., ce qui correspond à la date légendaire de la naissance de Rome. Les vestiges trouvés montrent qu'à partir de ce moment, la cité connaît un développement continu[10].

 http://fr.wikipedia.org/wiki/Mont_Palatin

 Il faut également noter l'existence dans la mythologie romaine d'une autre légende citée par Tite-Live[2] selon laquelle le nom de la colline trouverait son origine dans une ville baptisée Pallantium qui aurait été fondée sur celle-ci par le roi Évandre, venu d'Arcadie en Grèce, et serait donc à l'origine de la ville de Rome. Une étymologie moderne propose une influence moins légendaire en rapprochant le mot Palatum du mot étrusque falad, désignant le ciel[3]

 

Les empereurs de Rome bâtissent les uns après les autres leurs palais sur le mont Palatin.

Octavien après son retour de Sicile en 36 av. J.-C. achète plusieurs maisons sur le Palatin, dont celle d'Hortensius et une autre dite maison de Livie, les aménage pour un usage en partie public en partie privé, et construit à proximité et par dessus d'anciennes maisons un temple à Apollon, identifié à tort par les fouilleurs comme temple de Jupiter Vainqueur. Ces édifices ont été fouillés au XIXe et au XXe siècle, révélant des restes de peinture de grande qualité du second style pompéien[9].

 http://home.base.be/vt619664/Infos/Olivier.htm

L’olivier avait aussi un rôle important dans la vie même d’Athènes. Selon la tradition, la lutte qui opposa le dieu Poséidon à la déesse Athéna pour déterminer le nom de la ville, vit la victoire de la déesse qui offrit un olivier, symbole de paix, progrès et force tandis que Poséidon faisait jaillir une source d’eau en frappant le sol avec son trident. Les habitants donnèrent à leur ville le nom de la déesse Athéna en signe de reconnaissance. Les athéniens sur leurs monnaies représentèrent la déesse Athéna coiffée de son casque orné d’une couronne d’olivier et à ses côtés une amphore d’huile ou une branche d’olivier ce qui prouve l’importance que les athéniens attachaient à l’olivier. La statue chryséléphantine de Zeus abritée dans le temple à Olympie et réalisée par Phidias, était aussi coiffée d’une couronne d’olivier.

Sur l’Acropole se trouvait l’olivier sacré offert par Athéna aux grecs et à l’Académie se trouvaient les douze oliviers sacrés, moriai, et l’olivier sacré donnant l’huile offerte aux vainqueurs des Jeux Panathinaïques. En 480 av. J.-C. quand les Perses envahirent Athènes, ils brûlèrent l’olivier sacré, fait qui apparût aux athéniens comme un mauvais présage. La tristesse fit place à la joie quand le jour suivant des branches avaient de nouveau surgi sur l’arbre brûlé.

 http://fr.wikipedia.org/wiki/Panath%C3%A9n%C3%A9es

Les panathénées (en grec ancien Παναθήναια / Panatếnaia) étaient des festivitées religieuses et sociales se tenant tous les ans à Athènes en l’honneur de la naissance de la déesse Athéna, déesse poliade (protectrice de la cité) d'Athènes. Tous les quatre ans avaient lieu les Grandes Panathénées, qui brillaient d'un éclat particulier. C'était le plus ancien et le plus important des événements religieux de la cité .

La panathénée était annuelle et avait lieu du 23 au 30 du mois d’hécatombéon — premier mois de l’année attique, équivalent à la deuxième moitié de notre mois de juillet actuel. Selon la tradition, elle est fondée par le roi mythique Érichthonios en l'honneur d'Athéna Polias, Thésée lui donnant son nom de « Panathénée » lors du synœcisme. Tous les quatre ans se tenaient également les grandes panathénées, qui comprenaient des jeux panathénaïques et qui étaient de trois ou quatre jours plus longues. Ces jeux étaient les plus prestigieux pour les citoyens d’Athènes mais ils n'étaient pas aussi importants que les jeux olympiques ou les autres jeux panhelléniques.

 Les vainqueurs sportifs étaient récompensés par une couronne d’olivier venant des oliviers sacrés d’Athéna, ainsi que des amphores d’huile d'olive, de même provenance. Ces vases, appelés « panathénaïques », ont été retrouvés en grand nombre en Grèce, en Sicile et en Italie. Ils comportent d’un côté une représentation d’Athéna, de l’autre une illustration de l’épreuve dans laquelle s’était illustré le vainqueur. Les vainqueurs dans le domaine artistique remportaient, eux, une couronne d'or. La tribu dont la trière avait remporté la course gagnait une somme d’or, dont une partie était consacrée à un sacrifice à Poséidon. Les épreuves et concours étaient supervisés par des magistrats spéciaux élus tous les quatre ans, les athlotètes (ἀθλοθέται).

 

La procession du péplos

Un homme barbu, probablement l'archonte-roi, reçoit le péplos sacré des mains d'un enfant, frise Est du Parthénon, v. 447433 av. J.-C., British Museum

Le point culminant des grandes panathénées était atteint le jour anniversaire de la déesse, le 28 du mois, quand la cité offrait à Athéna un péplos, vêtement tissé pendant l'année par les Ergastines, et teint au safran des Indes (le curcuma actuel). Le vêtement était porté en grande pompe dans toute la cité, puis ornait une statue d'Athéna poliade (en grec Πολιάς / Poliás, « protectrice de la cité ») sur l'Acropole.

La procession comprenait des prêtres et des jeunes filles (les canéphores) portant les outils du sacrifice, des vieillards portant des rameaux d’olivier et des jeunes gens en armure de hoplite, les anciens vainqueurs des jeux, des ambassades des colonies athéniennes (et au Ve siècle av. J.-C., des cités de la ligue de Délos), etc. La participation à cette procession était un grand honneur et était l’apanage des grandes familles. Au VIe siècle av. J.-C., le fait d'avoir empêché la sœur d’Harmodius d’être canéphore déclencha un complot contre les Pisistratides et l’assassinat d'Hipparque. Les métèques aussi participaient à la cérémonie, mais derrière les citoyens. Pour la panathénée annuelle, la procession avait moins de faste et d'ampleur.

La plus célèbre représentation de cette procession figure sur la frise du Parthénon, longue de 160 mètres, et qui compte 360 personnages, dont 143 cavaliers, et 220 animaux. L'ensemble, soigneusement composé, nous montre sur la partie occidentale les préparatifs du défilé, lequel est représenté sur les parties nord et sud, tandis que l’assemblée des dieux se tient sur la dernière partie.

Il y avait également un grand sacrifice (boeufs égorgés), en l'honneur d' Athéna et la viande des animaux sacrifiés était mangée lors d’un énorme banquet pour la clôture du festival.

 

 Suite !!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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